08 novembre 2009
Demain Conseil Municipal !!!
Aujourd’hui, nous sommes le 9 novembre 2009, nous commémorons les 20 ans de la Chute du Mur de Berlin. Donc nous fêtons la chute d’un totalitarisme et l’accès à la démocratie de tous les citoyens allemands.
Pour moi, c’est un beau souvenir… qui m’émeut encore plus aujourd’hui car cet espoir s’est concrétisé.
Il y a 20 ans, j’étais étudiante et l’un de mes colocataires était B et lié à un des élus de l’époque, donc j’entendais parler du système qui n’était pas encore à son apogée.
Je me suis engagée dans la bataille électorale, j’ai donné beaucoup. Je suis certainement l’une des rares personnes qui pourraient dire exactement qui a réellement travaillé pour l’équipe B.N.V..
Pendant la campagne, je n’étais pas d’accord sur tout avec OG et même assez sceptique sur ses éventuelles capacités. Mais parfois, il faut oser faire confiance à un groupe si on veut faire changer le système politico-mafieux.
Ma déception fut énorme !
Que l’on ne m’ait pas attribué le poste qui m’avait été attribué dans les accords. Cela ne me dérange pas du tout.
Qu’on ne me l’ait pas attribué parce que je bossais trop et dans le seul intérêt d’une équipe et donc le respect des Béthunois qui nous ont permis de battre l’équipe précédente, c’est tout de même très gênant.
Et enfin qu’on ait confié ce poste à quelqu’un qui n’a aucune qualité pour exercer cette mission (n’est ce pas d’ailleurs sa seule qualité) est autre chose.
Et en tant que contribuable Béthunoise, je ne peux l’accepter.
J’ai toutefois pris en charge les délégations qui m’ont été confiées par Monsieur le Maire. Parce qu’il aurait été un peu facile de jouer les Ponce Pilate.
J’avoue qu’il m’a confié des domaines qui me correspondaient parfaitement et d’ailleurs Monsieur Le Maire n’était nullement obligé de me confier quoi que ce soit, je n’étais pas de sa liste. A chaque fois qu’on m’a demandé d’aller réparer les bêtises de certains élus, j’y suis allée. Et j’apprécie ce que je fais.
Mais depuis 18 mois, on m’a promis des conditions correctes pour exercer mon engagement. J’ai patienté. J’ai accepté de perdre une partie de mes revenues en diminuant mon temps de travail pour pouvoir exercer correctement mon mandat. Mes indemnités de Conseiller Municipal Délégué n’ont même pas comblé la moitié de ma perte de salaire. Mais le bénévolat j’en ai déjà fait et pourquoi pas ? Si c’est pour permettre à d’autres de pouvoir bénéficier du système dont j’ai moi même bénéficié.
Toutefois la bonne volonté a ses limites quand systématiquement on fait tout pour vous empêcher d’exercer correctement votre mission.
J’ai souvent souris quand j’entendais les critiques de l’opposition qui parlaient des indemnités des élus, en l’occurrence du fait que les adjoints et le maire avaient bénéficiaient du fait que notre ville touchait la DSU et donc pouvait prétendre aux indemnités de la strate supérieure. En effet le fait de bénéficier de la DSU et donc de la Politique de la Ville demande beaucoup de travail à un élu. Je sais de quoi je parle !
Je rappelle que je suis chargée de la Politique de la Ville et du PRE.
Pour l’opposition, il me semble avoir lu récemment que vous aussi, vous aviez également souhaité bénéficier de cet avantage lorsque vous étiez majoritaire.
Après ce petit rappel, afin de permettre à tous de comprendre à minima ce que je vais vous dire maintenant.
Je suis particulièrement dégoutée de tout ce dont j’ai été témoin ces derniers mois.
Vous avez réussi à me faire perdre ma foi en la bonté naturelle de l’être humain.
Vos querelles de cours de maternelle montrent à quel point vous ne connaissez pas les béthunois et ce qu’ils vivent au quotidien.
Que vous ayez besoin de reconnaissance, je peux le comprendre mais cette reconnaissance vous n’avez pas le droit de la voler, la reconnaissance arrive naturellement quand on travaille dans le respect de l’autre.
Je sais que je suis une utopiste, mais je préfère souffrir de ne pouvoir offrir ce que j’aimerais tant partager plutôt que d’être comblée matériellement de ne pouvoir me regarder dans un miroir.
J’ai donné beaucoup d’énergie et de temps à cette ville, cela m’a couté aussi financièrement. J’ai la reconnaissance de ceux que je respecte. J’ai pris beaucoup de plaisir à travailler avec les agents de la ville, tous les partenaires et j’ai eu la chance de découvrir beaucoup de béthunois.
Malheureusement, je ne peux continuer à remplir ma mission sans avoir des conditions décentes pour exercer mon mandat et surtout je ne souhaite pas m’associer et couvrir des gens dont je doute non seulement des capacités mais surtout des valeurs éthiques.
Ma procuration a té donné à Monsieur H. et je lui demande de voter pour moi.
Je vais donc vous laisser à vos querelles et aller partager la joie de ceux qui fêtent le retour à la démocratie.
09 août 2009
Enfin une réponse des causes du célibat !
Je pensais avoir zappé sur l'émission culte : Strip Tease... mais non puisque cela fait 3 semaines que je tombe sur les aventures pathétiques du même guguss... JB !
JB jeune quinqua, célibataire qui se prend pour George Clooney sans le charme et la plastique...
Donc JB est l'explication du nombre important de femmes célibataires en France ! Comment pourrait-on accepter de partager un moment avec un tel goujat ?
Nous avons vu JB en Russie dans les agences de filles qui veulent passer à tout prix à l'Ouest mais même là, il s'est fait rembarré...
La semaine dernière JB dans les soirées pour célibataire à Paris.
