Trinity's blog

xxxxxxxxxxxxxxxxxxPlus les hommes seront éclairés, plus ils seront libres.xxxxxxxxxxxxxxxxxx Quand l'Injustice acquiert force de Loi, La Résistance devient un Devoir ! Opposons aux esprits illuminés des esprits lumineux

08 novembre 2009

Demain Conseil Municipal !!!

Aujourd’hui, nous sommes le 9 novembre 2009, nous commémorons les 20 ans de la Chute du Mur de Berlin. Donc nous fêtons la chute d’un totalitarisme et l’accès à la démocratie de tous les citoyens allemands.

 

Pour moi, c’est un beau souvenir… qui m’émeut encore plus aujourd’hui car cet espoir s’est concrétisé.

 

Il y a 20 ans, j’étais étudiante et l’un de mes colocataires était B et lié à un des élus de l’époque, donc j’entendais parler du système qui n’était pas encore à son apogée.

 

Je me suis engagée dans la bataille électorale, j’ai donné beaucoup. Je suis certainement l’une des rares personnes qui pourraient dire exactement qui a réellement travaillé pour l’équipe B.N.V..

Pendant la campagne, je n’étais pas d’accord sur tout avec OG et même assez sceptique sur ses éventuelles capacités. Mais parfois, il faut oser faire confiance à un groupe si on veut faire changer le système politico-mafieux.

 

Ma déception fut énorme !

 

Que l’on ne m’ait pas attribué le poste qui m’avait été attribué dans les accords. Cela ne me dérange pas du tout.

Qu’on ne me l’ait pas attribué parce que je bossais trop et dans le seul intérêt d’une équipe et donc le respect des Béthunois qui nous ont permis de battre l’équipe précédente, c’est tout de même très gênant.

Et enfin qu’on ait confié ce poste à quelqu’un qui n’a aucune qualité pour exercer cette mission (n’est ce pas d’ailleurs sa seule qualité) est autre chose.

Et en tant que contribuable Béthunoise, je ne peux l’accepter.

 

J’ai toutefois pris en charge les délégations qui m’ont été confiées par Monsieur le Maire. Parce qu’il aurait été un peu facile de jouer les Ponce Pilate.

 

J’avoue qu’il m’a confié des domaines qui me correspondaient parfaitement et d’ailleurs Monsieur Le Maire n’était nullement obligé de me confier quoi que ce soit, je n’étais pas de sa liste. A chaque fois qu’on m’a demandé d’aller réparer les bêtises de certains élus, j’y suis allée. Et j’apprécie ce que je fais.

 

Mais depuis 18 mois, on m’a promis des conditions correctes pour exercer mon engagement. J’ai patienté. J’ai accepté de perdre une partie de mes revenues en diminuant mon temps de travail pour pouvoir exercer correctement mon mandat. Mes indemnités de Conseiller Municipal Délégué n’ont même pas comblé la moitié de ma perte de salaire. Mais le bénévolat j’en ai déjà fait et pourquoi pas ? Si c’est pour permettre à d’autres de pouvoir bénéficier du système dont j’ai moi même bénéficié.

Toutefois la bonne volonté a ses limites quand systématiquement on fait tout pour vous empêcher d’exercer correctement votre mission.

 

J’ai souvent souris quand j’entendais les critiques de l’opposition qui parlaient des indemnités des élus, en l’occurrence du fait que les adjoints et le maire avaient bénéficiaient du fait que notre ville touchait la DSU et donc pouvait prétendre aux indemnités de la strate supérieure. En effet le fait de bénéficier de la DSU et donc de la Politique de la Ville demande beaucoup de travail à un élu. Je sais de quoi je parle !

Je rappelle que je suis chargée de la Politique de la Ville et du PRE.

 

Pour l’opposition, il me semble avoir lu récemment que vous aussi, vous aviez également souhaité bénéficier de cet avantage lorsque vous étiez majoritaire.

 

Après ce petit rappel, afin de permettre à tous de comprendre à minima ce que je vais vous dire maintenant.

 

Je suis particulièrement dégoutée de tout ce dont j’ai été témoin ces derniers mois.

Vous avez réussi à me faire perdre ma foi en la bonté naturelle de l’être humain.

 

Vos querelles de cours de maternelle montrent à quel point vous ne connaissez pas les béthunois et ce qu’ils vivent au quotidien.

 

Que vous ayez besoin de reconnaissance, je peux le comprendre mais cette reconnaissance vous n’avez pas le droit de la voler, la reconnaissance arrive naturellement quand on travaille dans le respect de l’autre.

 

Je sais que je suis une utopiste, mais je préfère souffrir de ne pouvoir offrir ce que j’aimerais tant partager plutôt que d’être comblée matériellement de ne pouvoir me regarder dans un miroir.

 

J’ai donné beaucoup d’énergie et de temps à cette ville, cela m’a couté aussi financièrement. J’ai la reconnaissance de ceux que je respecte. J’ai pris beaucoup de plaisir à travailler avec les agents de la ville, tous les partenaires et j’ai eu la chance de découvrir beaucoup de béthunois.

