Trinity's blog

xxxxxxxxxxxxxxxxxxPlus les hommes seront éclairés, plus ils seront libres.xxxxxxxxxxxxxxxxxx Quand l'Injustice acquiert force de Loi, La Résistance devient un Devoir ! Opposons aux esprits illuminés des esprits lumineux

13 mars 2009

Psychanalyse et autisme

Le « non » de G. Haag,

 

secrétaire générale de la Cippa


Réponse aux mises en cause répétées des abords psychanalytiques des troubles autistiques

 

RECTIFICATIONS. Non, ce n'est vraiment pas la référence à B. Bettelheim, telle qu’elle apparaît fréquemment dans les médias, qui inspire de nombreux psychanalystes s’occupant d’autisme, mais ce sont surtout les psychanalystes anglais F. Tustin[1] et D. Meltzer[2] largement traduits, diffusés, enseignés, commentés et prolongés depuis trois décennies, en France par exemple. Il importe de remarquer que la conception de B. Bettelheim n’est aucunement d’origine psychanalytique, mais provient de son observation que certains déportés en camp de concentration étaient en retrait autistique. L’application qu’il en fit à la famille des enfants avec autisme, regrettablement culpabilisante en effet, fut évidemment une erreur, mais pourquoi faudrait-il que, commise il y a un demi-siècle, et répétitivement mise en avant dans les médias, elle nuise encore en occultant totalement tous les travaux psychanalytiques, complètement différents, effectués depuis ? Nous ne connaissons pas non plus de collègues qui pensent « que ces enfants doivent être éloignés le plus possible de leurs parents » : les traitements se font en ambulatoire, hormis les cas où un internat est indiqué selon une décision commune parents/professionnels.

 

MISE AU POINT SUR CE QUE FONT DE NOMBREUX PSYCHANALYSTES DE PLUSIEURS COURANTS[3]. Ils pratiquent l’observation la plus fine possible à la recherche d’un repérage et d’une compréhension de ce que ressentent, essaient de penser, et de communiquer les enfants, les adolescents et encore les adultes, malgré leur handicap autistique. Invités à l’expression spontanée et à l’association libre, fondements de la méthode psychanalytique, avec une participation du thérapeute plus active qu’auprès d’autres patients, ils nous ont entraînés à décrypter leur langage gestuel qui peut paraître d’abord dénué de sens, par ex. déambulations et explorations tactiles des éléments du décor de la pièce et de son mobilier comme à la recherche de représentants d’une contenance corporelle et émotionnelle dont le défaut constitue la grande défaillance du trouble autistique ; ou bien concentration sur les qualités purement sensorielles des objets et mouvements stéréotypés comme agrippements incessants pour surmonter des angoisses de chute anéantissante ou de liquéfaction de leur corps qu'ils parviennent à théâtraliser de diverses manières. C’est une première symbolisation en-deçà de la possibilité d’utiliser des jouets figurés. Ils essaient aussi de communiquer les causes de leur évitement du regard : peurs d’un débordement émotionnel, ou d’une pénétration physiquement blessante. Mais ce langage tente aussi de communiquer leur conscience de la reprise, au cours des traitements, du développement normal - sur lequel ces enfants nous ont beaucoup appris - de la construction de leur image du corps et de l'espace sans laquelle les activités spontanées d’explorations et de jeux sont très difficiles, même si l’enfant a le désir d’apprendre. Il y a donc entre notre abord thérapeutique et les propositions éducatives une complémentarité très souhaitable dans un dialogue créatif au sein des institutions (J. Hochmann)[4] et dans les instances de formation (D . Amy)[5], d’information et de réflexion comme les Centres ressource autisme, complémentarité qui devrait être beaucoup plus développée encore.   

 

Signalons également que plusieurs équipes animées par des psychanalystes ont déjà mis en place des conditions utiles au diagnostic précoce, et à la prise en charge pluridisciplinaire intensive des cas à risques autistiques, telles que l'équipe du P. Delion, Dépist’ autisme[6], et la recherche Préaut de M.C. Laznik et G. Crespin[7] avec une large sensibilisation des pédiatres aux signes d’alerte.