Et cette semaine JB dans un club en Tunisie !
Il semble qu'il y ait encore d'autres épisodes à cette série sociologique, désespérante sur le mâle !
Donc je vous conseille France 3, le dimanche soir vers 22h !
JB... je parierais plutôt pour Jean Bernard et non Jean Baptiste (beaucoup trop classe !!!).
Résumé trouvé chez : "Ladies Room"
Mardi soir, si vous étiez devant la télé, vous avez dû tomber sur JB. JB est français et il recherche l’amour. Mais pas en France, non ! Il en a soupé des françaises, ces femmes trop sophistiquées, trop indépendantes qui ne pensent qu’à l’argent. C’est décidé, il va aller chercher son âme soeur en Russie.
Il
s’inscrit d’abord dans une agence matrimoniale franco-russe qui lui
envoie des petites fiches sur de potentielles prétendantes. Il doit
choisir ses préférées avant son départ prochain pour Rostov. Il veut
des blondes. D’ailleurs, il a aussi d’autres critères. En fait, sa
femme idéale est une femme d’intérieur, qui aime les animaux (il a
trois chiens et deux furets) et elle doit être belle mais pas trop.
C’est vrai, pour JB, ramener une femme trop belle à la maison c’est
prendre le risque de se la faire “taxer” par un autre. Il en veut une
juste jolie.
Il part donc pour cinq jours à Rostov le coeur léger bien décidé à trouver la perle rare. Dès son arrivée, les entrevues commencent. La première ? Trop tristoune. La seconde ? Faut voir. La troisième ? Trop belle, ce serait trop stressant ! JB avoue au fil des rendez-vous sa vision (idéaliste ou plutôt complètement ignare) de la femme russe : une femme aux valeurs familiales avant tout qui sait s’occuper de son foyer. Son interprète a un petit sourire en coin à la traduction et une des filles lui demande même d’où il tient ses informations tellement elle tombe des nues. En effet, en plus d’être une grande gueule, JB est aussi un grand naïf.
Puis, JB rencontre Inna, une petite brune de 26 ans bien faite avec un joli petit minois. Il tombe sous le charme malgré ses cheveux bruns. Il lui fait le grand jeu, lui paye le resto, du Chanel n°5. Bref, un vrai séducteur. Elle semble conquise. Mais il veut en savoir plus. Lui est amoureux mais elle lui fait l’affront de ne pas lui dire qu’elle l’aime (merde, au bout de trois jours, elle exagère !) alors il se pose des questions. Il lui pose un ultimatum, la fait fuir du restaurant et énerve sa traductrice, tout ça dans la même soirée. Mais elle finit par lui revenir, un bouquet de (cinq) roses aidant.
De son côté, on sent bien qu’Inna flaire le pigeon. A son deuxième séjour, elle entraîne JB dans les boutiques de lingerie. JB fait péter la carte bleue. Au bout du compte, JB arrive même à refiler son pote Régis (pas vraiment un play-boy si vous voyez ce que je veux dire) à l’amie d’Inna, Katia (23 ans), qui s’empresse de se faire payer des bottes à 300 €. Pas folle la Katia !
JB n’y va pas de main morte pour séduire sa belle. Il va même jusqu’à faire monter une demi-bouteille de champagne dans sa chambre d’hôtel au cas où la belle accepte de passer la nuit. Un prince, j’vous dis ! Ce sera quand même peine perdue car à la fin du documentaire, cette chère Inna ne donne plus signe de vie. Elle a sans doute été refroidie par la manie de JB d’emprunter des calculatrices dans les magasins pour convertir les prix en euros puis en francs. C’est pas très classe et en Russie cela ne se fait pas de discuter du prix des “cadeaux” devant les femmes. Leur histoire se conclut donc par une lettre de rupture.
Finalement, on ressent comme un malaise en suivant les péripéties de ce quadragénaire que l’on n’arrive pas à trouver attachant. JB nous énerve. Ce qui dérange c’est sa vision des femmes qu’il considère comme des petites choses dociles servant à meubler sa vie qui ressemble fort à un désert affectif. Il veut être sûr de garder la sienne. Etrangère, sa dulcinée catapultée dans un autre pays, ne dépendra que de lui seul pour vivre.
Cependant, je ne juge pas les femmes russes qui s’inscrivent dans ces agences dans l’espoir d’y trouver une vie meilleure pour elles et quelquefois, leurs enfants. Elle rêvent de la France et quel moyen plus sûr que le mariage pour espérer s’envoler vers leur eldorado. De là à dire qu’elles trouveront le bonheur, rien n’est moins sûr.
JB à la recherche de l’amour, France 3
deuxième partie mardi 12 août à 20h50
A 43 ans, Jean-Baptiste, que tout le monde surnomme JB, est célibataire depuis près de quinze ans. Il vit seul dans un pavillon, entouré de ses trois chiens et d'un couple de furets. Mais il a décidé de trouver la femme de ses rêves. Arrivé à la conclusion que les Françaises sont infidèles, superficielles et intéressées, il est persuadé que seule la Russie lui permettra de rencontrer l'amour. Inscrit dans une agence matrimoniale franco-russe, JB se rend à Rostov pour y rencontrer une vingtaine de jeunes femmes. Il tombe sous le charme d'Ina, une Russe de 25 ans, en étant persuadé qu'elle est la femme de sa vie. Il organise rapidement son arrivée en France.
A l'origine proposé en 2 parties, ce docu-réalité de Gilles de Maistre est proposé en version allongée dès le 14 juillet 2009 à 22h05 sur France 3. Cette fois-ci, JB à la recherche de l'amour dure 6x52' ! Que du plaisir.
Ce documentaire nous plonge dans la vie du truculent et hâbleur JB qui essayera tout pour trouver sa moitié ! Un an après la diffusion de JB à la recherche de l'amour, Télé7 a retrouvé JB, découvrez son interview pour savoir enfin si il a trouvé l'amour !
