Trinity's blog

xxxxxxxxxxxxxxxxxxPlus les hommes seront éclairés, plus ils seront libres.xxxxxxxxxxxxxxxxxx Quand l'Injustice acquiert force de Loi, La Résistance devient un Devoir ! Opposons aux esprits illuminés des esprits lumineux

31 août 2008

Cold...

Une serie qui m'émeut à chaque fois... Cold case, ce soit c'était la rediffusion d'un épisode.

Thèmes de l'émission : Le cavalier noir
                        Réalisateur : Paris Barclay
Acteur : Kathryn Morris (Lilly Rush), Danny Pino (Scotty Valens) ...

Will Jeffries souhaite qu'un dossier datant de 1963 soit à nouveau examiné. Lilly et ses collègues se montrant curieux, il leur explique pourquoi cette affaire lui tient à coeur : alors enfant, il avait découvert le corps de cet adolescent noir. Depuis, ce drame non résolu n'a jamais cessé de le hanter. Lilly découvre que la famille du garçon souffrait du racisme de ses voisins. Seule une vieille dame du quartier semblait s'être prise d'affection pour l'adolescent. Une relation pleine d'estime que le voisinage n'appréciait guère. Will Jeffries et ses équipiers tentent de découvrir qui est passé à l'acte...

 

Et je voulais relire...

Je fais un rêve  (1963) -       Martin Luther King

                                 

            king

Je suis heureux de participer avec vous aujourd'hui à ce rassemblement qui restera dans l'histoire comme la plus grande manifestation que notre pays ait connu en faveur de la liberté.              

Il y a un siècle de cela, un grand américain qui nous couvre aujourd'hui de son ombre symbolique signait notre acte d'émancipation. Cette proclamation historique faisait, comme un   grand phare, briller la lumière de l'espérance aux yeux de millions d'esclaves noirs marqués au feu d'une brûlante injustice. Ce fut comme l'aube joyeuse qui mettrait fin à la longue nuit de leur captivité. 

Mais cent ans ont passé et le Noir n'est pas encore libre. Cent ans ont passé et l'existence du Noir  est toujours tristement entravée par les liens de la ségrégation, les chaînes de la discrimination; cent ans ont passé et le Noir vit encore sur l'île solitaire de la pauvreté, dans un vaste océan de prospérité matérielle; cent ans ont passé et le Noir languit toujours dans les marches de la société américaine et se trouve en exil dans son propre pays. 

C'est pourquoi nous sommes accourus aujourd'hui en ce lieu pour rendre manifeste cette honteuse situation. En ce sens, nous sommes montés à la capitale de notre pays pour toucher un chèque. En  traçant les mots magnifiques qui forment notre constitution et notre déclaration d'indépendance, les architectes de notre république signaient une promesse dont héritait chaque Américain. Aux termes de cet engagement, tous les hommes, les Noirs, oui, aussi bien que les Blancs, se verraient garantir leurs   droits inaliénables à la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur. 

Il est aujourd'hui évident  que l'Amérique a failli à sa promesse en ce qui concerne ses citoyens de couleur. Au lieu d'honorer son obligation sacrée, l'Amérique a délivré au peuple noir un chèque sans valeur; un chèque qui est revenu avec la mention "Provisions insuffisantes". Nous ne pouvons croire qu'il n'y ait pas de quoi honorer ce chèque dans les vastes coffres de la chance en notre pays. Aussi sommes nous venus encaisser ce chèque, un chèque qui nous fournira sur simple présentation les         richesses de la liberté et la sécurité de la justice. 

Nous sommes également venus en ce lieu sanctifié pour rappeler à l'Amérique les exigeantes urgences de l'heure présente. Il n'est plus temps de se laisser aller au luxe d'attendre ni de pendre les tranquillisants des demi-mesures. Le moment est maintenant venu de réaliser les promesses de la démocratie; le moment est venu d'émerger des vallées obscures et désolées de la ségrégation pour fouler le sentier ensoleillé de la justice raciale; le moment est venu de tirer notre nation des sables mouvants de l'injustice raciale pour la hisser sur le roc solide de la fraternité ; le moment est venu de réaliser la justice pour tous les enfants du Bon Dieu. Il serait fatal à notre nation d'ignorer qu'il y a péril en la demeure. Cet étouffant été du légitime mécontentement des Noirs ne se terminera pas sans qu'advienne un automne vivifiant de liberté et d'égalité. 