 

RENCONTRES AVEC D’AUTRES COURANTS DE RECHERCHES. Nombre de recherches des sciences cognitives et des neurosciences viennent rejoindre les observations faites par les psychanalystes. Ainsi, à propos des difficultés de la rencontre du regard, nous pensons depuis longtemps en suivant les démonstrations des patients que quelque chose est ressenti comme dur, ou explosant, ou éblouissant dans la rencontre du regard d'autrui. Une adulte avec autisme, D. Williams, le décrit très bien : cette rencontre était engloutissante et lui faisait perdre pour un temps « des pans entiers de signification »[8]. On peut donc discuter de ce qui gêne le plus le décryptage des émotions sur le visage : ce n’est peut-être pas un trouble primaire lié à une non activation de la zone cérébrale de reconnaissance des visages comme le soutiennent certains chercheurs ; en effet, cette non activation ne serait-elle pas plutôt  une conséquence de la rareté du contact direct avec le visage de l'autre, rareté précisément due à cette gêne du regard ? En ce sens, nous avons l’information récente, par la remarquable bibliographie faite dans la revue Sésame-Autisme, organe de l’Association des parents du même nom (n° 155, juillet 2005), que la neurophysiologie confirme l’enregistrement d’une réponse fortement émotionnelle associée à la fixation du regard chez les autistes et que d’autres recherches nous apprennent que le contact oculaire déclenche une sensation de menace inconfortable chez les enfants autistes «ce qui fait suggérer que le détournement du regard présente un rôle fonctionnel ». Nous avons fait une discussion analogue pour la non réception de la voix à propos de l’expérience de M. Zilbovicius (2004)[9]. Des psychanalystes ont ainsi fait depuis une vingtaine d’années des jonctions passionnantes avec des chercheurs non psychanalystes, comme J. Nadel sur l’imitation précoce, C. Trevarthen (Edimbourg) sur le dialogue émotionnel dans les échanges sonores très précoces, et A. Bullinger (Genève) sur les sensorialités et les « plate-formes sensori-toniques et tonico-émotionnelles ». Il est donc faux de déclarer que les psychanalystes s’intéressant à l’autisme seraient enfermés dans une «théorie» loin des réalités dites scientifiques : sans abandonner leur propre scientificité, ils sont en pleine interaction avec la communauté scientifique internationale dans plusieurs champs d’investigation. Beaucoup sont très attentifs aux recherches génétiques en cours pouvant approcher des racines de ce qu’ils ressentent depuis longtemps en termes de vulnérabilité ou de prédispositions particulières. Nous souhaitons que ces dialogues tels qu’ils sont déjà instaurés dans plusieurs équipes, notamment autour du diagnostic précoce, se développent pour le plus grand bénéfice des patients de plusieurs pathologies, sans restriction d'ailleurs à la seule problématique de l’autisme. Certaines thérapies cognitivo-comportementales, comme les « thérapies d’échange » (C. Barthélémy, Tours) sont très intéressantes.

 

Les signataires affirment qu’ils ne soutiennent pas l’idée d’une psychogenèse purement environnementale de l’autisme, ni non plus l'attitude qui consisterait à  « attendre la demande », attitude peut-être appropriée pour d’autres pathologies, alors qu’il faut au contraire aller chercher les sujets avec autisme de manière très vivante (A. Alvarez[10] et autres), et la mieux ajustée possible, ce qui nécessite une coopération étroite avec les parents avec un véritable accompagnement de leurs difficultés.

 

QUE LES PROFESSIONNELS DE DIVERSES ORIENTATIONS, ACTUELLEMENT EN RECHERCHES INTENSES, SE RASSEMBLENT DAVANTAGE POUR ENTRECROISER LEURS POINTS DE VUE EN RENONÇANT À DES EXCLUSIVES QUI RETARDENT L’AMÉLIORATION, QUALITATIVE ET QUANTITATIVE, DES SOINS, DE L’ÉDUCATION ET DE L’INSTRUCTION, TROIS DOMAINES DEVANT ÊTRE CONJUGUÉS, COMME NOTRE EXPÉRIENCE ET NOS SUPERVISIONS NOUS LE MONTRENT, POUR DONNER LEUR MEILLEURE CHANCE AUX ENFANTS, ADOLESCENTS ET ADULTES SOUFFRANT D’AUTISME.