JB à la recherche de l'amour
6x52 minutes
Diffusé chaque mardi à 22h05 sur France 3
A Partir du 14 juillet 2009
France 3 - 03h00
JB à la recherche de l'amour
Durée : 50 minutes
Sous-titrage malentendant (Antiope).
Stéréo
En 16:9
Le sujet
La quête de l'amour par un célibataire de 40 ans, inscrit dans une agence matrimoniale franco-russe et parti à la recherche d'une beauté slave.
A 43 ans, Jean-Baptiste, que tout le monde surnomme JB, est célibataire depuis près de quinze ans. Il vit seul dans un pavillon, entouré de ses trois chiens et d'un couple de furets. Mais il a décidé de trouver la femme de ses rêves. Arrivé à la conclusion que les Françaises sont infidèles, superficielles et intéressées, il est persuadé que seule la Russie lui permettra de rencontrer l'amour. Inscrit dans une agence matrimoniale franco-russe, JB se rend à Rostov pour y rencontrer une vingtaine de jeunes femmes. Il tombe sous le charme d'Ina, une Russe de 25 ans, en étant persuadé qu'elle est la femme de sa vie. Il organise rapidement son arrivée en France.
La critique
Jean-Baptiste, alias «JB», 43 ans, divorcé depuis quinze ans, en a
marre d'être célibataire. La faute aux «Françaises», devenues «inabordables», «trop sophistiquées».
Alors, pour dégoter la godiche parfaite, JB décide de s'inscrire dans
une agence matrimoniale franco-russe. Le responsable lui assure que les
femmes russes ont, elles, des «valeurs morales et familiales».
On ne sait trop d'où il tient cette info dans un pays où les babouchkas
de ces demoiselles ne concevaient déjà pas de ne pas travailler;
qu'importe, l'homme, en bon commercial, a compris à quel borné il avait
à faire, et voilà notre JB, petit coq fier de ses prérogatives mâles -
et financières - qui file pour cinq jours à Rostov rencontrer une
trentaine de femmes.
Sur catalogue, c'est formidable. Il y a Olga, qui réunit «les critères intellectuels et physiques qui correspondent à mon cahier des charges», Elena, «la moins belle des plus belles» mais qui «a les yeux tristes», il y en a une qui est trop jolie - «On va me la piquer» -, enfin, il y a Ina, 26 ans, une brune pétillante «qui a eu tous les malheurs du monde»
et l'attendrit. Et d'offrir un parfum français et, elle, de jurer, via
la traductrice, qu'elle s'entend très bien avec les Balance, le signe
de JB, qui ne balance pas : ce sera Ina. Et de l'embrasser, de
s'exhiber, puis de s'impatienter. Elle ne lui dit pas les «je t'aime»
de rigueur. D'accord, ils n'ont eu que six heures de tête-à-tête, mais
demain il repart. Faudrait veiller à être plus expansive. Et de
proposer un câlin. Ina semble perdue. Envolée, l'illusion de l'homme
romantique français... JB menace de tout arrêter. Il obtiendra sa nuit
«d'amour». Il repart en France amoureux. Revient à Rostov, aussi fat,
aussi possessif. Elle ne donnera pas suite. Pauvre JB : il est tombé
sur une Russe «pas sérieuse», lui qui est «d'équerre» et n'a «rien à se rapprocher». Il faut voir ce que tout cela lui a coûté !
Cette rediffusion laisse la même vague sensation d'écoeurement qu'à la première vision.
22 juin 2009
Désabusée !
Serais-je vraiment trop utopiste ?
Est-ce que je vis sur une autre planète ?
J'en ai parfois l'impression... Depuis plus de 15 mois, je fais du bénévolat dans une mairie puisque que je suis élue, en charge de la Politique de la Ville et du DRE d'une ville de 30 000 habitants et pourtant je n'ai que 180 euros d'indemnités alors que d'autres ont 1800 euros d'indemnités ! Pour remplir ma mission, j'ai du faire le choix de réduire mon activités professionnelles. Mon salaire est donc amputé de 500 euros un peu plus de 20%. Donc je perds minimum 320 euros de revenus par mois avec un emploi du temps plus que chargé puisque je rentre rarement avant 21h et les WE, il y a les obligations pour les photos...
Eh bien depuis un an, le maire me dit que ma situation va être régularisée puisque plusieurs adjoints sont totalement incompétents, pas de leur fait, ils n'ont tout simplement pas les capacités intellectuelles...
Donc en plus de mes délégations, je dois aussi récupérer les "bêtises" de quelques adjoints...
J'ai aussi un nombre de représentations dans des Conseils d'Administration assez conséquent...
Je suis actuellement épuisée... ayant du mal à tout gérer et particulièrement mes finances, mais j'ai au moins le bonheur de pouvoir me regarder dans une glace sans avoir à rougir !
Mais là, il y a du remaniement et je constate qu'on va de nouveau nommer des personnes incompétentes parce que...
A quel moment pense-t-on aux adaministrés et à leurs intérêts ?
02 juin 2009
Vol AF 447
Les média et les politiques sont heureux de vous annoncer le crash d'un Airbus d'Air France !
Eh oui depuis deux jours on nous parle de la disparition de cet avion. Certes cet accident est triste pour les familles et les proches des passagers et des personnels d'Air France.
Mais est-ce une raison pour en faire autant ?
Les 5000 morts annuels sur les routes sont-ils moins importants que les 75 français présents dans cet avion ?
N'avez vous pas l'impression qu'ils en font un peu trop ?
Dans le Soir3, on nous a montré une famille qui avait du mal à annoncer la mort d'un couple à leur deux enfants ?
Cette famille aurait-elle été moins en difficulté si ce couple était mort dans un accident de voiture ? Je ne pense pas...