1963 n'est pas une fin mais un commencement. Ceux qui espèrent que le Noir avait seulement besoin de laisser fuser la vapeur  et se montrera désormais satisfait se préparent à un rude réveil si le pays retourne  à ses affaires comme devant. 

Il n'y aura plus ni repos ni tranquillité en Amérique tant que le Noir n'aura pas obtenu ses droits de citoyen. 

Les tourbillons de la révolte continueront d'ébranler les fondations de notre nation jusqu'au jour où naîtra l'aube brillante de la justice. 

Mais il est une chose que je dois dire à mon peuple, debout sur le seuil accueillant qui mène au palais de la justice : en nous assurant notre juste place, ne nous rendons pas coupables d'agissements répréhensibles. 

Ne cherchons pas à étancher notre soif de liberté en buvant à la coupe de l'amertume et de la haine. Livrons toujours notre bataille sur les hauts plateaux de la dignité et de la discipline. Il ne faut pas que notre revendication créatrice dégénère en violence physique. Encore et encore, il faut nous dresser sur les hauteurs majestueuses où nous opposerons les forces de l'âme à la force matérielle. 

Le merveilleux militantisme qui s'est nouvellement emparé de la  communauté noire ne doit pas nous conduire à nous méfier de tous les Blancs. Comme l'atteste leur présence aujourd'hui en ce lieu, nombre de nos frères de race blanche ont compris que leur destinée est liée à notre destinée. Ils ont compris que leur liberté est inextricablement liée à notre liberté. L'assaut que nous avons monté ensemble pour emporter les remparts de l'injustice doit être mené par une armée biraciale. Nous ne pouvons marcher tout seuls au combat. Et au cours de notre progression, il faut nous engager à continuer d'aller de l'avant ensemble. Nous ne pouvons pas revenir en arrière. Il en est qui demandent aux tenants des droits civiques : "Quand serez vous enfin satisfaits ?" Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que le Noir sera victime des indicibles horreurs de la brutalité policière. 

Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que nos corps recrus de la fatigue du voyage ne trouveront pas un abri dans les motels des grandes routes ou les hôtels des villes. Nous ne pourrons   jamais être satisfaits tant que la liberté de mouvement du Noir ne lui permettra guère que d'aller d'un petit ghetto à un ghetto plus grand. 

Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que nos enfants seront dépouillés de leur identité et privés de leur dignité par des pancartes qui indiquent : "Seuls les Blancs sont admis." Nous ne pourrons être satisfaits tant qu'un Noir du Mississippi ne pourra pas voter et qu'un Noir de New York croira qu'il n'a aucune raison de voter. Non, nous ne sommes pas satisfaits, et nous ne serons pas satisfaits tant que le droit ne jaillira pas comme les eaux et la justice comme un torrent intarissable. 

Je n'ignore pas que certains d'entre vous ont été conduits ici par  un excès d'épreuves et de tribulations. D'aucuns sortent à   peine de l'étroite cellule d'une prison. D'autres viennent de régions où leur quête de liberté leur a valu d'être battus par les  tempêtes de la persécution, secouée par les vents de la brutalité policière. Vous êtes les pionniers de la souffrance créatrice. Poursuivez votre tache, convaincus que cette souffrance imméritée vous sera rédemption. 

Retournez au Mississippi ; retournez en Alabama; retournez en Caroline du Sud; retournez en Géorgie; retournez en Louisiane, retournez à vos taudis et à vos ghettos dans les villes du Nord, en sachant que, d'une façon ou d'une autre cette situation peut changer et changera. Ne nous voterons pas dans les vallées du désespoir. 

Je vous le dis ici et maintenant, mes amis : même si nous devons affronter des difficultés aujourd'hui et demain, je fais pourtant un rêve. C'est un rêve profondément ancré dans le rêve américain. Je rêve que, un jour, notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : "Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux.

Je rêve que, un jour, sur les rouges collines de Géorgie, les  fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d'esclaves pourront s'asseoir ensemble à la table de la fraternité. 

Je rêve que, un jour, l'État du Mississippi lui-même, tout brûlant des feux de l'injustice, tout brûlant des feux de l'oppression, se transformera en oasis de liberté et de justice.             
Je rêve que mes quatre petits enfants vivront un jour dans un pays où on ne les jugera pas à la couleur de leur peau mais à la nature de leur caractère. Je fais aujourd'hui un rêve ! 