 

Pr M. Amar (Nantes), Dr V. Damato (Naples), D. Amy, Dr D. Arnoux, Pr A. Aubert-Godart, P. Barrows (Londres), Pr P. Bizouard (Besançon), Dr E. Castex, M.-Ch. Choppy, Dr G. Crespin, Pr P. Delion (Lille), Dr A. Eiguer, Dr A. Feugère-Engel, Dr V. Flavigny, Dr J. Fortineau, Drs S. et Ch. Frisch (Luxembourg), Pr B. Golse, J.L. et A. Goyena, Dr G. Haag, Pr ém. J. Hochmann (Lyon), Pr D. Houzel (Caen), D. Huon, Dr F. Jardin, Dr M.-Ch. Laznik, Dr B. Lechevalier (Caen), Dr E. Lefort (Corrèze), Dr B. Lehalle, Dr  A.-Y. Lenfant (Lille), Dr S. Lepastier, Dr A. Lévy, Dr S. Maiello (Rome), Pr O. Maratou (Athènes), Dr C. Masson, D. Mellier (Lyon), S. Messeca (Naples), Dr E. Moussaoui (Caen), Dr N. Nakov (Metz), A. Namer, Dr L. Ouss, P. Poyet (Blois), R. Prat, Pr J.-Ph. Raynaud (Toulouse), Dr D. Ribas, Pr M. Rhode (Londres), J. Rochette, Dr D. Rosenfeld (Buenos-Aires), Dr R. Sandri (Bruxelles),  C. Sternis, H. Suarez-Labat, Dr C. Tabet (Lens), Pr S. Tordjman (Rennes),  Dr B. Touati, J. Tricaud, S. Urwand, Dr A.-M. Vaillant (Corrèze) (l’absence d’indication de localité signifie Île de France).

 

 

 

[1] Tustin F. (1981), trad. 1986, Les Etats autistiques chez l’enfant, et 3 autres livres, Paris, Le Seuil

 

[2] Meltzer D. (1975), trad. 1980, Explorations dans le monde de l’autisme, Paris, Payot.

 

[3] Haag G. (2000), Le moi corporel in L’enfant, ses parents, et le psychanalyste, C. Geissmann et D. Houzel eds, Paris, Bayard.

 

(2005), Comment les psychanalystes peuvent aider les enfants avec autisme et leurs familles, in Médecine et EnfanceAutisme : état des lieux et horizons, 31520 Ramonville, Erès (n° de mai) et in

 

[4] Hochmann J., 2004, Au risque de la psychiatrie communautaire : une expérience de suivi au long cours d’enfants, puis d’adolescents autistes, Revue Sesame autisme, n° 152.

 

[5] Amy D. (2004), Comment aider l’enfant autiste ?, Paris, Dunod

 

[6] Delion P. et coll., 1998, Les bébés à risque autistique, Erès.

 

[7] Crespin G., 2004, Aspects cliniques et pratiques de la prévention de l’autisme, Cahiers de Préaut, Paris, L’Harmattan.

 

[8] Williams D. (1992) trad. Si on me touche, je n’existe plus, Paris, R. Laffon

 

[9] Haag G., avec le soutien de 160 collègues et de quelques chercheurs non psychanalystes : Réflexions de  psychothérapeutes de formation psychanalytique s’occupant de sujets avec autisme, Carnet PSY mars 2005, cf. Le Monde, 18/05/05, par C. Vincent.

 

[10] Alvarez A. (1992), trad. 1997, Une présence bien vivante, 56260 Larmor-Plage, Le Hublot.

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08 mars 2009

Journée de la Femme ou presque...

071_flemme

Source  : L'actu en patates.

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Les droits des Femmes en FRANCE

DATES IMPORTANTES DANS L'HISTOIRE DES DROITS

DES FEMMES EN FRANCE

L'idée que les femmes ont les mêmes droits que les hommes est toute récente. Auparavant, comme pour toute discrimination, on s'appuyait sur leurs différences, de nature, de fonction, pour justifier le fait qu'elles étaient privées d'un certain nombre de droits. De plus, on les a le plus souvent considérées comme inférieures, incapables de réflexion, de logique, de maturité. Éternelles mineures, elles devaient se cantonner aux charges du foyer. Sauf lorsqu'elles étaient pauvres : on les exploitait alors autant et même plus que les hommes...