Famille qui ne sait pas comment annoncer cette triste nouvelle aux enfants ?
Famille qui hurle parce que l'Etat ne lui vient pas en aide ?
Et qui s'expose devant les caméras ?
Ses deux enfants devront-ils hurler une souffrance parce que cela se fait ?
Hurler à l'absence de cellule de crise dans leur village ?
Ne doit pas faire preuve de bon sens dans ces cas là ?
Pourquoi les familles et les enfants ne seraient-ils pas capables de gérer ce deuil ?
Pourquoi ne devraient-ils pas souffrir ?
Sans cette souffrance pourront-ils accepter cette perte ?
Je trouve absurde les soi-disants cellules de crise...
Pourquoi refuse-t-on aux êtres leur droit à souffrir ?
Ces cellules de crise ne sont-elles pas là pour tenter de palier à nos égoïsmes ?
Et ces moyens déployés...
Actuellement plusieurs satellites nous filment et ces mêmes satellites oublient de filmer les catastrophes ?
J'avoue avoir du mal à comprendre ce manque de coopération internationale ?
24 février 2009
LE MANIFESTE DE GOLIAS
LE MANIFESTE DE GOLIAS : POUR LE CONCILE, CONTRE L’INTEGRISME
La décision de Benoît XVI de lever l’excommunication des quatre prélats ordonnés par Marcel Lefebvre en 1988 se présente comme choquante, dans la mesure où elle exprime le revirement de Rome par rapport à Vatican II. Outre le scandale affreux suscité par les propos négationnistes de l’un des quatre évêques consacrés, qui exigeraient à l’évidence une sanction très sévère, faute de laquelle les excuses du Pape ne seront guère convaincantes, sur le fond, c’est une très grave erreur – et pas simplement une faute - qui vient d’être commise, à plusieurs niveaux notamment sur le plan théologique et pastoral. Aussi, nous entendons résister à cette entreprise de reprise en main, intransigeante et réactionnaire à l’oeuvre au sein du catholicisme depuis près de 30 ans maintenant. Nous entendons également ouvrir des portes pour que s’invente un nouveau christianisme, en référence dynamique au patrimoine reçu de la tradition évangélique.
La victoire apparente de l’aile traditionaliste semble plutôt le simple contre-coup d’un effritement du catholicisme en général dans le contexte d’une crise globale de civilisation.
Les restaurations n’ont jamais d’avenir.
Ceci dit, au niveau de la hiérarchie vaticane, et souvent épiscopale en place, les signaux sont donnés, et se multiplient, d’un retour en arrière, d’une volonté d’exhumer un modèle discutable, vieilli et peu évangélique de catholicisme, d’une nostalgie récurrente d’un passé idéalisé (notamment liturgique), d’une posture orgueilleuse, hautaine et inféconde face aux défis contemporains d’un monde plus complexe que ne l’imaginait les héritiers de Vatican II , mais que la diabolisation frénétique de l’intégrisme et de l’intégralisme du pape actuel ignorent encore davantage, d’un moralisme coincé, anachronique, inhumain et parfois hypocrite, en particulier au sujet de la sexualité.
Le Pontificat de Joseph Ratzinger, alternant une sorte de torpeur confite en dévotion et des mesures savamment conçues de redressement doctrinal, qui tournent le dos à l’esprit de Vatican II , et presque à la lettre (ecclésiologie revisitée avec pour conséquence notamment le gel de l’œcuménisme), illustre une stratégie de restauration fondée sur une contre-position désastreuse entre l’Église et le monde.
La décision du pape de lever l’excommunication des évêques lefebvristes constitue un point de non retour dans la confiance que certains gardaient encore dans les responsables de l’Église catholique. En ce sens, Benoît XVI en cédant aux pressions des intégristes, engage désormais l’Église catholique sur une voie de division. En effet, la volonté du pape de favoriser l’unité au sein de l’Église catholique, que l’on peut considérer légitime en soi, s’appuie sur des bases tellement faussées qu’elles ne peuvent que provoquer de nouvelles déchirures ; déchirures beaucoup plus grandes et béantes que celles qu’il veut justement réparer : un schisme rampant qui peut voir partir sur la pointe des pieds un nombre important de catholiques restés fidèles à Vatican II et aujourd’hui se sentant « trahis »...
Face à cette crise d’une gravité extrême, Golias entend se situer dans une perspective critique certes mais dynamique et inventive. Nous aimons ce mot de Balzac : « J’appartiens à la résistance perpétuelle qui s’appelle la vie ».
Golias entend donc résister et appelle à la résistance,
contre toutes les formes d’intégrisme, de négationnisme et de fanatisme,
contre la censure de la liberté de penser, de prier et d’aimer,
contre
la “castration” imposée aux clercs au nom d’une vision anachronique qui
relève de l’Ancien régime et qui permet à toutes les perversités de s’y
dissimuler de façon impunie,
contre
une vision cléricale de l’Église gangrenée par une soif de pouvoir qui
n’a pas l’honnêteté de se reconnaître telle et qu’entretiennent de
nombreuses frustrations.
A tous les niveaux, nous devons entrer en résistance spirituelle :
refuser
par exemple que soit exclue de la communion eucharistique une personne
qui refait légitimement sa vie dans une nouvelle union d’amour,
appuyer un prêtre rejeté par sa hiérarchie parce qu’il vit avec une femme, ou un homme,
diffuser les œuvres de théologiens censurés et maltraités,
dénoncer les mesures répressives,
aborder
sans prétention de détenir une vérité définitive les redoutables
questions de la bioéthique qui touchent le début et la fin de
l’existence ;
travailler
pour exiger des réformes importantes dans le fonctionnement interne de
l’Église où les droits de l’Homme sont piétinés ;
exiger
de revoir la place subalterne réservée aux femmes pour des raisons
théologiques non fondées. De même concernant la structure sacrale et
clérical de l’Église, avec en Pape, roi à vie.