Je rêve que, un jour, même en Alabama où le racisme est vicieux, où le gouverneur a la bouche pleine des mots "interposition" et "nullification", un jour, justement en Alabama, les petits garçons et petites filles noirs, les petits garçons et petites filles blancs, pourront tous se prendre par la main comme frères et sœurs. Je fais aujourd'hui un rêve ! 

Je rêve que, un jour, tout vallon sera relevé, toute montagne et toute colline seront rabaissés, tout éperon deviendra une pleine, tout mamelon une trouée, et la gloire du Seigneur sera révélée à tous les êtres faits de chair tout à la fois. 

Telle est mon espérance. Telle est la foi que je remporterai dans le Sud. 

Avec une telle foi nous serons capables de distinguer, dans les montagnes de désespoir, un caillou d'espérance. Avec une telle foi nous serons capables de transformer la cacophonie de notre nation discordante en une merveilleuse symphonie de fraternité. 

Avec une telle foi, nous serons capables de travailler ensemble, de prier ensemble, de lutter ensemble, d'aller en prison ensemble, de nous dresser ensemble pour la liberté, en sachant que nous serons libres un jour. Ce sera le jour où les enfants du Bon Dieu pourront chanter ensemble cet hymne auquel ils donneront une signification nouvelle -"Mon pays c'est toi, douce terre de liberté, c'est toi que je chante, pays où reposent nos pères, orgueil du pèlerin, au flanc de chaque montagne que sonne la cloche de la liberté"- et si l'Amérique doit être une grande nation, il faut qu'il en soit ainsi. 
Aussi faites sonner la cloche de la liberté sur les prodigieux sommets du New Hampshire. 

Faites la sonner sur les puissantes montagnes de l'État de New York.

Faites la sonner sur les hauteurs des Alleghanys en Pennsylvanie. 

Faites la sonner sur les neiges des Rocheuses, au Colorado.

Faites la sonner sur les collines ondulantes de la Californie.

           Mais cela ne suffit pas. 

Faites la sonner sur la Stone Mountain de Géorgie. 

Faites la sonner sur la Lookout Mountain du Tennessee. 

Faites la sonner sur chaque colline et chaque butte du  Mississippi, faites la sonner au flanc de chaque montagne. 

Quand nous ferons en sorte que la cloche de la liberté puisse  sonner, quand nous la laisserons carillonner dans chaque village   et chaque hameau, dans chaque État et dans chaque cité, nous pourrons hâter la venue du jour où tous les enfants du Bon Dieu, les Noirs et les Blancs, les juifs et les gentils, les catholiques et les protestants, pourront se tenir par la main et chanter les  paroles du vieux "spiritual" noir : "Libres enfin. Libres enfin. Merci Dieu tout-puissant, nous voilà libres enfin."

 


 

I have a dream

            

I am happy to join with you today in what will go down in history as the greatest demonstration for freedom in the history of our nation.             

Five score years ago, a great American, in whose symbolic shadow we stand today, signed the  Emancipation Proclamation. This momentous decree came as a great beacon of hope to millions of slaves, who had been seared in the flames of withering injustice. It came as a joyous daybreak to end the long night of their captivity. But one hundred years later, the colored

America

is still not free. One hundred years later, the life of the colored American is still sadly crippled by the manacle of segregation and the chains of discrimination.               

One hundred years later, the colored American lives on a lonely island of poverty in the midst of a vast ocean of material prosperity. One hundred years later, the colored American is still languishing in the corners a shameful condition.               

In a sense we have come to our Nation's Capital to cash a check. When the architects of our great republic wrote the magnificent words of the Constitution and the Declaration of Independence, they were signing a promissory note to which every American was to fall heir.

This note was a promise that all men, yes, black men as well as white men, would be guaranteed to the inalienable rights of life liberty and the pursuit of happiness.

It is obvious today that

America

has defaulted on this promissory note insofar as her citizens of color are concerned. Instead of honoring this sacred obligation,

America

has given its colored people a bad check, a check that has come back marked "insufficient funds."

But we refuse to believe that the bank of justice is bankrupt. We refuse to believe that there are insufficient funds in the great vaults of opportunity of this nation. So we have come to cash this check, a check that will give us upon demand the riches of freedom and security of justice.               