Aujourd'hui, si dans les textes, les femmes ont les mêmes droits que les hommes, dans la réalité bien des inégalités subsistent : elles occupent encore majoritairement les emplois subalternes, donc moins bien payés; elles sont, plus que les hommes, victimes du chômage et de la précarité; et elles sont, encore aujourd'hui, souvent systématiquement écartées du pouvoir, dans les partis politiques, au Parlement, au gouvernement...

 


                                                                                                                                                                                                             
 

 

 
 

Sous   l'Ancien Régime.

 
 

1790

 
 

Les   lois de la Révolution : la femme a le   même droit à l'héritage que les enfants de sexe masculin.

 
 

1804

 

Le Code   Napoléon consacre l'incapacité juridique de la femme mariée :
      . la femme, considérée comme mineure, est entièrement sous   la tutelle de ses parents, puis de son époux;
      . restrictions sévères au droit de divorcer.

 
 

1816

 
 

Suppression   totale du divorce.

 
 

 

 
 

1850

 
 

La loi Falloux oblige les communes de plus de 800 habitants   à ouvrir une école primaire spéciale pour les filles.

 
 

1848 : instauration du "suffrage   universel" masculin

 
 

1863

 
 

Victor Duruy,   ministre de l'Instruction publique,  crée les cours secondaires pour   jeunes filles, jusque-là interdits.

 
 

1861 : Julie Daubié première femme   bachelière

 
 

1874

 
 

Première loi   tentant de protéger les femmes au travail : les femmes ne peuvent travailler   dans les mines, ni travailler le dimanche.

 
 

1871 : Louise Michel, communarde, est   déportée à Nouméa

 
 

1880

 
 

La loi Camille   Sée organise l'enseignement secondaire féminin (il est différent de celui   dispensé aux garçons).

 
 

 

 
 

1881

 
 

Loi autorisant les femmes à ouvrir un livret de Caisse   d'épargne sans l'autorisation de leur époux

 
 

 

 
 

1882

 
 

Lois Jules   Ferry : l'école primaire est obligatoire et gratuite pour les filles comme   pour les garçons.

 
 

 

 
 

1884

 
 

Loi autorisant   le divorce, aux mêmes conditions qu'en 1804.

 
 

1892

 
 

Loi limitant la   journée de travail à 11 heures pour les femmes. Il est interdit de les faire   travailler la nuit  (loi mal appliquée).

 
 

1900 : Jeanne Chauvin première femme   avocate.
  1903 : Marie Curie reçoit le prix Nobel de Physique

 
 

1906

 
 

Repos   hebdomadaire pour tous les travailleurs.

 
 

1907

 
 

La femme mariée qui travaille a le droit de disposer de son   salaire (mais pas de gérer  ses autres biens).

 
 

 

 
 

1908

 
 

Libéralisation du droit au divorce : il est autorisé, à la   demande des deux époux, après 3 ans de séparation de corps.

 
 

1908 : Madeleine Brès, première femme à   exercer la médecine

 
 

1909

 
 

Loi instituant   un congé de maternité de 8 semaines, sans traitement.

 

Le port du pantalon par les femmes n’est plus un délit   quand elle

 

monte à cheval.

 
 

1915

 
 

Les femmes   disposent de l'autorité paternelle en l'absence du mari, et pour la durée de   la guerre.

 
 

 

 
 

1920

 
 

Loi faisant de   la contraception et de l'avortement un délit pénal.
  Les institutrices obtiennent l'égalité de rémunération avec les

 

hommes.

 
 

1924

 
 

L'enseignement secondaire est le même pour les filles que   pour

 

les garçons.

 
 

1928

 
 

Loi instituant   le congé de maternité.

 
 

 

 
 

1932

 
 

Création des   Allocations Familiales.