Ce combat s’enracine dans la foi en Jésus et en son Évangile, dont nous sommes persuadés qu’il a peu à voir avec la vision figée de la Tradition chrétienne.
C’est précisément par attachement au Christ, à son Église (que nous sommes tous), à cette vie de grâce et d’amour, qui libère et rend plus audacieux, pour l’honneur d’un Dieu défiguré et blasphémé par ceux qui, en son nom, se montrent intolérants, sectaires et inhumains que nous engageons ce combat.
21 février 2009
Ils sont devenus FOUS !
Dans les aberrations du système...
Dans le cadre de mon mandat, je siège dans pas mal de Conseils d'Administration...
L'Education Nationale est totalement folle !
Donc en septembre 2009 seront supprimés les formations de BEP (Brevet d'Etudes Professionnelles).
Actuellement, les enfants sortant de SEGPA (Section d'Enseignement Général de Pré Apprentissage) étaient dans le meilleur des cas orientés en B.E.P. au sein des Lycées Professionnels. Et les meilleurs pouvaient donc obtenir en Deux ans leur B.E.P. et intégrer un Bac PRO. Le Bac PRO se déroulait en deux ans.
Donc le Bac PRO est obtenu en 4 années, ce qui permet de récupérer quelques élèves.
En septembre 2009, accès direct en Bac PRO qui se déroulera en 3 ans...
Avec instauration d'une seconde langue vivante chez des enfants en grand échec scolaire et pour la plupart en situation d'illettrisme !
Le brevet d'études professionnelles (B.E.P.)
A la rentrée 2009, le brevet d'études professionnelles (B.E.P.) est rénové et devient une étape dans le cursus du baccalauréat professionnel en 3 ans. Jusqu'en 2010, pour les élèves déjà engagés dans un cursus de B.E.P., l'obtention du diplôme permet la poursuite d'études, essentiellement vers les baccalauréats professionnels ou technologiques. Elle donne une qualification d'ouvrier ou d'employé qualifié.
Le B.E.P. jusqu'en 2009
Les élèves entrés en première année de B.E.P. en 2008 - 2009 sont les derniers à l'obtenir dans sa forme actuelle. Ils seront diplômés en 2010.
Un B.E.P. s'obtient par :
- la voie de l'apprentissage
- la formation continue
- correspondance
Une poursuite d'études vers un baccalauréat professionnel ou un baccalauréat technologique est possible. Dans le second cas, l'élève entre en première d'adaptation.
La rénovation du B.E.P.
Depuis la rentrée 2008, la voie professionnelle est en rénovation. Le B.E.P. devient une étape vers le baccalauréat professionnel, qui s'obtient en trois ans au lieu de quatre.
Le B.E.P. rénové est une certification intermédiaire. Il atteste l'acquisition de compétences professionnelles mais n'est pas obligatoire pour l'obtention du baccalauréat professionnel.
Quatre spécialités perdurent en tant que B.E.P. :
- carrières sanitaires et sociales
- conduite et services dans le transport routier
- métiers de la restauration et de l'hôtellerie
- optique lunetterie
Leur rénovation interviendra dans un second temps.
Les titulaires d'un B.E.P. avant rénovation conservent leurs droits. Ils peuvent poursuivre une première professionnelle ou demander une admission en premier technologique.
Calendrier
En 2009 - 2010, les élèves de classe de première de bac pro expériemental peuvent passer le B.E.P.
La même année, la classe de seconde de bac pro est mise en place.
En 2010 - 2011, les élèves de première de bac pro obtiennent un B.E.P. rénové.
Le Baccalauréat Professionnel
A partir de la rentrée 2009, le baccalauréat professionnel se prépare en 3 ans après la troisième. Il existe 75 spécialités. Une préparation au brevet d'études professionnelles (B.E.P.) rénové ou au certificat d'aptitude professionnelle (C.A.P.) est intégrée dans ce parcours.
Préparation du baccalauréat professionnel
Le baccalauréat professionnel s’obtient :
- par la voie scolaire
- par l'apprentissage
- par la formation professionnelle continue
par la V.A.E., après trois ans d'activités professionnelles dans un emploi de niveau au moins égal à celui d'un ouvrier ou employé qualifié dans un domaine professionnel en rapport avec la finalité du diplôme visé.
A partir de la rentrée 2009, le baccalauréat professionnel se prépare en 3 ans après la troisième. Il existe 75 spécialités. Une préparation au brevet d'études professionnelles (B.E.P.) rénové ou au certificat d'aptitude professionnelle (C.A.P.) est intégrée dans ce parcours.
Le baccalauréat professionnel comporte 75 spécialités.
Liste des spécialités
Rénovation de la voie professionnelle
La rénovation de la voie professionnelle : points à retenir

Dès la rentrée 2009 :
- Préparation du bac pro en 3 ans, comme tous les autres bacs
- Deux diplômes : un diplôme intermédiaire présenté au cours de la formation (C.A.P., B.E.P.) puis le bac pro à l'issue de la terminale professionnelle
- Création de la seconde professionnelle
- Nouvelle passerelle entre la seconde professionnelle et la 2e année de C.A.P.
- Disparition du parcours B.E.P.
Nouveautés concernant le baccalauréat professionnel
A partir de 2009, l’accès au baccalauréat professionnel est facilité grâce à la création d’un parcours en 3 ans au lieu de 4. Les lycéens suivent une seconde, première et terminale professionnelles. La fin de la seconde professionnelle n’est pas un palier d’orientation. Seule la durée du cursus est modifiée. Les compétences professionnelles à acquérir restent les mêmes.