We have also come to his hallowed spot to remind

America

of the fierce urgency of Now. This is not time to engage in the luxury of cooling off or to take the tranquilizing drug of gradualism.

Now is the time to make real the promise of democracy.

Now it the time to rise from the dark and desolate valley of segregation to the sunlit path of racial justice.

Now it the time to lift our nation from the quicksand of racial injustice to the solid rock of brotherhood.

Now is the time to make justice a reality to all of God's children.

I would be fatal for the nation to overlook the urgency of the moment and to underestimate the determination of it's colored citizens. This sweltering summer of the colored people's legitimate discontent will not pass until there is an invigorating autumn of freedom and equality. Nineteen sixty-three is not an end but a beginning. Those who hope that the colored Americans needed to blow off steam and will now be content will have a rude awakening if the nation returns to business as usual.

There will be neither rest nor tranquillity in

America

until the colored citizen is granted his citizenship rights. The whirlwinds of revolt will continue to shake the foundations of our nation until the bright day of justice emerges.

We can never be satisfied as long as our bodies, heavy with the fatigue of travel, cannot gain lodging in the motels of the highways and the hotels of the cities.             

We cannot be satisfied as long as  the colored person's basic mobility is from a smaller ghetto to a larger one.

We can never be satisfied as long as our children are stripped of their selfhood and robbed of their dignity by signs stating "for white only."

We cannot be satisfied as long as a colored person in

Mississippi

cannot vote and a colored person in

New York

believes he has nothing for which to vote.

No, no we are not satisfied and we will not be satisfied until justice rolls down like waters and righteousness like a mighty stream.

I am not unmindful that some of you have come here out of your trials and tribulations. Some of you have come from areas where your quest for freedom left you battered by storms of persecutions and staggered by the winds of police brutality.

You have been the veterans of creative suffering. Continue to work with the faith that unearned suffering is redemptive.

Go back to Mississippi, go back to Alabama, go back to South Carolina go back to Georgia, go back to Louisiana, go back to the slums and ghettos of our modern cities, knowing that somehow this situation can and will be changed.             

Let us not wallow in the valley of despair. I say to you, my friends, we have the difficulties of today and tomorrow.

I still have a dream. It is a dream deeply rooted in the American dream.

I have a dream that one day this nation will rise up and live out the true meaning of its creed. We hold these truths to be self-evident that all men are created equal.

I have a dream that one day out in the red hills of

Georgia

the sons of former slaves and the sons of former slaveowners will be able to sit down together at the table of brotherhood.

I have a dream that one day even the state of

Mississippi

, a state sweltering with the heat of oppression, will be transformed into an oasis of freedom and justice.

I have a dream that my four little children will one day live in a nation where they will not be judged by the color of their skin but by their character.             

I have a dream today.

I have a dream that one day down in Alabama, with its vicious racists, with its governor having his lips dripping with the words of interposition and nullification ; that one day right down in Alabama little black boys and black      girls will be able to join hands with little white boys and white girls as sisters and brothers.

I have a dream today.

I have a dream that one day every valley shall be engulfed, every hill shall be exalted and every mountain shall be made low, the rough places will be made plains and the crooked places will be made straight and the glory of the Lord shall be revealed and all flesh shall see it together.            

This is our hope. This is the faith that I will go back to the South with. With this faith we will be able to hew out of the mountain of despair a stone of hope.             

With this faith we will be able to transform the jangling discords of our nation into a beautiful symphony of brotherhood.

With this faith we will be able to work together, to pray together, to struggle together, to go to jail together, to climb up for freedom together, knowing that we will be free one day.   

This will be the day when all of God's children will be able to sing with new meaning "My country 'tis  of thee, sweet land of liberty, of thee I sing. Land where my father's died, land of the Pilgrim's pride, from every mountainside, let freedom ring!"             

And if

America

is to be a great nation, this must become true. So let freedom ring from the hilltops of

New Hampshire

. Let freedom ring from the mighty mountains of

New York

.          

Let freedom ring from the heightening Alleghenies of Pennsylvania.          

Let freedom ring from the snowcapped Rockies of Colorado.      

Let freedom ring from the curvaceous slopes of

California

.

But not only that, let freedom, ring from Stone Mountain of Georgia.             

Let freedom ring from every hill  and molehill of

Mississippi

and every mountainside.