 
 

1936 : le gouvernement Léon Blum compte 3   femmes sous-secrétaires d'État

 
 

1938

 
 

Loi reconnaissant à la femme une "capacité   juridique" restreinte : droit d'"ester en justice", de   témoigner, etc...

 
 

1941

 
 

Le divorce est   interdit pendant les trois première années suivant le mariage; ensuite aussi,   sauf en cas de sévices graves et répétés.

 
 

1941 : officialisation de la fête des mères

 
 

1942

 
 

L'avortement   est considéré comme un crime contre l'État, passible de la peine de mort.

 
 

 

 
 

1944

 
 

Une ordonnance d'Alger accorde aux femmes le droit de vote   et le droit d'éligibilité.
  Les femmes sont admises dans les jurys d'assises

 
 

 

 
 

1945

 
 

Rétablissement   du divorce aux conditions de 1908.
  Loi instituant le congé de maternité obligatoire et indemnisé à 50%.

 
 

34 femmes sont élues députées

 
 

1946

 
 

Le préambule de   la Constitution pose le principe de l'égalité des droits entre hommes et   femmes.

 
 

 

 
 

1965

 
 

Réforme du régime matrimonial de 1804 : la femme peut gérer   ses biens, ouvrir un compte en banque, exercer une profession sans   l'autorisation de son mari.

 
 

 

 
 

1965

 
 

L'enseignement   technique est ouvert aux filles.

 
 

 

 
 

1967

 
 

Loi Neuwirth autorisant la contraception ; celle-ci sera   remboursée

 

en 1974.

 
 

1970

 
 

La mère devient l'égale du père en matière d'autorité   parentale.

 
 

1971

 
 

Loi rendant obligatoire l'égalité des salaires entre les   hommes et les femmes pour un même travail.

 
 

 

 
 

1974

 
 

Loi Veil autorisant l'IVG, sous certaines conditions.

 
 

 

 
 

1975

 
 

Libéralisation du divorce   .

 
 

1980 Marguerite Yourcenar, première femme à   l'Académie française

 
 

1983

 
 

Loi Roudy, qui   interdit toute discrimination professionnelle en raison du sexe.

 
 

1986

 
 

Circulaire   légalisant l'emploi du féminin pour les noms de métier.

 
 

1990

 
 

Arrêt de la Cour de cassation condamnant le viol entre   époux.

 
 

1992

 
 

Loi réprimant   les violences conjugales, et loi sanctionnant le harcèlement sexuel au   travail.

 
 

 

 
 

1999

 

2000

 
 

Réforme de la   Constitution : la loi "favorise" l'égal accès des hommes et des   femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives.

 

Loi en faveur   de la parité hommes/femmes en politique.

 
 

à l'Assemblée nationale élue en 1997, les   femmes représentent moins de 11% des députés

 


 


SOUS L'ANCIEN RÉGIME

· Les fils seuls ont le droit à l'héritage. Les filles sont seulement "dotées", selon le bon vouloir des parents.

· Le mariage, acte religieux, est soumis à l'autorisation du père, quel que soit l'âge des futurs époux.

· Le mariage est indissoluble ; le divorce et même la séparation de corps sont impossibles.

· Le mari seul a le droit de gérer les biens du couple et les biens de sa femme (mais il n'a pas le droit de dilapider la dot de sa femme).


 

LES LOIS DE LA RÉVOLUTION

· Les filles ont le même droit à l'héritage que les fils.

· Le mariage, acte civil, n'est plus soumis à l'autorisation parentale.

· Le divorce est autorisé dans les cas suivants :

o par simple consentement mutuel des deux époux ;

o sur la demande de l'un des époux : pour incompatibilité d'humeur, démence, fureur, condamnation infamante, crime, sévices, injures graves, abandon du domicile conjugal pendant deux ans, dérèglement des moeurs notoires.

· La femme a le droit d'accomplir certains actes juridiques, mais le mari garde " la suprématie" dans l'administration des biens.

 


LE CODE NAPOLÉON

· le mariage est soumis au consentement du père :

o pour le fils, jusqu'à 25 ans ;

o pour la fille, toujours.

