13 mars 2009
Psychanalyse et autisme
Le « non » de G. Haag,
secrétaire générale de la Cippa
Réponse aux mises en cause répétées des abords psychanalytiques des troubles autistiques
RECTIFICATIONS. Non, ce n'est vraiment pas la référence à B. Bettelheim, telle qu’elle apparaît fréquemment dans les médias, qui inspire de nombreux psychanalystes s’occupant d’autisme, mais ce sont surtout les psychanalystes anglais F. Tustin[1] et D. Meltzer[2] largement traduits, diffusés, enseignés, commentés et prolongés depuis trois décennies, en France par exemple. Il importe de remarquer que la conception de B. Bettelheim n’est aucunement d’origine psychanalytique, mais provient de son observation que certains déportés en camp de concentration étaient en retrait autistique. L’application qu’il en fit à la famille des enfants avec autisme, regrettablement culpabilisante en effet, fut évidemment une erreur, mais pourquoi faudrait-il que, commise il y a un demi-siècle, et répétitivement mise en avant dans les médias, elle nuise encore en occultant totalement tous les travaux psychanalytiques, complètement différents, effectués depuis ? Nous ne connaissons pas non plus de collègues qui pensent « que ces enfants doivent être éloignés le plus possible de leurs parents » : les traitements se font en ambulatoire, hormis les cas où un internat est indiqué selon une décision commune parents/professionnels.
MISE AU POINT SUR CE QUE FONT DE NOMBREUX PSYCHANALYSTES DE PLUSIEURS COURANTS[3]. Ils pratiquent l’observation la plus fine possible à la recherche d’un repérage et d’une compréhension de ce que ressentent, essaient de penser, et de communiquer les enfants, les adolescents et encore les adultes, malgré leur handicap autistique. Invités à l’expression spontanée et à l’association libre, fondements de la méthode psychanalytique, avec une participation du thérapeute plus active qu’auprès d’autres patients, ils nous ont entraînés à décrypter leur langage gestuel qui peut paraître d’abord dénué de sens, par ex. déambulations et explorations tactiles des éléments du décor de la pièce et de son mobilier comme à la recherche de représentants d’une contenance corporelle et émotionnelle dont le défaut constitue la grande défaillance du trouble autistique ; ou bien concentration sur les qualités purement sensorielles des objets et mouvements stéréotypés comme agrippements incessants pour surmonter des angoisses de chute anéantissante ou de liquéfaction de leur corps qu'ils parviennent à théâtraliser de diverses manières. C’est une première symbolisation en-deçà de la possibilité d’utiliser des jouets figurés. Ils essaient aussi de communiquer les causes de leur évitement du regard : peurs d’un débordement émotionnel, ou d’une pénétration physiquement blessante. Mais ce langage tente aussi de communiquer leur conscience de la reprise, au cours des traitements, du développement normal - sur lequel ces enfants nous ont beaucoup appris - de la construction de leur image du corps et de l'espace sans laquelle les activités spontanées d’explorations et de jeux sont très difficiles, même si l’enfant a le désir d’apprendre. Il y a donc entre notre abord thérapeutique et les propositions éducatives une complémentarité très souhaitable dans un dialogue créatif au sein des institutions (J. Hochmann)[4] et dans les instances de formation (D . Amy)[5], d’information et de réflexion comme les Centres ressource autisme, complémentarité qui devrait être beaucoup plus développée encore.
Signalons également que plusieurs équipes animées par des psychanalystes ont déjà mis en place des conditions utiles au diagnostic précoce, et à la prise en charge pluridisciplinaire intensive des cas à risques autistiques, telles que l'équipe du P. Delion, Dépist’ autisme[6], et la recherche Préaut de M.C. Laznik et G. Crespin[7] avec une large sensibilisation des pédiatres aux signes d’alerte.