 

Malheureusement, je ne peux continuer à remplir ma mission sans avoir des conditions décentes pour exercer mon mandat et surtout je ne souhaite pas m’associer et couvrir des gens dont je doute non seulement des capacités mais surtout des valeurs éthiques.

 

Ma procuration a té donné à Monsieur H. et je lui demande de voter pour moi.

 

Je vais donc vous laisser à vos querelles et aller partager la joie de ceux qui fêtent le retour à la démocratie.

 

 

 

Posté par Trinityxyz à 14:39 - Coup de ... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 novembre 2009

Berlin ist wieder Berlin

Et ce soir, nous avons eu le bonheur de voir le magnifique reportage de Patrick Rotman qui m'a permis de retrouver l'émotion d'il y a 20 ans quand je n'étais qu'un témoin télévisuel de ces événements. Cette émotion est peut etre encore plus vive ce soir parce que je sais que cela n'était pas une illusion mais bel et bien un espace de liberté pour beaucoup d'opprimés et la fin de dictatures.

Un_mur___berlin


Un documentaire de Patrick Rotman

Il y a près de vingt ans, le 9 novembre 1989, le Mur de Berlin s’écroulait.

La chute du Mur de Berlin le 9 novembre 1989 marque la fin du XXe siècle. Pendant trois décennies, le Mur a été l’emblème douloureux d’une ville mutilée, d’un pays déchiré, d’une Europe fracturée, d’un monde divisé. Un mur à Berlin, avec des images d’archives exceptionnelles et en couleur, avec des témoignages d’une bouleversante humanité, mêle, de la chute du nazisme à la chute du communisme, les histoires individuelles à la grande histoire.

Ce film retrace les circonstances de la construction du Mur, ses conséquences mondiales et sa destruction en 1989.
De nombreuses images d'archives en couleur, avec des séquences de la destruction du Mur minute par minute !

Posté par Trinityxyz à 22:38 - Ceux que j'aime - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Quand la télévision est de qualité...

France 2 a montré ces dernières semaines qu'elle pouvait être une belle et grande chaine de télévision....

Nous avons eu Apocalypse :

Apocalypse

Une série de Jean-Louis Guillaud, Henri de Turenne, Daniel Costelle et Isabelle Clarke.

Pour la première fois en HD et en couleurs (archives colorisées ou en couleurs d’origine), la série APOCALYPSE porte un regard du XXIème siècle sur la guerre de 1939-1945, la plus dévastatrice de tous les temps. Elle raconte de manière très humaine, l’immensité du conflit avec les destins de ceux qui l’ont vécu : les soldats sur les champs de bataille. De ceux qui l’ont subi : les populations civiles affamées, bombardées, massacrées.

De ceux qui l’ont conduit : les dirigeants politiques et militaires des deux bords, alliés et ennemis. Avec des images souvent inconnues, cette série ouvre, pour vous, le grand livre du courage et de la peur. France 2 diffusera ce programme en prime time en 2009.

Posté par Trinityxyz à 22:29 - Ceux que j'aime - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 octobre 2009

Cougar or not ?

Slate.fr

 

Les cougars passionnent l'Amérique



                                    Saturday, 17 October 2009              

 

Un débat passionné divise actuellement l'Amérique. Il ne s'agit pas de la réforme de santé ou de la présence en Afghanistan, mais d'une question autrement plus importante: qu'est-ce qu'une vraie Cougar? Après les mères au foyer déchaînées de Desperate Housewives, c'est aujourd'hui au tour de la série Cougar Town [2]de s'intéresser à cette population qui semble être devenue une obsession à Hollywood: les femmes mûres.

 

Preuve de la difficulté de définir avec précision le concept, le site Urban Dictionnary, dictionnaire en ligne écrit par les internautes qui fait autorité sur les mots d'argot et les néologismes, propose sept définitions différentes [3], qui vont de «femme âgée qui fréquente les boîtes de nuit pour sortir avec des hommes bien plus jeunes» à «femme de plus de 35 ans qui chasse des hommes bien plus jeunes, énérgiques et prêts à tout» en passant par «femme dans la fleur de l'âge sexuel qui préfère chasser plutôt que d'être chassée».

 

La série Cougar Town, comme Desperate Housewives, décrit des femmes séductrices, voire prédatrice, prêtes à tout, quitte à en devenir souvent ridicules.Mais un nouveau livre vient est venu s'ajouter au débat: Cougar Alert. Ici, la vraie cougar est dévoilée: une femme célibataire de plus 40 ans forte et confiante.

 

Le New York Times s'est penché sur cette explosion de l'intérêt pour les cougars dans la société américaine [4]: la première Miss Cougar a été récemment désignée par un jury de jeunes hommes de 20-30 ans, des croisières cougar larguent les amares, les chirugiens esthétiques prommettent de «cougariser» leurs clientes et les communautés de cougars en ligne se multiplient à la vitesse de l'éclair.