When we let freedom ring, when we let it ring from every tenement and every hamlet, from every state and every city, we will be able to speed up that day when all of God's children, black men and white men, Jews and Gentiles, Protestants and Catholics, will be able to join hands and sing in the words of the old spiritual, "Free at last, free at last. Thank God Almighty, we are free at last."

             

 

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24 avril 2008

C'est beau une vie !

Même si je suis toujours autant "au vert bouquet"... Je trouve ces expériences passionnantes...

Et puis l'orange et le vert sont deux couleurs qui semblent s'accorder si bien.

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27 février 2008

Tempo

Je remarque que ce blog ressemble plus à une revue de presse qu'à autre chose !

Je n'ai pas vraiment le temps de venir y écrire...

Bon dans quelques semaines, je pense que j'aurais un peu plus de temps ! Ou pas ?

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29 décembre 2007

Tu voeux ou tu voeux pas !

En cette veille de nouvelle année... L'éternelle obligation des voeux... Tous les ans nous nous souhaitons les mêmes choses et qu'en pensons-nous réellement ?


travail_en_equipe

Sincèrement j'aimerais que chacun puisse trouver une voie dans laquelle, il se sente à l'aise, qu'il puisse dire je suis bien, je ne suis peut-être pas dans le bonheur mais je ne suis pas malheureux voire il m'arrive d'être heureux, d'être en paix...

 

J'ai découvert ce sentiment, en fait je pense que je l'avais en moi mais j'étais bien trop occupée à vouloir être heureuse, à vouloir le Bonheur que je m'en rendais malheureuse...

 

J'essaie de cultiver une certaine paix intérieure chèrement acquise... Je suis passée par des épreuves difficiles, dont certaines que je n'aurais pas du dépasser et pourtant 10 ans après je suis là !

 

Et puis, il y a eu "mon" pervers narcissique, il a tenté de me détruire, et j'avoue qu'il s'y est bien pris mais il n'a pas réussi et il est donc allé s'en prendre à une autre proie plus friable... bien sûr il maintient un lien pervers entre nous et c'est d'ailleurs ce moyen là qu'il a choisi pour détruire la suivante... Et vue certaines de ses réactions à elle, il est bien parti... Il m'oblige donc à garder ce lien avec lui mais de toute manière il y a un proverbe qui dt qu'il faut toujours prendre soin de ses ennemis... car je sais qu'il n'abandonnera jamais son but, un jour où l'autre il me donnera un nouveau coup un peu plus fort, il ne me pardonnera jamais le sentiment de bonheur que nous avons partagé.

 

Donc cette année, j'ai mis en place ma nouvelle vie, j'ai reconstruit les fondations, ça prend du temps mais c'est bon de s'installer dans sa nouvelle maison...

 

J'ai commencé d'autres étapes de ma vie, elles sont pour le moment très motivantes, toujours agréable de découvrir de nouvelles potentialités, mais surtout tout cela se construit sur des bases solides, des liens forts qui restent, qui s'enrichissent au fil du temps et à travers l'Europe maintenant...

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19 décembre 2007

Le rêve

 

     Une nuit, un homme fit un rêve. Il rêva qu'il marchait le long d'une plage avec Dieu. Des moments de sa vie apparaissaient dans le ciel. A chacun de ces moments correspondaient deux séries d'empreintes de pas dans le sable : l'une d'elles lui appartenait, l'autre appartenait à Dieu.

 

     Lorsque les moments importants de sa vie eurent défilé dans le ciel, il regarda à nouveau les empreintes de pas dans le sable et remarqua que tout au long du chemin qu'il était sensé avoir parcouru en compagnie de Dieu, il n'y avait parfois qu'une seule série d'empreintes de pas. Il remarqua aussi que cela était survenu durant les moments les plus sombres et les plus pénibles de sa vie.

 

     Cela le peina et il demanda à Dieu : « Mon Dieu, lorsque j'ai décidé de te suivre, tu m'avais dit que tu ne m'abandonnerais pas et que tu m'accompagnerais tout au long de ma route. Pourtant, durant les pires moments de ma vie, il n'y avait qu'une seule série d'empreintes dans le sable. Pourquoi m'as-tu abandonné ? »

 

     Dieu répondit alors : « Mon enfant, je t'aime et je ne t'ai jamais abandonné. Lorsque tu as connu l'épreuve et la souffrance, si tu n'as vu qu'une seule série d'empreintes de pas dans le sable, c'est que je te portais. »