RENCONTRES AVEC D’AUTRES COURANTS DE RECHERCHES. Nombre de recherches des sciences cognitives et des neurosciences viennent rejoindre les observations faites par les psychanalystes. Ainsi, à propos des difficultés de la rencontre du regard, nous pensons depuis longtemps en suivant les démonstrations des patients que quelque chose est ressenti comme dur, ou explosant, ou éblouissant dans la rencontre du regard d'autrui. Une adulte avec autisme, D. Williams, le décrit très bien : cette rencontre était engloutissante et lui faisait perdre pour un temps « des pans entiers de signification »[8]. On peut donc discuter de ce qui gêne le plus le décryptage des émotions sur le visage : ce n’est peut-être pas un trouble primaire lié à une non activation de la zone cérébrale de reconnaissance des visages comme le soutiennent certains chercheurs ; en effet, cette non activation ne serait-elle pas plutôt une conséquence de la rareté du contact direct avec le visage de l'autre, rareté précisément due à cette gêne du regard ? En ce sens, nous avons l’information récente, par la remarquable bibliographie faite dans la revue Sésame-Autisme, organe de l’Association des parents du même nom (n° 155, juillet 2005), que la neurophysiologie confirme l’enregistrement d’une réponse fortement émotionnelle associée à la fixation du regard chez les autistes et que d’autres recherches nous apprennent que le contact oculaire déclenche une sensation de menace inconfortable chez les enfants autistes «ce qui fait suggérer que le détournement du regard présente un rôle fonctionnel ». Nous avons fait une discussion analogue pour la non réception de la voix à propos de l’expérience de M. Zilbovicius (2004)[9]. Des psychanalystes ont ainsi fait depuis une vingtaine d’années des jonctions passionnantes avec des chercheurs non psychanalystes, comme J. Nadel sur l’imitation précoce, C. Trevarthen (Edimbourg) sur le dialogue émotionnel dans les échanges sonores très précoces, et A. Bullinger (Genève) sur les sensorialités et les « plate-formes sensori-toniques et tonico-émotionnelles ». Il est donc faux de déclarer que les psychanalystes s’intéressant à l’autisme seraient enfermés dans une «théorie» loin des réalités dites scientifiques : sans abandonner leur propre scientificité, ils sont en pleine interaction avec la communauté scientifique internationale dans plusieurs champs d’investigation. Beaucoup sont très attentifs aux recherches génétiques en cours pouvant approcher des racines de ce qu’ils ressentent depuis longtemps en termes de vulnérabilité ou de prédispositions particulières. Nous souhaitons que ces dialogues tels qu’ils sont déjà instaurés dans plusieurs équipes, notamment autour du diagnostic précoce, se développent pour le plus grand bénéfice des patients de plusieurs pathologies, sans restriction d'ailleurs à la seule problématique de l’autisme. Certaines thérapies cognitivo-comportementales, comme les « thérapies d’échange » (C. Barthélémy, Tours) sont très intéressantes.
Les signataires affirment qu’ils ne soutiennent pas l’idée d’une psychogenèse purement environnementale de l’autisme, ni non plus l'attitude qui consisterait à « attendre la demande », attitude peut-être appropriée pour d’autres pathologies, alors qu’il faut au contraire aller chercher les sujets avec autisme de manière très vivante (A. Alvarez[10] et autres), et la mieux ajustée possible, ce qui nécessite une coopération étroite avec les parents avec un véritable accompagnement de leurs difficultés.
QUE LES PROFESSIONNELS DE DIVERSES ORIENTATIONS, ACTUELLEMENT EN RECHERCHES INTENSES, SE RASSEMBLENT DAVANTAGE POUR ENTRECROISER LEURS POINTS DE VUE EN RENONÇANT À DES EXCLUSIVES QUI RETARDENT L’AMÉLIORATION, QUALITATIVE ET QUANTITATIVE, DES SOINS, DE L’ÉDUCATION ET DE L’INSTRUCTION, TROIS DOMAINES DEVANT ÊTRE CONJUGUÉS, COMME NOTRE EXPÉRIENCE ET NOS SUPERVISIONS NOUS LE MONTRENT, POUR DONNER LEUR MEILLEURE CHANCE AUX ENFANTS, ADOLESCENTS ET ADULTES SOUFFRANT D’AUTISME.