 

Le journal Newsweek a même décrété 2009 «l'année des cougars», avant de conclure que d'ici un an, les cougars seront en voie de disparition. Mais selon le New York Times, il ne s'agit pas d'un simple effet de mode de la pop culture: les cougars reflètent des changement démographiques qui poussent les femmes de plus de 40 ans à redéfinir leur concept de partenaire satisfaisant. Les statistiques le prouvent: la différence d'âge moyenne entre l'homme et la femme dans un mariage se réduit régulièrement, et les mariages où la femme est l'ainée se multiplient.

 

[Lire l'article complet dans le New York Times] [4]

Posté par Trinityxyz à 17:41 - Cotidien - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 octobre 2009

Le fils de...

Ce qui me choque le plus dans ce fait divers de nespotisme... Ce sont les réactions ulcérées des uns et des autres mais l'ascension du Petit était prévisible... Les français élisent n'importe qui et après on s'étonne que ces personnes "Un Con Pétant" soient nommées ou élues dans les Conseils d'Administration des Etablissements Publics...

Posté par Trinityxyz à 09:38 - Citoyen - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Petite revue de Presse

lg_libe

22/10/2009 à 20h56 (mise à jour le 23/10/2009 à 08h54)

Jean Sarkozy a «fait preuve de maturité»

Réactions

Jean Sarkozy a renoncé à la présidence de l'Epad, jeudi soir. «Une victoire» pour les uns, un acte de «courage» pour les autres.

Libération.fr

Les réactions n'ont pas tardé à fuser après l'annonce du retrait de Jean Sarkozy à l'élection à la présidence de l'Epad, jeudi soir sur France 2.

Réaction d'Isabelle Balkany, vice-présidente UMP des Hauts-de-Seine, ce vendredi matin. «Je ne sais pas si j'aurais eu la même réaction (que lui, ndlr)». Pas avare en compliments, elle s'est dit «déçue parce qu'il ne sera pas le président de l'Epad et je trouve que nous nous privons d'un président formidable, d'ailleurs il a en administré la preuve hier soir, la preuve de la force de ses convictions, de son talent et de sa maturité». Alors qu'on lui demandait si le chef de l'Etat risquait d'être fragilisé par le renoncement de son fils, elle a répondu : «Quelque part je le crains».

Pour Frédéric Lefebvre,  porte-parole de l'UMP, Jean Sarkozy a «fait preuve de maturité». «Je crois que les millions de Français qui l'ont écouté aujourd'hui ont compris ce soir pour quelle raison la majorité UMP-Nouveau centre du département était derrière lui et considère qu'il a parfaitement la légitimité, la maturité, il en a fait la preuve ce soir, pour être candidat», a déclaré-t-il déclaré hier soir sur  France 2.

Une belle preuve de maturité aussi, pour Hervé Marseille, conseiller général des Hauts-de-Seine (Nouveau Centre): «Ce candidat dont on disait qu'il était trop jeune, qu'il n'avait pas assez d'expérience, a donné là une belle preuve de maturité, en disant qu'il avait tiré des conséquences, et qu'il ne voulait pas voir la situation empirer.»

A Neuilly, le maire Jean-Christophe Fromantin, fait un parallèle avec la candidature de David Martinon à Neuilly pendant les municipales de 2008. «Comme la candidature de David Martinon, celle de Jean Sarkozy n'avait pas de sens, il n'y avait pas de projet dans les débats. Il était temps d'arrêter ce cirque qui n'avait aucun sens, ni logique ni fondement».

«C'est un moment qui suscite le respect»

Invité hier soir sur le plateau d'A vous de juger, sur France 2, Brice Hortefeux, en parrain fidèle de Jean Sarkozy, a salué une «décision courageuse et d'apaisement». Dénonçant, au passage, «des mensonges, du mépris, de l'arrogance et de la stupidité» de la part de l'opposition, le ministre de l'Intérieur juge que si c'est «un moment difficile» pour le fils du Président, «c'est un moment qui suscite le respect.»

 Même ligne pour le porte-parole adjoint de l'UMP Dominique Paillé qui a également mis en avant «le courage et l'abnégation de Jean Sarkozy». «Je suis convaincu que les Français qui doutaient de sa valeur personnelle ont pu vérifier ce soir à travers ses propos son sens de l'intérêt général, sa stature et son talent», a appuyé le porte-parole adjoint.

A croire que tout le gouvernement s'est transmis les mêmes éléments de langage, Benoist Apparu, secrétaire d'Etat au Logement et à l'urbanisme et à ce titre tutelle de l'Epad, a sorti la boîte aux superlatifs : «C'est une décision courageuse qui fait preuve d'une grande maturité politique», a-t-il déclaré à l'AFP.

Après le courage, la sagesse. A l'instar de la droite, Gilles Carrez, rapporteur général UMP du Budget, loue auprès de l'AFP la grandeur d'âme du jeune conseiller général UMP: «Au regard de toutes ses qualités, c'est une décision tout à fait sage».