· La femme passe par son mariage de la tutelle de ses parents à celle de son mari :

o elle doit suivre son mari à son domicile; (jusqu'en 1975)

o elle n'a aucun droit sur l'administration des bien communs; (jusqu'en 1965)

o elle ne peut disposer de ses biens personnels, ni les gérer sans l'autorisation de son époux, même en cas de séparation de corps; (jusqu'en 1965)

o elle ne peut sans autorisation de son mari exercer une profession; (jusqu'en 1965)

o elle ne peut accomplir aucun acte juridique. (abrogé partiellement en 1938, définitivement en 1965)

· Les époux se doivent fidélité, mais pas au même degré : (jusqu'en 1975)

o la femme adultère est passible d'un emprisonnement de 3 mois à 2 ans ;

o l'homme adultère est passible d'une simple amende, et seulement s'il amène sa concubine au domicile conjugal.

· Le divorce n'est autorisé que dans trois cas :(jusqu'en 1975)

o adultère ;

o condamnation à une peine infamante;

o sévices et injure grave.

 


LA LOI DE 1975 SUR LE DIVORCE

  • La femme n'est plus obligée      de vivre au domicile de son mari.

· L'adultère est dépénalisé.

· Le divorce par simple consentement mutuel devient possible.

· La rupture de la vie commune devient un cas de divorce, même sans le consentement de l'un des époux.

 


Sources 

L'essentiel de cette page a été réalisé par la section LDH d'Aix en Provence.
Vous trouverez un dossier historique dans le numéro spécial de L'Histoire consacré aux Femmes - juillet/août 2000.

 

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Le 8 mars...

En tant que femme, je trouve pathétique qu'il y ait encore une Journée de la Femme !

 

Rien que l'existence de cette journée laisse supposer que les femmes sont des êtres inférieurs qu'il faut honorer une fois l'an !

 

Quand cette journée aura enfin disparu, nous serons des êtres humains comme les autres !

 

Cette après-midi, sur LCP est rediffusé un docu-fiction avec pour thème le vote des femmes en France. : "La Française doit voter"...

 

teledoc_francaisedoitvoter

Petits rappels :
Source : Journée de la Femme

droit_de_vote_femmes

L'histoire de la conquête du droit

de vote des femmes dans le monde  

(maj. 5/3/2008)

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 
 

Date

 
 

Pays

 
 

Objet

 
 

Evénements

 
 

1893

 
 

Nouvelle-Zélande

 
 

Droit de vote

 
 

Les femmes obtiennent le droit de vote. Elles pourront   être élues à partir de 1919.

 
 

1/6/1906

 
 

Finlande

 
 

Droit de vote

 
 

Une loi du gouvernement accorde à tous le droit de vote.   Les femmes purent donc voter, ce qui permit dès

1907 l

'élection de 19   femmes députées sur une chambre de 200 membres. (9,5% de femmes) Ce taux   s'affaiblit par la suite à 5% avant de s'accroître considérablement à partir   de 1983 au-dessus des 30%. Actuellement 37,5% du parlement est composé de   femmes. Pour les scrutins municipaux il aura fallu attendre 1917 (année ou la   Finlande devient indépendante de la Russie) pour qu'elles obtiennent le droit   de vote et d'éligibilité aux élections municipales. (informations recueillies grâce à   l'utilisation de l'esperanto par H. Masson)  
 

1908

 
 

Danemark

 
 

Droit de vote

 
 

Les femmes de plus de 25 ans qui payent des impôts peuvent   voter

 
 

1909

 
 

Suisse

 
 

Suffragettes

 
 

Fondation du mouvement en suisse (elles n’obtiendront le   droit de vote qu'en 1972)

 
 

1912

 
 

Chine

 
 

Suffragettes

 
 

Des suffragettes envahissent le Parlement pour revendiquer   l'égalité des droits et la liberté de leur mariage.

 
 

1916

 
 

Canada

 
 

Droit de vote

 
 

L'état du Manitoba est le premier état du Canada à   accorder le droit de vote aux femmes, au Québec il faudra attendre 1940.

 
 

1918

 
 

Allemagne

 
 

Citoyenneté

 
 

12 novembre 1918 les femmes obtiennent leur droit   politique.