Pr M. Amar (Nantes), Dr V. Damato (Naples), D. Amy, Dr D. Arnoux, Pr A. Aubert-Godart, P. Barrows (Londres), Pr P. Bizouard (Besançon), Dr E. Castex, M.-Ch. Choppy, Dr G. Crespin, Pr P. Delion (Lille), Dr A. Eiguer, Dr A. Feugère-Engel, Dr V. Flavigny, Dr J. Fortineau, Drs S. et Ch. Frisch (Luxembourg), Pr B. Golse, J.L. et A. Goyena, Dr G. Haag, Pr ém. J. Hochmann (Lyon), Pr D. Houzel (Caen), D. Huon, Dr F. Jardin, Dr M.-Ch. Laznik, Dr B. Lechevalier (Caen), Dr E. Lefort (Corrèze), Dr B. Lehalle, Dr A.-Y. Lenfant (Lille), Dr S. Lepastier, Dr A. Lévy, Dr S. Maiello (Rome), Pr O. Maratou (Athènes), Dr C. Masson, D. Mellier (Lyon), S. Messeca (Naples), Dr E. Moussaoui (Caen), Dr N. Nakov (Metz), A. Namer, Dr L. Ouss, P. Poyet (Blois), R. Prat, Pr J.-Ph. Raynaud (Toulouse), Dr D. Ribas, Pr M. Rhode (Londres), J. Rochette, Dr D. Rosenfeld (Buenos-Aires), Dr R. Sandri (Bruxelles), C. Sternis, H. Suarez-Labat, Dr C. Tabet (Lens), Pr S. Tordjman (Rennes), Dr B. Touati, J. Tricaud, S. Urwand, Dr A.-M. Vaillant (Corrèze) (l’absence d’indication de localité signifie Île de France).
[1] Tustin F. (1981), trad. 1986, Les Etats autistiques chez l’enfant, et 3 autres livres, Paris, Le Seuil
[2] Meltzer D. (1975), trad. 1980, Explorations dans le monde de l’autisme, Paris, Payot.
[3] Haag G. (2000), Le moi corporel in L’enfant, ses parents, et le psychanalyste, C. Geissmann et D. Houzel eds, Paris, Bayard.
(2005), Comment les psychanalystes peuvent aider les enfants avec autisme et leurs familles, in Médecine et EnfanceAutisme : état des lieux et horizons, 31520 Ramonville, Erès (n° de mai) et in
[4] Hochmann J., 2004, Au risque de la psychiatrie communautaire : une expérience de suivi au long cours d’enfants, puis d’adolescents autistes, Revue Sesame autisme, n° 152.
[5] Amy D. (2004), Comment aider l’enfant autiste ?, Paris, Dunod
[6] Delion P. et coll., 1998, Les bébés à risque autistique, Erès.
[7] Crespin G., 2004, Aspects cliniques et pratiques de la prévention de l’autisme, Cahiers de Préaut, Paris, L’Harmattan.
[8] Williams D. (1992) trad. Si on me touche, je n’existe plus, Paris, R. Laffon
[9] Haag G., avec le soutien de 160 collègues et de quelques chercheurs non psychanalystes : Réflexions de psychothérapeutes de formation psychanalytique s’occupant de sujets avec autisme, Carnet PSY mars 2005, cf. Le Monde, 18/05/05, par C. Vincent.
[10] Alvarez A. (1992), trad. 1997, Une présence bien vivante, 56260 Larmor-Plage, Le Hublot.
08 mars 2009
Journée de la Femme ou presque...
Source : L'actu en patates.
Les droits des Femmes en FRANCE
DATES IMPORTANTES DANS L'HISTOIRE DES DROITS
DES FEMMES EN FRANCE
L'idée que les femmes ont les mêmes droits que
les hommes est toute récente. Auparavant, comme pour toute discrimination, on
s'appuyait sur leurs différences, de nature, de fonction, pour justifier le
fait qu'elles étaient privées d'un certain nombre de droits. De plus, on les a
le plus souvent considérées comme inférieures, incapables de réflexion, de
logique, de maturité. Éternelles mineures, elles devaient se cantonner aux
charges du foyer. Sauf lorsqu'elles étaient pauvres : on les exploitait alors
autant et même plus que les hommes...
Aujourd'hui, si dans les textes, les femmes
ont les mêmes droits que les hommes, dans la réalité bien des inégalités
subsistent : elles occupent encore majoritairement les emplois subalternes,
donc moins bien payés; elles sont, plus que les hommes, victimes du chômage et
de la précarité; et elles sont, encore aujourd'hui, souvent systématiquement
écartées du pouvoir, dans les partis politiques, au Parlement, au
gouvernement...