«Médicalement parlant, c’est rassurant»

A gauche, on débouche le champagne. «Une grande victoire pour tous ceux qui se sont mobilisés contre cet acte de népotisme», a déclaré immédiatement Nadine Garcia, conseillère générale PCF des Haut-de-Seine et candidate au poste d'administrateur du plus grand quartier d'affaires en Europe. «Dans notre pays, personne ne peut accepter de tels actes de népotisme. Je suis ravie si la mobilisation peut conduire le président de la République et son fils à changer d'attitude», a ajouté la conseillère générale de Nanterre qui estime que la polémique a «tourné le pays en ridicule».

Benoît Hamon y voit, lui, la main de Nicolas Sarkozy: «Le président de la République a reculé sous la pression de l’indignation populaire et d’une immense majorité des Français.» Dans une déclaration à l’AFP, il croit savoir que «le président de la République a demandé à son fils de renoncer à une fonction pour laquelle, manifestement, il n’était pas prêt» et relevait «du favoritisme évident». Et de se réjouir : «C’est bien qu’il soit revenu sur terre» et «ait reculé sur une décision qui était inacceptable et incompréhensible.»

Le député PS Henri Emmanuelli brosse un diagnostic railleur : «Il a un accès de lucidité. Médicalement parlant, c’est rassurant.» 

En vaillant chevalier des valeurs républicaines, Arnaud Montebourg,  interrogé par l’AFP, monte sur ses grands chevaux, décrivant «un pouvoir, acculé, fragile qui renonce à commettre un acte abusif. C’est la preuve que les combats que nous menons dans tous les domaines peuvent conduire un gouvernement abusif à reculer».

Et un ouf de soulagement pour Noël Mamère, député Verts de Gironde : «Il était temps. Enfin le président de la République a atterri.» «Les dégâts commençaient à être coton dans sa propre majorité et dans l’opinion.» Et blâme, dans une déclaration à l’AFP, une candidature en forme de «mépris pour tous les Mouloud, les Rachid qui cherchent du travail».

«Fêter ça»

Le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, songe au passage aux chères études de Jean Sarkozy: il «pourra se consacrer à travailler sa deuxième année de droit». Et se félicite que le jeune conseiller général «n’hérite pas de l’Epad par héritage de son père»: «ça a fait reculer un clan».

1-0 pour la démocratie relève Jean-Luc Mélenchon, qui salue la «première défaite» du «système d’égocratie»: «Nicolas Sarkozy a été trop loin, cette fois-ci il s’est fait prendre». Le président du Parti de gauche appelle à «tourner la page et à confier l’Epad à la personne la mieux qualifiée». Selon l’eurodéputé qui parlait à l’AFP, le maire (PCF) de Nanterre, Patrick Jarry.

Dans un communiqué, le Mouvement des Jeunes Socialistes «se félicite du retrait de la candidature de Jean Sarkozy» face «au front d’indignation républicain, qui a enfin réussi à mettre à mal le régime sarkoziste des privilèges». Et profite de l'occasion pour une piqûre rappel: «Le MJS avait lancé une campagne d’adoption des jeunes en recherche d’emplois auprès de Nicolas Sarkozy, et attend toujours les réponses du Président de la République pour faire face aux 25% de chômage chez les moins de 25 ans.»

Du côté du collectif «Sauvons les riches», qui a décerné un «diplôme de fils à papa» à Jean Sarkozy, on affiche aussi un large sourire. La manifestation prévue vendredi à 10 heures devant le Conseil général des Hauts-de-Seine est maintenue «pour fêter ça», selon l'AFP.


 logo_figaro

Jean Sarkozy renonce à la présidence de La Défense

F.G. (lefigaro.fr)
23/10/2009 | Mise à jour : 08:13                        |

Jean Sarkozy jeudi soir sur le plateau du 20 heures de France 2.

Jean Sarkozy jeudi soir sur le plateau du 20 heures de France 2. Crédits photo : AFP

VIDEO - «Je ne veux pas d'une victoire qui porte le poids d'un tel soupçon», s'est justifié jeudi soir le fils du chef de l'Etat, qui récuse les accusations de «favoritisme», et de «passe-droit et traitement de faveur».

Jean Sarkozy renonce à la présidence de l'Epad. Le fils du chef de l'Etat a mis un terme jeudi à quinze jours de polémique en annonçant lui-même son retrait de la course à la présidence de l'Etablissement public d'aménagement de La Défense. «Je serai candidat au poste d'administrateur de l'Epad, mais si je suis élu, je ne briguerai pas la présidence», a-t-il ainsi assuré sur France 2, arguant qu'il n'aurait pas voulu d'une «victoire entachée de soupçons». Le jeune élu devrait en effet être désigné vendredi matin par ses collègues du conseil général des Hauts-de-Seine comme membre de l'Epad, ce qui aurait pu ensuite l'amener à présider la Défense.