 
 

1918

 
 

Canada

 
 

Droit de vote

 
 

Le droit de vote est accordé aux femmes au niveau fédéral.

 
 

1919

 
 

Grande-Bretagne

 
 

Droit de vote

 
 

Les femmes de plus de 30 ans ont le droit de vote, il   faudra attendre 1938 pour le droit de vote avec un âge en égalité avec les   hommes

 
 

1919

 
 

Divers pays

 
 

Droit de vote

 
 

Accordée aux femmes en Tchécoslovaquie,   la Suède, l'Autriche, les Pays-Bas,   le Luxembourg

 
 

1920

 
 

France

 
 

Liberté

 
 

Depuis 1920, une femme mariée peut adhérer à un syndicat   sans demander l'autorisation à son marie. Le saviez-vous ?

 
 

1921

 
 

Pologne

 
 

Droit de vote

 
 

La constitution garantit définitivement aux femmes droit   de vote, éligibilité et accès aux hautes fonctions publiques. Les femmes   mariées obtiennent les doits juridiques, jusqu'ici réservés aux célibataires.

 
 

1925

 
 

France

 
 

Droit de vote

 
 

Les députés votent le droit aux votes des femmes - Celui   sera repoussé par les sénateurs !

 
 

1931

 
 

Portugal

 
 

Droit de vote

 
 

Il est accordé aux femmes diplômées de l'enseignement   supérieur! les hommes eux doivent uniquement savoir lire et écrire.

 
 

1931

 
 

Chili

 
 

Droit de vote

 
 

Il est accordé aux femmes avec des restrictions qui ne   seront levées qu'en 1949.

 
 

1931

 
 

Espagne

 
 

Droit de vote

 
 

Il est accordé provisoirement aux femmes (Jusqu'à la   victoire du général Franco en 1939 qui va faire sombrer l'Espagne dans une   très mauvaise histoire)

 
 

1932

 
 

Uruguay

 
 

Droit de vote

 
 

Il est accordé aux femmes.

 
 

1932

 
 

Brésil

 
 

Droit de vote

 
 

Il est accordé aux femmes ainsi que le droit d'être élue.
  À l'élection suivante de 1934, pour l'Assemblée qui doit rédiger une nouvelle   Constitution nationale, la première députée fut élue: Carlota Pereira de   Queiroz (1892-1982)

 
 

1935

 
 

Philippines

 
 

Droit de vote

 
 

Les Femmes sont consultées par Référendum sur   l'opportunité de leur accorder le droit de vote? Elles répondent OUI à 95% !

 
 

1938

 
 

Grande-Bretagne

 
 

Droit de vote

 
 

Le droit de vote des femmes est accordé sans limitation   par rapport aux hommes (Cf.: 1919)

 
 

1940

 
 

Canada

 
 

Droit de vote

 
 

L'état du Québec a accordé le droit de vote aux femmes.

 
 

21/4/44

 
 

France

 
 

Droit de vote

 
 

L'ordonnance du 21 Avril 1944, accorde le droit de vote   aux Femmes Françaises, qu'elles exerceront pour la première fois le 20 avril   1945.

 
 

 

 
 

20/4/45

 
 

France

 
 

Droit de Vote

 
 

Les femmes votent pour les élections municipales. Le droit   a être élu est très symbolique.

 
 

1945

 
 

ONU

 
 

Égalité des droits

 
 

L'ONU proclame par sa charte l'égalité des droits des   hommes et des femmes.

 
 

1945

 
 

Divers Pays

 
 

Droit de vote

 
 

Il est accordé aux femmes en HONGRIE,   INDONESIE, ITALIE, JAPON, PORTUGAL (plus de diplômes enseignement   supérieur nécessaire) et JAPON.

 
 

 
 

Etats-Unis

 
 

Droit des femmes

 
 

Aux USA, le général McArthur prend des dispositions en   faveur des femmes: Droit de vote, droit au divorce, droit sur la propriété,   droit sur l'héritage et divers abolition sur la prostitution et le droit de   vendre des fillettes pour qu’elles deviennent des GEISHAS.

 
 

1947

 
 

Divers pays

 
 

Droit de vote

 
 

Il est accordé aux femmes au VENEZUELA,   en ARGENTINE, en YOUGOSLAVIE et en BULGARIE.