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1790 |
Les
lois de la Révolution : la femme a le
même droit à l'héritage que les enfants de sexe masculin. |
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1804 |
Le Code
Napoléon consacre l'incapacité juridique de la femme mariée : |
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1816 |
Suppression
totale du divorce. |
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1850 |
La loi Falloux oblige les communes de plus de 800 habitants
à ouvrir une école primaire spéciale pour les filles. |
1848 : instauration du "suffrage
universel" masculin |
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1863 |
Victor Duruy,
ministre de l'Instruction publique, crée les cours secondaires pour
jeunes filles, jusque-là interdits. |
1861 : Julie Daubié première femme
bachelière |
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1874 |
Première loi
tentant de protéger les femmes au travail : les femmes ne peuvent travailler
dans les mines, ni travailler le dimanche. |
1871 : Louise Michel, communarde, est
déportée à Nouméa |
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1880 |
La loi Camille
Sée organise l'enseignement secondaire féminin (il est différent de celui
dispensé aux garçons). |
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1881 |
Loi autorisant les femmes à ouvrir un livret de Caisse
d'épargne sans l'autorisation de leur époux |
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1882 |
Lois Jules
Ferry : l'école primaire est obligatoire et gratuite pour les filles comme
pour les garçons. |
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1884 |
Loi autorisant
le divorce, aux mêmes conditions qu'en 1804. |
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1892 |
Loi limitant la
journée de travail à 11 heures pour les femmes. Il est interdit de les faire
travailler la nuit (loi mal appliquée). |
1900 : Jeanne Chauvin première femme
avocate. |
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1906 |
Repos
hebdomadaire pour tous les travailleurs. |
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1907 |
La femme mariée qui travaille a le droit de disposer de son
salaire (mais pas de gérer ses autres biens). |
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1908 |
Libéralisation du droit au divorce : il est autorisé, à la
demande des deux époux, après 3 ans de séparation de corps. |
1908 : Madeleine Brès, première femme à
exercer la médecine |
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1909 |
Loi instituant un congé de maternité de 8 semaines, sans traitement. Le port du pantalon par les femmes n’est plus un délit
quand elle monte à cheval. |
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1915 |
Les femmes
disposent de l'autorité paternelle en l'absence du mari, et pour la durée de
la guerre. |
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1920 |
Loi faisant de
la contraception et de l'avortement un délit pénal. hommes. |
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1924 |
L'enseignement secondaire est le même pour les filles que
pour les garçons. |
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1928 |
Loi instituant
le congé de maternité. |
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1932 |
Création des
Allocations Familiales. |
1936 : le gouvernement Léon Blum compte 3
femmes sous-secrétaires d'État |
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1938 |
Loi reconnaissant à la femme une "capacité
juridique" restreinte : droit d'"ester en justice", de
témoigner, etc... |
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1941 |
Le divorce est
interdit pendant les trois première années suivant le mariage; ensuite aussi,
sauf en cas de sévices graves et répétés. |
1941 : officialisation de la fête des mères |
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1942 |
L'avortement
est considéré comme un crime contre l'État, passible de la peine de mort. |
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1944 |
Une ordonnance d'Alger accorde aux femmes le droit de vote
et le droit d'éligibilité. |
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1945 |
Rétablissement
du divorce aux conditions de 1908. |
34 femmes sont élues députées |
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1946 |
Le préambule de
la Constitution pose le principe de l'égalité des droits entre hommes et
femmes. |
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1965 |
Réforme du régime matrimonial de 1804 : la femme peut gérer
ses biens, ouvrir un compte en banque, exercer une profession sans
l'autorisation de son mari. |
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1965 |
L'enseignement
technique est ouvert aux filles. |
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1967 |
Loi Neuwirth autorisant la contraception ; celle-ci sera
remboursée en 1974. |
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1970 |
La mère devient l'égale du père en matière d'autorité
parentale. |
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1971 |
Loi rendant obligatoire l'égalité des salaires entre les
hommes et les femmes pour un même travail. |
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1974 |
Loi Veil autorisant l'IVG, sous certaines conditions. |
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Libéralisation du divorce
. |
1980 Marguerite Yourcenar, première femme à
l'Académie française |
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1983 |
Loi Roudy, qui
interdit toute discrimination professionnelle en raison du sexe. |
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1986 |
Circulaire
légalisant l'emploi du féminin pour les noms de métier. |
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1990 |
Arrêt de la Cour de cassation condamnant le viol entre
époux. |
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1992 |
Loi réprimant
les violences conjugales, et loi sanctionnant le harcèlement sexuel au
travail. |
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1999 2000 |
Réforme de la
Constitution : la loi "favorise" l'égal accès des hommes et des
femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives. Loi en faveur
de la parité hommes/femmes en politique. |
à l'Assemblée nationale élue en 1997, les
femmes représentent moins de 11% des députés |
SOUS L'ANCIEN RÉGIME
· Les fils seuls ont le droit à l'héritage. Les
filles sont seulement "dotées", selon le bon vouloir des parents.