Jean Sarkozy jeudi soir sur France 2 :

 

 

«C'est ma décision», a expliqué le président du groupe UMP au conseil général des Hauts-de-Seine à David Pujadas. «Est-ce que j'en ai parlé au président ? Non. Au père, oui», mais «c'est une décision que j'ai pris seul et que j'assume seul». Revenant sur ces deux dernières semaines mouvementées, où les accusations de népotisme ont fleuri, Jean Sarkozy a expliqué qu'il avait été victime d'une véritable «campagne de désinformation» qui a engendré des «soupçons» à son égard. «Ma candidature était légitime», a-t-il affirmé, comme il l'avait déjà fait sur le plateau de France 3 et dans les colonnes du Point. Il n'était pas question dans cette affaire de «favoritisme» et de «passe-droit et traitement de faveur», a-t-il ajouté.

Les communistes célèbrent «une grande victoire»

A ceux qui l'ont «attaqué», Jean Sarkozy dit «n'avoir aucune amertume». «Les critiques font partie du combat politique. J'ai beaucoup appris de cette épreuve», a-t-il assuré. Et, selon lui, sa passion pour la politique ne va pas faiblir. «Je fais un choix de raison [en renonçant à la présidence de l'Epad, ndlr], qui n'altère en rien ma passion de l'engagement politique».

L'annonce de Jean Sarkozy sur France 2 a aussitôt suscité de multiples réactions. Cette décision est «une grande victoire de tous ceux qui se sont mobilisés contre cet acte de népotisme», a indiqué en premier la conseillère générale communiste des Hauts-de-Seine Nadine Garcia. De son côté, L'UMP a salué «le courage et l'abnégation de Jean Sarkozy». «Je suis convaincu que les Français qui doutaient de sa valeur personnelle ont pu vérifier ce soir à travers ses propos son sens de l'intérêt général, sa stature et son talent», a ainsi indiqué le porte-parole adjoint du parti, Dominique Paillé.

lemonde_fr_grd


La droite salue la "maturité" de Jean Sarkozy, la gauche sa "lucidité"    
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 22.10.09 | 21h25  •  Mis à jour le 23.10.09 | 08h47

L'annonce du renoncement de Jean Sarkozy à briguer la tête de l'EPAD a été unanimement saluée par la classe politique, jeudi 22 octobre, l'UMP mettant en avant son "courage" tandis que le PS se réjouissait du fait que le fils du chef de l'Etat ait "reculé" face à la pression populaire.

"); OASd.write(""); //-->


Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur, a affirmé que Jean Sarkozy avait pris "une décision courageuse et d'apaisement". "C'est une démarche personnelle qui l'honore", a-t-il poursuivi. Selon lui, "on ne pouvait imaginer" que la candidature du fils cadet du chef de l'Etat à la présidence du plus important quartier d'affaires d'Europe créerait "une polémique de cette nature". Il y a eu des "mensonges, du mépris, de l'arrogance et de la stupidité", a-t-il ajouté.

Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a estimé qu'il avait "fait preuve de maturité". "Je crois que les millions de Français qui l'ont écouté aujourd'hui ont compris ce soir pour quelle raison la majorité UMP-Nouveau centre du département était derrière lui et considère qu'il a parfaitement la légitimité, la maturité, il en a fait la preuve ce soir, pour être candidat", a-t-il déclaré. "Simplement, il ne voulait pas une candidature sur laquelle pèse le soupçon, et le soupçon de favoritisme", a ajouté M. Lefebvre, qualifiant la campagne qui a été menée de "pas ragoûtante, c'est le moins que l'on puisse dire".

FROMANTIN : "IL ÉTAIT TEMPS D'ARRÊTER CE CIRQUE"

Jean-Christophe Fromantin, maire DVD de Neuilly-sur-Seine, fait entendre sa différence : "Les deux dernières semaines m'ont rappelé la campagne de [David] Martinon à Neuilly pendant les municipales de 2008". "Comme la candidature de David Martinon, celle de Jean Sarkozy n'avait pas de sens, il n'y avait pas de projet dans les débats. Il était temps d'arrêter ce cirque qui n'avait aucun sens, ni logique ni fondement."

Hervé Marseille, conseiller général des Hauts-de-Seine (Nouveau Centre) estime que "ce candidat dont on disait qu'il était trop jeune, qu'il n'avait pas assez d'expérience, a donné là une belle preuve de maturité, en disant qu'il avait tiré des conséquences, et qu'il ne voulait pas voir la situation empirer".

Thierry Solère, vice-président UMP du Conseil général des Hauts-de-Seine et proche du jeune homme, rend hommage à la maturité : "Il a fait preuve de maturité et de sa capacité à écouter l'opinion, et il a pris ses responsabilités." "Nous, conseillers généraux des Hauts-de-Seine, avons fait confiance à Jean Sarkozy. Il est légitime en tant qu'élu du département. Mais on a asisté depuis plus de dix jours à une campagne de dénigrement contre Jean Sarkozy."