 
 

1948

 
 

Belgique

 
 

Droit de vote

 
 

Il est accordé aux femmes en Belgique (le droit n'était   accordé depuis 1920 que pour les élections communales.)

 
 

1948

 
 

Bolivie, Roumanie

 
 

Droit de vote

 
 

Il est accordé aux femmes

 
 

1948

 
 

Israël

 
 

Droit de vote

 
 

Il est accordé aux femmes dès la déclaration d'indépendance prononcée par David Ben Gourions : "il assurera à tous   ses citoyens la totale égalité de leurs droits sociaux et politiques sans   distinction de religion, de race ou de sexe". Ainsi les femmes israéliennes,   qu'elles soient juives, chrétiennes, arabes, laïques ou autre n'ont pas eu à se battre pour obtenir le droit de vote.

 
 

1949

 
 

Chili

 
 

Droit de vote

 
 

Il est accordé aux femmes maintenant sans restriction (cf.:   1931)

 
 

1952

 
 

Grèce

 
 

Droit de vote

 
 

Il est accordé aux femmes mais  limité aux élections   législatives

 
 

1955

 
 

Pérou

 
 

Droit de vote

 
 

Il est accordé aux femmes

 
 

1960

 
 

Italie

 
 

Égalité

 
 

Loi sur l'égalité des salaires entre les hommes et les femmes

 
 

1963

 
 

Iran, Kenya

 
 

Droit de vote

 
 

Il est accordé aux femmes

 
 

1972

 
 

Suisse

 
 

Droit de vote

 
 

Il est enfin accordé aux femmes

 
 

1975

 
 

Portugal

 
 

Droit de vote

 
 

Le Portugal lève les conditions d'accès aux votes des   femmes (sans condition d'instruction) cf.: 1931

 
 

1975/76

 
 

Espagne

 
 

Droit de vote

 
 

Retour du droit de vote des femmes après qu'il fut abolit   par général Franco en 1939. (Nous recherchons la date exacte 1975 ou 1976)

 
 

1984

 
 

Liechtenstein

 
 

Droit de vote

 
 

Il est accordé aux femmes

 
 

1986

 
 

Rép.Centrafricaine

 
 

Droit de vote

 
 

Les femmes sont éligibles.

 
 

 
 

Djibouti

 
 

Droit de vote

 
 

Les femmes sont éligibles.

 
 

1990

 
 

Îles Samoa Occid.

 
 

Droit de vote

 
 

Les femmes sont éligibles.

 
 

1999

 
 

Koweït

 
 

Droit de vote

 
 

Il est accordé aux femmes. Mais refusé par les tribunaux   islamistes

 
 

2000

 
 

France

 
 

Droit de vote

 
 

Loi portant sur l'égalité de l'accès aux mandats   électoraux (parité des listes électorales)

 
 

2/2005

 
 

Koweït

 
 

Droit de vote

 
 

Un débat est ouvert, car l'article 1 de la loi   électorale  qui réserve le droit de vote aux seuls hommes est contraire   à la constitution qui proclame l'égalité entre les sexes.

 
 

16/5/2005

 
 

Koweït

 
 

Droit de vote

 
 

Le parlement koweitien a approuvé l'amendement de la loi   électorale qui accorde le droit de vote aux femmes et qui leur permet d'être   éligibles.

 
 

16/12/2006

 
 

EAU

 
 

Droit de vote

 
 

Les Emirats arabe unis accordent aux femmes un droit de   vote. Une femme a été élue au 1er scrutin législatif sur 4 les siège d'élus   au CNF d'Abou Dhabi (les autres étant désigné par les émirs souverains)

 

 

Aujourd’hui, il n’y a aucun pays où les hommes auraient le droit de vote mais pas les femmes. Toutefois, dans quatre pays (Arabie saoudite, Brunei, Myanmar, Vatican), il n’y a pas d’élections, et les femmes sont donc privées du droit de vote au même titre que les hommes. Cependant, en Arabie Saoudite, il existe des élections au niveau municipal depuis 2005.

 

Posté par Trinityxyz à 14:54 - Citoyen - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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