· Le mariage, acte religieux, est soumis à
l'autorisation du père, quel que soit l'âge des futurs époux.
· Le mariage est indissoluble ; le divorce et même
la séparation de corps sont impossibles.
· Le mari seul a le droit de gérer les biens du
couple et les biens de sa femme (mais il n'a pas le droit de dilapider la dot
de sa femme).
LES LOIS DE LA RÉVOLUTION
· Les filles ont le même droit à l'héritage que
les fils.
· Le mariage, acte civil, n'est plus soumis à
l'autorisation parentale.
· Le divorce est autorisé dans les cas suivants :
o par simple consentement mutuel des deux époux ;
o sur la demande de l'un des époux : pour
incompatibilité d'humeur, démence, fureur, condamnation infamante, crime,
sévices, injures graves, abandon du domicile conjugal pendant deux ans,
dérèglement des moeurs notoires.
· La femme a le droit d'accomplir certains actes
juridiques, mais le mari garde " la suprématie" dans l'administration
des biens.
LE CODE NAPOLÉON
· le mariage est soumis au consentement du père :
o pour le fils, jusqu'à 25 ans ;
o pour la fille, toujours.
· La femme passe par son mariage de la tutelle de
ses parents à celle de son mari :
o elle doit suivre son mari à son domicile;
(jusqu'en 1975)
o elle n'a aucun droit sur l'administration des
bien communs; (jusqu'en 1965)
o elle ne peut disposer de ses biens personnels,
ni les gérer sans l'autorisation de son époux, même en cas de séparation de
corps; (jusqu'en 1965)
o elle ne peut sans autorisation de son mari
exercer une profession; (jusqu'en 1965)
o elle ne peut accomplir aucun acte juridique.
(abrogé partiellement en 1938, définitivement en 1965)
· Les époux se doivent fidélité, mais pas au même
degré : (jusqu'en 1975)
o la femme adultère est passible d'un
emprisonnement de 3 mois à 2 ans ;
o l'homme adultère est passible d'une simple
amende, et seulement s'il amène sa concubine au domicile conjugal.
· Le divorce n'est autorisé que dans trois cas
:(jusqu'en 1975)
o adultère ;
o condamnation à une peine infamante;
o sévices et injure grave.
LA LOI DE 1975 SUR LE DIVORCE
- La femme n'est plus obligée
de vivre au domicile de son mari.
· L'adultère est dépénalisé.
· Le divorce par simple consentement mutuel
devient possible.
· La rupture de la vie commune devient un cas de
divorce, même sans le consentement de l'un des époux.
L'essentiel
de cette page a été réalisé par la section LDH d'Aix en Provence.
Vous trouverez un dossier historique dans le numéro spécial de L'Histoire
consacré aux Femmes - juillet/août 2000.
Le 8 mars...
En tant que femme, je trouve pathétique qu'il y ait encore une Journée de la
Femme !
Rien que l'existence de cette journée laisse supposer que les femmes sont
des êtres inférieurs qu'il faut honorer une fois l'an !
Quand cette journée aura enfin disparu, nous serons des êtres humains comme
les autres !
Cette après-midi, sur LCP est rediffusé un docu-fiction avec pour thème le
vote des femmes en France. : "La
Française doit voter"...
Petits rappels :
Source : Journée de la Femme
L'histoire de la conquête du droit
de vote des femmes dans le monde
(maj. 5/3/2008)
|
Date |
Pays |
Objet |
Evénements |
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1893 |
Nouvelle-Zélande |
Droit de vote |
Les femmes obtiennent le droit de vote. Elles pourront
être élues à partir de 1919. |
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1/6/1906 |
Finlande |
Droit de vote |
Une loi du gouvernement accorde à tous le droit de vote.