Benoist Apparu, secrétaire d'Etat au logement et à l'urbanisme et à ce titre tutelle de l'EPAD, a salué pour sa part le "courage" et la "grande maturité politique" de Jean Sarkozy. Le député UMP Gilles Carrez s'est dit "très impressionné par la qualité du travail" de Jean Sarkozy dans les Hauts-de-Seine. "Donc la première chose que je veux dire c'est que Jean Sarkozy est un conseiller général qui fait remarquablement son travail", a déclaré le rapporteur de la commission des finances. "A partir du moment où ses qualités ne pourront dans l'avenir que s'imposer, j'estime qu'il a pris une décision très sage en renonçant à la présidence de l'EPAD", a-t-il ajouté.

EMMANUELLI : "MÉDICALEMENT PARLANT, C'EST RASSURANT"

Pour le porte-parole du PS Benoît Hamon, la décision de Jean Sarkozy n'a au contraire rien de personnel. Il estime que c'est le président de la République qui a "reculé" devant "l'indignation" des Français et a demandé à son fils Jean Sarkozy de "renoncer". "C'est bien qu'il soit revenu sur terre" et "ait reculé sur une décision qui était inacceptable et incompréhensible", a insisté M. Hamon.

Pour Henri Emmanuelli (PS), Jean Sarkozy a eu "un accès de lucidité. Médicalement parlant, c'est rassurant. C'est une grave erreur qu'ils étaient en train de commettre".

Claude Bartolone (PS) fait part de sa surprise face à ce renoncement : "C'est vraiment que la pression de l'opinion publique a dû être plus forte que ce que je ressentais. Dans la population, on sentait que cette caricature était devenue une caricature du système de Sarkozy père. C'est plutôt un recul stratégique. Il va falloir démontrer que c'est une simple posture et que c'est la politique cachée par tout ce système qu'il va falloir continuer à combattre."

"Je pense que c'est sage de sa part. Il a entendu les réactions des uns et des autres", a déclaré le socialiste Didier Migaud, président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, dans les couloirs du Palais-Bourbon.

L'intervention du jeune conseiller général des Hauts-de-Seine a été immédiatement saluée par la conseillère générale (PCF) des Hauts-de-Seine, Nadine Garcia, elle-même candidate à la tête de l'établissement. Elle a évoqué "une grande victoire de tous ceux qui se sont mobilisés contre cet acte de népotisme". Selon la conseillère générale de Nanterre, les nombreuses réactions qui ont accompagné cette candidature, "en France et à l'étranger", ont "tourné le pays en ridicule".

La vice-présidente du Front national (FN), Marine Le Pen, a affirmé : "Je crois que Nicolas Sarkozy commence à se rendre compte que son attitude de mépris et de cynisme à l'égard de l'indignation légitime qui avait saisi le peuple ne pouvait plus durer." "Il recule sur la nomination de son fils. Cela démontre que quand les Français se font entendre, ils peuvent influer sur un pouvoir qui se prend pour monarchique", a ajouté la vice-présidente du FN

         


   logo_lexpress

 

Jean Sarkozy recule, pour mieux rebondir?

Par LEXPRESS.fr, publié le 23/10/2009 07:38 - mis à jour le 23/10/2009 08:15

La presse n'est pas dupe du renoncement de Jean Sarkozy à la présidence de l'établissement public d'aménagement de la Défense, et certains semblent lui prédire un bel avenir politique.

"Jean plus fort que Nicolas le père? Le jeune homme de 23 ans présenté comme immature en économie a fait preuve d'un grand sens politique, hier, sur France 2", écrit Yann Marec dans les colonne de Midi libre, après que le fils du président de la République a renoncé, jeudi soir, à briguer la présidence de l'établissement public d'aménagement de la Défense (Epad).

"C'est un grand bond dans l'avenir qu'il a effectué en montrant que dans son fonctionnement, il y avait de l'apaisement. De la sagesse aussi. Et de la responsabilité. Ça ressemble presque à du panache", affirme le journaliste.

Et vous, que pensez-vous de la décision de Jean Sarkozy? Participez à notre sondage...

Et Hervé Fabre (La Voix du Nord) enfonce le clou : "Le père peut être cependant rassuré sur les capacités du fils à tirer parti d'un échec". Et, selon lui, "on entendra encore parler de Sarkozy Junior, sans doute dès 2011, lorsqu'il s'agira (...) de la présidence du Conseil général des Hauts-de-Seine".

"Il a renoncé mais il n'a rien lâché", constate également Olivier Picard dans les Dernières Nouvelles d'Alsace. "Ce jeune homme de 23 ans qui, a aucun moment, n'a laissé paraître le moindre doute sur l'essentiel, ses capacités et sa légitimité à occuper des fonctions qui supposent de l'expérience et des compétences. En d'autres termes, il a coupé court au vrai débat".