Le baccalauréat professionnel en 3 ans concerne l'apprentissage. En revanche, les apprentis ne choisissent pas de champ professionnel. Le contrat de travail est particulier et ne prépare qu'à un seul diplôme.
Une préparation au diplôme intermédiaire (B.E.P. rénové, ou C.A.P. plus rarement) est intégrée dans ce nouveau parcours. Les redondances entre la formation de B.E.P. et celle du baccalauréat professionnelle sont évitées. L’obtention d’un B.E.P. ou d’un C.A.P. n’est pas obligatoire pour obtenir le baccalauréat professionnel. La certification intermédiaire permet aux élèves de savoir quelles compétences professionnelles ils ont déjà acquis.
Les élèves peuvent rester dans le même établissement scolaire jusqu’au baccalauréat.
Les passerelles sont facilitées :
- entre l’enseignement professionnel et l’enseignement général et technologique, dans les deux sens
- entre le C.A.P. et le baccalauréat professionnel. Dans ce cas, le cursus reste de 4 ans.
L’accompagnement personnalisé permet de répondre aux besoins des élèves et notamment de compenser les difficultés scolaires. Un redoublement n’intervient qu’à la demande ou avec l’accord de la famille.
Accès à la seconde professionnelle
La seconde professionnelle est la première étape :
- du cycle de 3 ans conduisant au baccalauréat professionnel
- du cycle de 2 ans conduisant aux 4 B.E.P. maintenus : carrières sanitaires et sociales, conduite et services dans le transport routier, métiers de la restauration et de l’hôtellerie, optique lunetterie
Les inspecteurs d’académie affectent les élèves en seconde professionnelle dans les spécialités indiquées dans les vœux des familles.
Création de champs professionnels
A la rentrée 2009, 19 champs professionnels sont créés. Ils regroupent des spécialités de baccalauréat professionnel qui ont des éléments communs parmi les 75 spécialités existantes. Les secondes professionnelles peuvent être rattachées à ces champs.
Un élève peut modifier son choix de spécialité de baccalauréat au sein d’un même champ à l’issue de la seconde.
Le champ "relation aux clients et aux usagers" regroupe, par exemple, les spécialités "commerce", "vente" et "services : accueil assistance conseil".
20 spécialités ne sont pas rattachées à des champs. C’est le cas, par exemple, du baccalauréat professionnel "sécurité – prévention".
Examens
Deux formes possibles : globale ou progressive
Les candidats ayant préparé le baccalauréat par la voie scolaire ou l'apprentissage présentent l'examen sous sa forme globale. Ils passent l'ensemble des épreuves au cours d'une même session, en fin de formation. Le diplôme leur est délivré s'ils ont obtenu une moyenne générale égale ou supérieure à 10 sur 20.
Les candidats issus de la formation professionnelle continue, de l'enseignement à distance et ceux qui se présentent au titre de leur expérience professionnelle, ont le choix entre passer l'examen sous la forme globale et choisir la forme progressive de l'examen.
Dans le cas de la forme progressive, ils ne présentent que certaines unités lors d'une même session. Le diplôme est délivré au candidat qui a obtenu une moyenne générale égale ou supérieure à 10 sur 20 après avoir présenté l'ensemble des unités du diplôme.
Épreuves ponctuelles et contrôles en cours de formation
Sept épreuves obligatoires constituent l'examen du baccalauréat professionnel. Une épreuve est composée d'une ou plusieurs unités. Les candidats peuvent présenter une unité facultative au maximum.
L'organisation de l'examen diffère selon l'origine des candidats.
Les épreuves ponctuelles et les contrôles en cours de formation sont combinés pour les candidats :
- scolarisés en formation initiale dans les établissements publics et privés sous contrat
- de la formation professionnelle continue scolarisés dans un établissement public
- ayant préparé l'examen par la voie de l'apprentissage dans un centre de formation d'apprentis ou une section d'apprentissage habilités.
Les autres candidats passent uniquement des épreuves ponctuelles. C’est le cas des élèves de l'enseignement à distance.
03 septembre 2008
tout fout le camp !!
Donc c'est la rentrée scolaire mais aussi la rentrée audio visuelle !
Sur Europe 1, ils ont recruté des peoples... M.O. Fogiel qui hurle, agresse, bling blinglise l'info entre 7h et 9h30... Je pense que je vais être obligée de passer sur RTL !
Et en plus, ils ont déplacé la rubrique de Nicolas CANTELOUP !!! Je vais devoir l'écouter en Pod cast donc effectivement plus de raisons de rester sur Europe 1 !
Ensuite, ils ont recruté un jeune journaliste dynamique pour le 9h30-11h : Michel Drucker.
Et France 2 qui est sensé faire de la qualité... ils ont recruté Julien Courbet !!!!
BRAVO ! Les français méritent mieux tout de même !
22 juillet 2008
« La vie des autres » avec EDVIGE
Après avoir pris connaissance de l’alerte du syndicat de la magistrature et son appel à la mobilisation, la fédération des Landes du MRAP communique :
Plus rien n’arrête ce gouvernement dans l’atteinte aux libertés fondamentales….
Après l’introduction de la génétique dans le traitement des étrangers …
Après les atteintes aux droits sociaux
Après les menaces sur l’indépendance des médias …
Le gouvernement entend maintenant ficher tous les citoyens engagés dans la vie publique.
Un décret paru au journal officiel du 1er juillet 2008 porte une atteinte fondamentale aux libertés publiques.
Toute personne "âgée de 13 ans et plus » « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif » est concernée.
En clair, tous les citoyens ayant un jour souhaité s’investir pour leur cité, c’est-à-dire des millions d’entre-nous présents dans les partis politiques, dans la vie élective, dans les syndicats, dans les associations culturelles, sociales, sportives, vont être fichés.