Les femmes purent donc voter, ce qui permit dès 1907 l 'élection de 19 femmes députées sur une chambre de 200 membres. (9,5% de femmes) Ce taux s'affaiblit par la suite à 5% avant de s'accroître considérablement à partir de 1983 au-dessus des 30%. Actuellement 37,5% du parlement est composé de femmes. Pour les scrutins municipaux il aura fallu attendre 1917 (année ou la Finlande devient indépendante de la Russie) pour qu'elles obtiennent le droit de vote et d'éligibilité aux élections municipales. (informations recueillies grâce à l'utilisation de l'esperanto par H. Masson) |
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1908 |
Danemark |
Droit de vote |
Les femmes de plus de 25 ans qui payent des impôts peuvent
voter |
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1909 |
Suisse |
Suffragettes |
Fondation du mouvement en suisse (elles n’obtiendront le
droit de vote qu'en 1972) |
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1912 |
Chine |
Suffragettes |
Des suffragettes envahissent le Parlement pour revendiquer
l'égalité des droits et la liberté de leur mariage. |
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1916 |
Canada |
Droit de vote |
L'état du Manitoba est le premier état du Canada à
accorder le droit de vote aux femmes, au Québec il faudra attendre 1940. |
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1918 |
Allemagne |
Citoyenneté |
12 novembre 1918 les femmes obtiennent leur droit
politique. |
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1918 |
Canada |
Droit de vote |
Le droit de vote est accordé aux femmes au niveau fédéral. |
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1919 |
Grande-Bretagne |
Droit de vote |
Les femmes de plus de 30 ans ont le droit de vote, il
faudra attendre 1938 pour le droit de vote avec un âge en égalité avec les
hommes |
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1919 |
Divers pays |
Droit de vote |
Accordée aux femmes en Tchécoslovaquie,
la Suède, l'Autriche, les Pays-Bas,
le Luxembourg |
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1920 |
France |
Liberté |
Depuis 1920, une femme mariée peut adhérer à un syndicat
sans demander l'autorisation à son marie. Le saviez-vous ? |
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1921 |
Pologne |
Droit de vote |
La constitution garantit définitivement aux femmes droit
de vote, éligibilité et accès aux hautes fonctions publiques. Les femmes
mariées obtiennent les doits juridiques, jusqu'ici réservés aux célibataires. |
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1925 |
France |
Droit de vote |
Les députés votent le droit aux votes des femmes - Celui
sera repoussé par les sénateurs ! |
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1931 |
Portugal |
Droit de vote |
Il est accordé aux femmes diplômées de l'enseignement
supérieur! les hommes eux doivent uniquement savoir lire et écrire. |
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1931 |
Chili |
Droit de vote |
Il est accordé aux femmes avec des restrictions qui ne
seront levées qu'en 1949. |
|
1931 |
Espagne |
Droit de vote |
Il est accordé provisoirement aux femmes (Jusqu'à la
victoire du général Franco en 1939 qui va faire sombrer l'Espagne dans une
très mauvaise histoire) |
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1932 |
Uruguay |
Droit de vote |
Il est accordé aux femmes. |
|
1932 |
Brésil |
Droit de vote |
Il est accordé aux femmes ainsi que le droit d'être élue. |
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1935 |
Philippines |
Droit de vote |
Les Femmes sont consultées par Référendum sur
l'opportunité de leur accorder le droit de vote? Elles répondent OUI à 95% ! |
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1938 |
Grande-Bretagne |
Droit de vote |
Le droit de vote des femmes est accordé sans limitation
par rapport aux hommes (Cf.: 1919) |
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1940 |
Canada |
Droit de vote |
L'état du Québec a accordé le droit de vote aux femmes. |
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21/4/44 |
France |
Droit de vote |
L'ordonnance du 21 Avril 1944, accorde le droit de vote
aux Femmes Françaises, qu'elles exerceront pour la première fois le 20 avril
1945. |
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20/4/45 |
France |
Droit de Vote |
Les femmes votent pour les élections municipales. Le droit
a être élu est très symbolique. |
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1945 |
ONU |
Égalité des droits |
L'ONU proclame par sa charte l'égalité des droits des
hommes et des femmes. |
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1945 |