Jean Sarkozy "s'enlève une grosse épine du pied, il se libère pour l'avenir", souligne également Francis Lachat (Courrier Picard). "Il accepte de faire une pause dans son cursus, de redescendre d'un échelon, dans le but évident, et assumé, de rebondir dans l'avenir", insiste-t-il également.

"En cinq minutes à peine, Jean Sarkozy nous a tout fait: l'innocent persécuté, le fils obéissant, l'élu dévoué à ses électeurs, l'homme blessé, le jeune mûri dans l'épreuve, le politique porteur d'une ambition. Du très grand art. Son père en plus blond, plus jeune et plus calme", Francis Brochet (Le Progrès). Et d'ajouter: "la gauche se réjouit? Les inconscients!"

"L'hyper-président n'est pas hyper tout puissant"

Dans le Télégramme, Hubert Coudurier qualifie de "malins les sarkozystes". "Prestation impeccable du fiston qui sort grandi de l'épreuve. Les commentateurs noteront que Sarko 1er a reculé, ce qui lui arrive rarement. Mais une étoile est née", clame-t-il.

Le constat paraît nettement moins élogieux dans les colonnes de Libération, qui explique que "le renoncement de Jean Sarkozy à la présidence de l'Epad montre autre chose". "Il sonne comme un aveu. Celui d'un Président qui a compris qu'il est allé un peu trop loin dans l'exercice personnel de son pouvoir", note Fabrice Rousselot.

Jean-Michel Helvig (la République des Pyrénées) a le même sentiment. Selon lui, "l'hyper-président n'est pas hyper tout puissant". L'éditorialiste estime que "Jean Sarkozy, manifestement incompétent pour la fonction, était devenu le symbole d'un système aux antipodes de "l'Etat irréprochable" voulu par Nicolas Sarkozy durant sa campagne présidentielle". Alors, selon lui, "l'accusation de népotisme s'annonçait comme un lourd fardeau d'ici la fin de son mandat".

 

Posté par Trinityxyz à 09:31 - Citoyen - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Parrainage... Du Petit Jean

Les fées se seraient penchées sur son berceau... drôles de fées !
Parrain : Brice Hortefeux (No Comment tellement...)
Marraine : Isabelle Balkany

Isabelle Balkany pour mémoire... quelques morceaux choisis de son parcours.

Isabelle Balkany est l'épouse de Patrick Balkany qui je vous rappelle "est souvent qualifié de « sulfureux » par la presse française, en raison de ses fréquentations et de ses multiples condamnations par la justice, et notamment pour avoir utilisé à des fins personnelles des employés municipaux payés par le contribuable."


M.Balakany, Maire de
Levallois-Perret de 1983 à 1995 et depuis 2001, il est député de la 5e circonscription des Hauts-de-Seine de 1988 à 1997 et depuis 2002.

 

Isabelle Balkany est 1er adjoint au maire de Levallois, chargée de l'enfance, des affaires scolaires et de la communication, et vice-présidente du conseil général des Hauts-de-Seine (élue du canton de Levallois-Perret-Nord), après avoir été élue du canton de Levallois-Perret-Sud de 1988 à 2001.

 

Le 30 janvier 2008, elle a reçu la Légion d'honneur, promotion janvier 2008[2]. Il s'agit de la deuxième promotion de la présidence Sarkozy après celle du 14 juillet 2007.

 

Quel Honneur cette Légion... Décidément !!!

 

 

logo_lexpress

 

 

 

Les mauvaises surprises de Balkany

 

par Anna Bitton, publié le 03/01/2002 - mis à jour le 04/02/2003

 

«On se bat pour habiter à Levallois!» lance, offensé, Patrick Balkany. Pour le maire (divers droite) de la ville, déjà sous le coup d'une inéligibilité, la sentence est outrageuse: «sa» commune décroche seulement une 27e place au palmarès général de L'Express (lire notre dossier «Où vit-on le mieux en Ile-de-France?»). «La situation s'est détériorée pendant notre absence», allègue, plus sereine, Isabelle, son épouse et première adjointe. A l'entendre, le responsable a un nom: Olivier de Chazeaux, ancien maire RPR - toujours député - que le couple sulfureux a battu en mars dernier. «La police municipale était cantonnée à mettre des contredanses, explique-t-elle. Maintenant que ce cornichon est parti, on va reprendre les choses en main.»

 

Ce n'est pas le travail qui manque. Le mal des banlieues n'épargne pas Levallois. Encastrée entre Neuilly et Clichy, la ville compte au moins cinq secteurs distincts, qui s'étalent d'ouest en est: une partie de la très cossue île de la Jatte; la ZAC huppée du front de Seine, où les sièges sociaux des entreprises côtoient des résidences de grand standing; les rues commerçantes, qui s'enroulent autour de l'hôtel de ville; le quartier populaire Eiffel, avec son centre commercial bordé d'HLM; enfin, à l'extrémité sud-est, la cité Pablo-Neruda, dont les sous-sols abritent voitures incendiées et scooters désossés.