Non seulement les citoyens concernés, mais leurs proches, leurs parents, leurs amis seront introduits dans les ordinateurs du ministère. "données relatives à l’environnement de la personne, notamment à celles entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec elle."
Les données porteront sur toutes les informations relatives aux fréquentations, aux comportements, aux déplacements, à l’appartenance ethnique, à la vie sexuelle, aux opinions politiques, philosophiques et religieuses, au patrimoine, au véhicule etc.…
Votre état civil
Votre profession
Vos adresses, numéros de téléphone et adresses électroniques ;
Vos signes physiques particuliers et objectifs, photographies
Vos comportements (appartenance politique philosophiques et religieuses)
Vos véhicules
Vos déplacements
Votre patrimoine
Votre appartenance ethnique
Vos parents
Vos amis
Toutes vos données personnelles seront alors mises à disposition de la police et la gendarmerie.
Le gouvernement introduit un leurre en voulant nous faire croire que seules les personnes portant atteinte à l’ordre public feront l’objet d’un fichage concernant les données relatives aux déplacements et comportements. Mais les élus qui parrainent des sans-papiers, les militants qui accompagnent les étrangers en situation irrégulière, les syndicalistes dans les occupations d’usine ...etc.... tous rentreront vite dans le champ de l’atteinte à l’ordre public !
Ce fichage est digne d’un état totalitaire
Le Pen en aurait rêvé
L’'Etat Sarkozy l’a fait !
Mobilisation contre ce décret liberticide !
Diffusez cette information
toutes les infos sur les sites internet ci-dessous :
SNPES-PJJ/FSU fichier_edwige
28 janvier 2008
La fille Pinault condamnée pour fraude au RMI
De février 1999 à mai 2005, Laurence PINAULT-VALENCIENNE (fille de) et son compagnon (intermitant du spectacle) a demandé et perçu le Revenu Minimum d'Insertion, 600 euros mensuel soit 40 000 euros ! Mlle Pinault-Valencienne de bonne foi a perçu cette aide bien qu'elle soit assujetti à l'I.S.F. et que sur son compte-courant circulaient 650 000 euros !
Le couple a été condamné à huit mois de prison avec sursis et 25 000 euros chacun d'amende, leurs avocats ont fait appel de cette décision injuste !
Fille de grand patron, elle paie l'ISF... et touche le RMI
Pendant six ans, elle touchait le RMI alors qu'elle était très, très loin d'être dans le besoin. Jeudi soir, Laurence Pineau-Valencienne, la fille de l'ancien patron de Schneider Didier Pineau-Valencienne, a été condamnée à huit mois de prison avec sursis et 25.000 euros d'amende avec son compagnon pour avoir indûment perçu le RMI de février 1999 à mai 2005, soit 40.000 euros.
Avec son concubin,
Laurence Pineau-Valencienne a rempli et signé tous les trois mois entre
1999 et 2005 une déclaration de revenus suffisamment basse pour
percevoir un RMI «couple sans ressources», alors que pour certaines
années, elle était assujettie à l'impôt de solidarité sur la fortune
(ISF).
Dès le début de l'affaire, la fille de l'ancien PDG du groupe français
Schneider a remboursé la somme de 14.000 euros au conseil général des
Hauts-de-Seine, correspondant aux deux années non couvertes par la
prescription. Pour sa défense, la prévenue a expliqué qu'elle était
persuadée que le dossier ne concernait que son concubin.Celui-ci avait
en effet perçu à juste titre le RMI jusqu'à ce qu'il s'installe chez
elle, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), au moment de la
naissance de leur fille, en août 1998.
Le compagnon de Laurence Pineau-Valencienne, qui venait du
Val-de-Marne, a alors fait transférer son dossier à la caisse
d'allocations familiales (CAF) des Hauts-de-Seine. Conséquence:
celui-ci concernait le couple et non plus lui seul. «Je
ne connaissais pas du tout les tenants et les aboutissants du RMI (...)
Il y a eu une erreur de notre part, mais jamais, jamais nous n'avons
voulu escroquer qui que ce soit», a assuré la prévenue, âgée de 42 ans.
Après les avoir tous deux condamnés à huit mois de prison avec sursis
et 25.000 euros d'amende, la présidente de la 15e chambre du tribunal
correctionnel de Nanterre, Isabelle Prévost-Desprez, a qualifié le
délit «d'insupportable au corps social, encore plus quand on a les moyens d'y réfléchir».
L'affaire avait eu son origine dans la diffusion en novembre 2006 par France 3 d'une édition de l'émission Pièces à conviction
consacrée aux fraudes, avec la révélation d'un rapport d'enquête
confidentiel d'un agent de la CAF datant de mai 2005. La CAF avait
alors saisi la justice pour vol et violation du secret professionnel.
L'enquête s'est élargie et a abouti au renvoi des deux prévenus devant
le tribunal, même si le conseil général des Hauts-de-Seine ne s'est pas
finalement constitué partie civile.
03 janvier 2008
Enfin des réactions...
Source : Rue 89
La lutte contre la dépression rallume la guerre des psys
Par Julia Pascual (Etudiante CFJ) 19H32 02/01/2008
Pour les psychanalystes, la récente campagne du gouvernement fait la part trop belle aux théories comportementalistes.
Personne n'a pu y échapper. Au détour d'une rue, d'une pub à la télé, à la radio ou chez le médecin, la campagne du gouvernement contre la dépression vous est forcément tombée dessus au cours du mois d'octobre. C'est la première opération massive de prévention publique en la matière. Panneaux grands formats, spots multiples, site Internet et 500000 exemplaires d'un guide dispatchés en France, à l'attention des professionnels et de leurs patients.