 

(Anonyme)

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25 novembre 2007

Pervers Narcissique

Petit article très intéressant que je viens de découvrir, il s'adressait à un autre malade mais cela correspond tellement à Néo : trouvé là : Famille, je vous Haime

Petite leçon de psychologie: le pervers narcissique et ses complices

Les pervers narcissiques n'éprouvent aucun respect pour les autres, qu'ils considèrent comme des objets utiles à leurs besoins de pouvoir, d'autorité, ou servant leurs intérêts. Il font des promesses qu’il ne tiendront pas, sachant que les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Pris en flagrant délit de mensonge, ils sont capables de nier avec un aplomb hors du commun...
Charité bien ordonnée commençant toujours par soi-même, ils savent parfaitement et farouchement défendre leurs intérêts dont ils ont toujours une vision très claire. Ils essaient de profiter à chaque instant de toutes les opportunités, de toutes les personnes rencontrées, et ces personnes sont systématiquement instrumentalisées pour en tirer, autant que possible, avantage pour eux. Comme pour tous les narcissiques, tout leur est dû. Ils n'admettent aucune remise en cause et aucun reproche.

Les pervers narcissiques sont incapables d’aimer les autres. Dans leur immense majorité, ils n’ont aucune «humanité», aucun sentiment humain, aucun état d’âme, aucun affect. Ils sont froids et calculateurs, totalement indifférents à la souffrance d’autrui. Mais tout en étant, le plus souvent, incapables d’avoir des sentiments humains, ils simuleront le fait d’être emplis, en apparence, de bons sentiments et d’une sincère empathie pour autrui.

Les déceptions entraînent chez eux de la colère ou du ressentiment avec un désir de revanche. Cela explique la rage destructrice qui s'empare d'eux lors des séparations. Quand un pervers perçoit une blessure narcissique (défaite, rejet), il ressent un désir illimité d'obtenir une revanche. Ce n'est pas, comme chez un individu coléreux, une réaction passagère et brouillonne, c'est une rancune inflexible, implacable à laquelle le pervers applique toutes ses forces et ses capacités de raisonnement. Et alors, il n’aura de cesse d’assouvir son dessein de vengeance.
Les pervers narcissiques ont souvent besoin de haïr pour exister. La haine peut être chez eux un moteur très puissant.

Souvent, le pervers narcissique est quelqu'un qui n'a jamais été reconnu dans sa personnalité propre, qui a été victime d’investissement narcissique important de la part de ses parents et qui a été obligé de se construire un jeu de personnalités (factices), pour se donner l'illusion d'exister.

Du fait d’une histoire personnelle, où il ont été, par exemple le bras armé d’un de leurs parents, les pervers n'ont pas pu se réaliser. Ils observent alors avec envie ce que d'autres qu'eux ont pour y parvenir.
Les pervers narcissiques ne sont jamais sincères, toujours menteurs. Ils peuvent aussi bien dire la vérité que mentir avec aplomb. Le plus souvent, ils effectuent de sensibles falsifications de la vérité, qu'on ne peut pas vraiment qualifier de mensonges, et encore moins de constructions délirantes. Mélanger le mensonge, la sincérité et la franchise —ce qui est, pour l'autre, très déstabilisant— fait partie de leur jeu.

Le déni (de leurs défauts, de l'autre) leur permet de «s'aimer» (et de s’aimer toujours plus). Ils se mentent à eux-mêmes, sur leur vraie valeur, sur ce qu’ils sont réellement. A certains moments, ils finissent par croire à leur mensonge, à d’autres, ils en ont conscience. C’est toute l’ambivalence de la pathologie mythomane. Le pervers narcissique est un «comédien né». Ses mensonges à force d’entraînement sont devenus chez lui une seconde nature.
Sa palette de personnalités, de personnages, d’émotions feintes est étonnante. L’éventail de son jeu d’acteur est infini, sans cesse renouvelé.
Il donne le plus souvent l’image d'une personne parfaitement calme, ne s’énervant jamais.
Le pervers narcissique est le plus souvent doté d’une combativité extrême et d’une capacité de rebond remarquable. Sa mégalomanie, son narcissisme, voire sa paranoïa, renforcent cette combativité. Souvent immensément orgueilleux, voire mégalomane, le pervers narcissique aime gagner, à tout prix, sans fin, et ne peut admettre, une seule fois, de perdre. Il est prêt à tout, même aux coups les plus retors, pour ne jamais perdre. Le pervers est comme un enfant gâté. S’il ne rencontre pas de résistance, il ira toujours plus loin.
A la longue cette tendance, qui peut lui assurer une dynamique du succès pendant un certain temps, devient une addiction. Signe de sa mégalomanie, elle la renforce en retour, et l'amène à ne plus pouvoir tolérer la moindre frustration ou contradiction.

«Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose !» (Beaumarchais).
Le pervers narcissique a le talent de diffamer sans avoir l’air d'y toucher, prudemment, en donnant l’apparence de l’objectivité et du plus grand sérieux, comme s’il ne faisait que rapporter des paroles qui ne sont pas les siennes. Souvent il ne porte pas d’accusation claire, mais se contente d'allusions voilées, insidieuses. A la longue, il réussira à semer le doute, sans avoir jamais prononcé une phrase qui pourrait le faire tomber sous le coup d’une accusation de diffamation.

Situations cliniques :

• Le déni : «La France n’a jamais commis de génocide», en France, on a rien fait, la collaboration n’a pas existé, donc nous n’avons pas besoin de repentance (et on tue en même temps le Père en détruisant le remarquable travail de mémoire accompli par son prédécesseur).

• La diffamation sans y toucher : «ON égorge des moutons dans les baignoires », le ON anonyme du mépris et du colonialisme.

• Frapper l’autre d’inexistence pour le mépriser et le déstabiliser : je ne regarde pas mon adversaire au cours d’un débat, je dis «elle» en regardant un témoin.

• La jouissance du sous-entendu : « Je dis tout haut ce que tout le monde pense tout bas». Ce qu’on pense tout bas, ce n’est en général pas très beau, et justement, on ne le dit pas. Ou «en France, on ne peut pas dire les choses» : par exemple, les nègres nous emmerdent, foutons les dehors…

• Provoquer la sidération et l’adhésion de l’entourage en le confrontant à l’horreur absolue : par exemple parler longuement du calvaire de la mère de Sohane pour faire passer une loi sur la récidive.

• Etre mégalomane, ne pas supporter le moindre accro à sa propre image : faire virer un grand patron de presse pour avoir été montré sous les traits ridicules du cocu.

• Enfance : venger une mère abandonnée qu’on ne quitte qu’à l’âge de 28 ans.

• Amour de la traîtrise : prendre pour porte-parole celui qui a trahi et calomnié son propre camp…

Mais vous avez sûrement en tête d’autres situations…

Allez, bonne continuation.

 

Vous oubliez de dire que le pervers narcissique a le verbe facile, avec sa langue, celle que Miller appelle "de velours noir", il fascine les sans voix qui croient trouver enfin en lui celui qui leur redonnera une place, un statut. Le pervers narcissique sévit surtout dans les groupes, là ou les phénomènes collectifs d'entraînement irrationnel et émotionnels sont les plus puissants. Ce qu'il faut savoir c'est que la description de cette entité de la pathologie humaine a été faite de la façon la plus détaillée à partir de l'expérience d'un psychanalyste P.C. Racamier, qui a décrit les ravages d'un pervers narcissique dans son association de psychanalystes... comme quoi! Allez courage!

 

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Ballade des pendus

L'Épitaphe de Villon ou " Ballade des pendus "

Frères humains, qui après nous vivez,
N'ayez les coeurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :
Quant à la chair, que trop avons nourrie,
Elle est piéça dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
De notre mal personne ne s'en rie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !
 
Se frères vous clamons, pas n'en devez
Avoir dédain, quoique fûmes occis
Par justice. Toutefois, vous savez
Que tous hommes n'ont pas bon sens rassis.
Excusez-nous, puisque sommes transis,
Envers le fils de la Vierge Marie,
Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
Nous préservant de l'infernale foudre.
Nous sommes morts, âme ne nous harie,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !
 
La pluie nous a débués et lavés,
Et le soleil desséchés et noircis.
Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés,
Et arraché la barbe et les sourcils.
Jamais nul temps nous ne sommes assis
Puis çà, puis là, comme le vent varie,
A son plaisir sans cesser nous charrie,
Plus becquetés d'oiseaux que dés à coudre.
Ne soyez donc de notre confrérie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !
 
Prince Jésus, qui sur tous a maistrie,
Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie :
A lui n'ayons que faire ne que soudre.
Hommes, ici n'a point de moquerie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !


François VILLON (1431- ? )

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07 novembre 2007

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Juin 1970

 

Un enfant est emmené par ses parents au cinéma.

Comme d’habitude, il s’attend à voir des animaux qui parlent, des fleurs qui chantent ou bien une danse d’hippopotames avec autruches. Mais on ne lui offre pas son dessin animé annuel depuis 10 ans : au lieu de cela, l’écran lui envoie des images en noir et blanc, de sales images tremblées avec un mauvais son, encore plus mauvaises que les films familiaux de vacances. Il ne comprend pas. Un homme à moustache et au regard fixe crie dans la même langue que sa grand-mère alsacienne, oui la même, à cette différence que c’est beaucoup moins doux et plus autoritaire, ça donne envie de se lever pour obéir. Il ne comprend toujours pas. Puis des images de rafles, d’incendies, de trains où l’on entasse des hommes comme des bestiaux. L’enfant comprend encore moins. Enfin, après les bombes que crottent les avions en l’air, des explosions toujours plus fortes, un feu d’artifice, jusqu’au plus beau, le somptueux champignon de fumée nucléaire. L’enfant a peur, il se laisse couler dans son siège pour ne pour voir l’écran. Mais les images déferlent encore, les camps de barbelés, les vivants squelettiques aux yeux noirs, les chambres à gaz, puis les corps nus, entassés, à la fois raides et mous, que des pelleteuses mettent dans la terre ou l’inverse, l’enfant ne sait plus, il suffoque, il veut partie, il ne veut plus savoir si c’est le monde réel, il ne veut pas grandir, il veut mourir.

Au dehors, il est surpris que le soleil brille encore, que les passants passent et que les filles sourient. Comment peuvent-ils ?

Les yeux rougis, ses parents lui expliquent avec douceur qu’il savaient que ce film serait dur à supporter mais qu’ils tenaient à ce que l’enfant le voie.

- Ca c’est réellement passé. C’est notre histoire politique.

- « Alors, c’est donc ça la politque, pensa l’enfant, le pouvoir qu’ont les hommes de se faire autant de mal ? »

- Mais cet Hitler, il était fou, n’est-ce pas ?

- Non. Pas plus que toi ou moi…

- Et les allemands, derrière, ils n’étaient pas fous non plus ?

- Des hommes comme toi et moi.

Bonne nouvelle ! C’est donc une rude saloperie d’être un homme.

- Qu’est-ce qu’un homme ? reprit le père. Un homme fait de choix et de circonstances. Personne n’a de pouvoir sur les circonstances, mais chacun en a sur ses choix.

Depuis ce jour, les nuits de l’enfant sont difficiles, et ses journées encore plus. Il veut comprendre. Comprendre que le monstre n’est pas un être différent de lui, hors de l’humanité, mais un être comme lui qui prend des décisions différentes. Depuis ce jour, l’enfant a peur de lui-même, il sait qu’il cohabite avec une bête violente et sanguinaire, il souhaire la tenir toute sa vie dans sa cage.

L’enfant c’était l’auteur du livre.

Je ne suis pas juif, je ne suis pas allemand, je ne suis pas japonais et je suis né plus tard : mais Auschwitz, la destruction de Berlin et le feu d’Hiroshima font désormais par de ma vie.

 

Ces paroles sont celles d’Eric-Emmanuel Schmitt en épilogue de La part de l’autre.

 

Pour moi ce choc remonte à la fin des 70’s et le début des 80’s, il avait pour origine : Le vieux fusil, Holocauste, Les uns et les autres, La passante du sans soucis

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27 octobre 2007

Et pourtant

L'autre oserait encore me dire que je n'ai rien fait de ma vie, que je n'ai rien transmis...

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Ils sont grands maintenant !

J'en suis toute émue, le nez qui pique, les yeux qui s'imbibent de larmes !

Je viens de passer deux heures à discuter avec l'un de mes filleuls (il est en prépa HEC), c'est celui qui passait très souvent à la maison quand j'étais à Chalon, qui m'appelait toutes les semaines pendant des heures.

Et là ce soir, nous avons eu notre première grande discussion philo, politico, economique... Quand je repense à nos week-end de louveteaux, pour moi c'était hier, et là nous venons d'avoir notre première joute verbale... Et il a fallu que j'argumente, que je contre, que je démontre...



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