Divers Pays |
Droit de vote |
Il est accordé aux femmes en HONGRIE,
INDONESIE, ITALIE, JAPON, PORTUGAL (plus de diplômes enseignement
supérieur nécessaire) et JAPON. |
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Etats-Unis |
Droit des femmes |
Aux USA, le général McArthur prend des dispositions en
faveur des femmes: Droit de vote, droit au divorce, droit sur la propriété,
droit sur l'héritage et divers abolition sur la prostitution et le droit de
vendre des fillettes pour qu’elles deviennent des GEISHAS. |
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1947 |
Divers pays |
Droit de vote |
Il est accordé aux femmes au VENEZUELA,
en ARGENTINE, en YOUGOSLAVIE et en BULGARIE. |
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1948 |
Belgique |
Droit de vote |
Il est accordé aux femmes en Belgique (le droit n'était
accordé depuis 1920 que pour les élections communales.) |
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1948 |
Bolivie, Roumanie |
Droit de vote |
Il est accordé aux femmes |
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1948 |
Israël |
Droit de vote |
Il est accordé aux femmes dès la déclaration d'indépendance prononcée par David Ben Gourions : "il assurera à tous
ses citoyens la totale égalité de leurs droits sociaux et politiques sans
distinction de religion, de race ou de sexe". Ainsi les femmes israéliennes,
qu'elles soient juives, chrétiennes, arabes, laïques ou autre n'ont pas eu à
se battre pour obtenir le droit de vote. |
|
1949 |
Chili |
Droit de vote |
Il est accordé aux femmes maintenant sans restriction (cf.:
1931) |
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1952 |
Grèce |
Droit de vote |
Il est accordé aux femmes mais limité aux élections
législatives |
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1955 |
Pérou |
Droit de vote |
Il est accordé aux femmes |
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1960 |
Italie |
Égalité |
Loi sur l'égalité des salaires entre les hommes et les femmes |
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1963 |
Iran, Kenya |
Droit de vote |
Il est accordé aux femmes |
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1972 |
Suisse |
Droit de vote |
Il est enfin accordé aux femmes |
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1975 |
Portugal |
Droit de vote |
Le Portugal lève les conditions d'accès aux votes des
femmes (sans condition d'instruction) cf.: 1931 |
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1975/76 |
Espagne |
Droit de vote |
Retour du droit de vote des femmes après qu'il fut abolit
par général Franco en 1939. (Nous recherchons la date exacte 1975 ou 1976) |
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1984 |
Liechtenstein |
Droit de vote |
Il est accordé aux femmes |
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1986 |
Rép.Centrafricaine |
Droit de vote |
Les femmes sont éligibles. |
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|
Djibouti |
Droit de vote |
Les femmes sont éligibles. |
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1990 |
Îles Samoa Occid. |
Droit de vote |
Les femmes sont éligibles. |
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1999 |
Koweït |
Droit de vote |
Il est accordé aux femmes. Mais refusé par les tribunaux
islamistes |
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2000 |
France |
Droit de vote |
Loi portant sur l'égalité de l'accès aux mandats
électoraux (parité des listes électorales) |
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2/2005 |
Koweït |
Droit de vote |
Un débat est ouvert, car l'article 1 de la loi
électorale qui réserve le droit de vote aux seuls hommes est contraire
à la constitution qui proclame l'égalité entre les sexes. |
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16/5/2005 |
Koweït |
Droit de vote |
Le parlement koweitien a approuvé l'amendement de la loi
électorale qui accorde le droit de vote aux femmes et qui leur permet d'être
éligibles. |
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16/12/2006 |
EAU |
Droit de vote |
Les Emirats arabe unis accordent aux femmes un droit de
vote. Une femme a été élue au 1er scrutin législatif sur 4 les siège d'élus
au CNF d'Abou Dhabi (les autres étant désigné par les émirs souverains) |
Aujourd’hui, il n’y a aucun pays où les hommes auraient le droit de vote
mais pas les femmes. Toutefois, dans quatre pays (Arabie saoudite, Brunei, Myanmar,
Vatican),
il n’y a pas d’élections, et les femmes sont donc privées du droit de vote au
même titre que les hommes. Cependant, en Arabie Saoudite, il existe des
élections au niveau municipal depuis 2005.