"Dépression: savoir plus pour en sortir": le ministère de la Santé et l’INPES
(Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) ont
déployé d'importants moyens pour, in fine, provoquer une nouvelle
fronde des psychanalystes. Constat de départ du guide:
"Il existe une maladie qui touche plus de 3 millions de personnes en France, une maladie qui peut vous empêcher de parler, de rire, de manger, de travailler, de dormir ou de vous lever le matin, une maladie qui peut vous empêcher de vivre, cette maladie, c’est la dépression."
De prime abord, l'initiative du gouvernement a l'air consensuelle. Mais pour beaucoup de "psy", il est impossible de concevoir la dépression comme une maladie, ce qui encourage l'usage de traitements médicamenteux tout en jetant le discrédit sur des pratiques telles que la "psychothérapie".
Bref, la campagne fait réapparaître la grande fracture qui divise le monde des "psy" et qui oppose les tenants de la psychanalyse (freudiens, lacaniens) aux héritiers de l'association de psychiatrie américaine (appelés comportementalistes et cognitivistes).
Les
premiers accusent les seconds d’avoir glissé dans la campagne
gouvernementale leur idéologie biologisante, médicalisante et
normalisante. Les seconds se défendent d'avoir la mainmise sur la
campagne.
Jacques-Alain Miller, philosophe et psychanalyste (gendre de Jacques Lacan et qui revendique le monopole de son héritage intellectuel) s'est posé en chef de file d'une virulente contre-campagne au sein de sa revue Le Nouvel Âne et à travers des colloques intitulés "Résister aux cognitivistes" (il n'a pas souhaité répondre à nos questions).
La guerre intestine au "monde psy" relève d'un débat d’experts difficile à vulgariser, mais qui a des conséquences concrètes sur la manière dont on appréhende l’homme, sur l’importance qu'on accorde au psychisme dans ses souffrances et sur les solutions que l'on apporte à son "mal-être".
Les lacaniens/freudiens centrent leur travail sur le sujet et sur l’origine inconsciente et traumatique de ses problèmes. Ils promeuvent la psychanalyse, au cours de laquelle l'individu use de la parole pour aborder ses problèmes.
A l’inverse, les comportementalistes n’interviennent pas sur les origines des maux, mais travaillent au traitement des symptômes qui en découlent. Ils s’appuient sur des classifications médicales établies par la psychiatrie américaine à travers un manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV). Leur courant est lié à l’apparition et au développement des traitements psychotropes.
Lilia Mahjoub, présidente de l’Ecole de la cause freudienne et membre du conseil de l’association mondiale de psychanalyse, porte un regard critique sur la campagne du gouvernement:
"La dépression devient une sorte d’entité fourre-tout où les 'malades' sont incités à consulter leur médecin généraliste pour que celui-ci leur prescrive des antidépresseurs."
Marie-Jean Sauret est psychanalyste et professeur de psychologie clinique à l'Université de Toulouse II le Mirail:
"Tout ça part d’un préjugé: c’est l’organisme qui détermine le comportement. Le guide affirme que la dépression est une maladie. Alors on donne des médicaments, les symptômes disparaissent et on vous dit: 'Vous voyez que c’est biologique.' Or on ne sait pas s’il existe une maladie.
"L’humain doit parler, donner un sens à ce qu’il vit. La dépression survient dans le rapport au monde du sujet. Les médicaments ne rendent pas au sujet un sens à sa vie même s’ils tamponnent son angoisse, sa fatigue, son agressivité, même s’ils inhibent ses symptômes. Personne n’est réductible à son organisme."
Colette Soler appartient à l’Ecole de psychanalyse des forums du champ lacanien. Elle estime que la campagne de prévention est une "campagne de production de la dépression":
Pour elle, "cette campagne est la pointe de l'iceberg (…) d’un mouvement idéologique scientiste et réducteur (dans lequel) la psychanalyse est directement ciblée":
Le débat dépasse la simple critique faite à la campagne de prévention. Pour Marie-Jean Sauret, la montée en puissance des idéologies comportementalistes et cognitivistes est révélatrice d'une évolution plus globale de la société. Une évolution qui expliquerait, en outre, la multiplication des passages à l'acte suicidaires et des états dépressifs:
"Dans le monde contemporain, il y a une montée surpuissante de la dépression. Elle sera bientôt la première cause de décès chez les jeunes. Ça traduit notamment le rejet d'une société de surconsommation. L’individu n’accepte pas que le désir soit capté par la consommation d’un objet. La dépression est alors la protestation logique du sujet contre la façon dont le monde contemporain le traite. C’est une manière de sauver sa singularité. Le capitalisme a besoin de réduire l’homme à un objet du marché. Nous sommes formatés: on veut la pilule du bonheur, il n’y a plus de place pour l’inconscient."
Jean Cottraux est psychiatre. Il est l’un des auteurs du "Livre noir de la psychanalyse" (2005), un ouvrage qui contredit les théories psychanalytiques et qui a marqué la montée en puissance de la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) en France. Pour lui, la campagne du gouvernement est tout à fait "neutre":
Aude Caria est également l’une des auteurs du guide. Psychologue et responsable de la Maison des usagers du CHU de Saint-Anne, elle s’étonne de la polémique suscitée par l’ouvrage:
"Je ne reconnais pas ce qui est reproché au guide. Jacques-Alain Miller est parti en croisade. Il attribue au guide et à ses concepteurs des intentions qu’ils n’ont pas eues. La seule philosophie du guide est celle d’avoir une vertu pédagogique."
Selon elle, le guide ne donne en aucun cas la préférence aux traitements médicamenteux:
"Le guide ne dit pas: allez demander du Prozac à votre médecin. (…) La place de la psychothérapie est clairement reconnue et si le guide revient souvent sur le rôle des médecins généralistes, c’est parce qu’ils sont les premiers prescripteurs d’antidépresseurs. (...) Est-ce que ça médicalise la dépression? Oui, en quelque sorte… Mais qui aller voir sinon? La loi du médecin référent oblige à passer par son généraliste."