 

Cette hétérogénéité explique les classements médiocres de la commune pour la richesse des habitants (21e), la sécurité (20e) et le confort de ses logements (32e). Côté prix, «c'est du simple au double: 15 000 francs le mètre carré à l'est, contre 30 000 francs à l'ouest», indique Emmanuel Halwajian, agent immobilier. Au total, proximité de Paris oblige, l'habitat y est parmi les plus chers du département (34e). Pas assez néanmoins pour dissuader les candidats, souvent des couples trentenaires avec enfants.

 

Conséquence: les indices démographiques s'affolent. En dix ans, Levallois a connu la plus forte croissance de population des Hauts-de-Seine. «La ville est pleine comme un œuf», affirme Balkany. «L'étroitesse du tissu urbanistique accentue encore l'impression de compacité», renchérit François Dugény, architecte et urbaniste. De ce point de vue, les aménagements pharaoniques entrepris par Balkany sur le front de Seine n'ont rien arrangé. «Du bétonnage doré», brocarde la socialiste Elisabeth Gourevitch. De quoi expliquer l'état des crèches et des écoles, surpeuplées, qui vaut à la commune un mauvais classement pour la jeunesse (30e). «La municipalité a beau les agrandir, elle ne parvient pas à suivre le rythme», note Micheline Hoyau, directrice de la maternelle Jean-Jaurès. De quoi expliquer aussi la pénurie d'espaces verts. La commune, que Chazeaux souhaitait «dédensifier», occupe, sans surprise, le 34e rang en matière d'environnement.

 

logo_lexpress

 

 

Le système Balkany

 

par Romain Rosso, publié le 06/02/2003 - mis à jour le 04/03/2008 15:31

 

 

 

Transformer les électeurs en consommateurs municipaux: tel est le secret du clientélisme mis au point par le maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Contestable, mais efficace

 

Inauguration de la station de métro Pont-de-Levallois. Il n'y a plus de banquets au domicile du maire...

© T.Dudoit/L'Express

 

Inauguration de la station de métro Pont-de-Levallois. Il n'y a plus de banquets au domicile du maire...

 

C'est une chose convenue, Patrick et Isabelle Balkany sont des gens qui savent recevoir. Ce 3 avril 2002, le maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) et son épouse, ci-devant première adjointe, accueillent à dîner quelques convives. Juste une petite vingtaine. Patrick Balkany veut tirer un trait sur le passé: avec ses proches, il a invité les anciens opposants de son camp, plutôt les seconds couteaux. Petits plats et grands vins servis par un maître d'hôtel en smoking.

 

«C'était somptueux! Un régal!» s'exclame un invité, impressionné par la qualité des mets, des digestifs (dont une bouteille de prune de 12 litres) et des cigares, mais aussi, vers la fin du repas, «numéro de duettistes très au point» de ses hôtes, lui imitant Chirac, elle le rabrouant avec élégance: «Ta gueule! Tu bois trop!» Une opération de charme montée à quelques semaines des législatives, qui ont vu le retour de «Patrick» à l'Assemblée nationale - il siège sur le banc des non-inscrits. Six mois plus tard, au cours d'une municipale partielle (celle de mars 2001 ayant été annulée), Balkany s'est aussi fait réélire maire au premier tour, avec 53,78% des voix - et un taux d'abstention de 45,59%. Sur sa liste, on retrouve plus d'un convive du 3 avril…

 

Les mondanités ont toujours fait partie de la «stratégie de communication» du maire. Depuis des années, l'édile invite à sa table chefs d'entreprise, journalistes, élus, présidents d'association… Avant 1995, nombre de ces agapes avaient lieu dans l'ancien appartement personnel de 512 mètres carrés du couple Balkany. C'était plus «convivial» qu'à la mairie. Petit problème: trois employés municipaux jouaient les majordomes à domicile. «Il s'agissait de promouvoir l'image de la ville à l'extérieur pour attirer des entreprises, qui sont venues s'installer en nombre à Levallois dans les années 1990», a argumenté le maire quand la justice l'a interrogé sur l'usage peu licite de ces domestiques, admettant simplement avoir «commis l'erreur de ne pas avoir fait voter une délibération municipale». Cette affaire est devenue le symbole de la dérive de Balkany.

 

Lors d'un match de boxe, salle Marcel-Cerdan, avec sa femme, Isabelle, et Jean-Marc Smadja (à dr.), directeur général de la Semarelp.

© T.Dudoit/L'Express

 

Lors d'un match de boxe, salle Marcel-Cerdan, avec sa femme, Isabelle, et Jean-Marc Smadja (à dr.), directeur général de la Semarelp.

 

Depuis sa réélection surprise en mars 2001, Balkany a tiré les leçons du passé: il n'organise plus de banquets chez lui… mais dans la salle à manger du maire. Exclusivement, comme il l'a glissé, sourire en coin, à ses hôtes du 3 avril: «Les mecs, je ne vous invite plus chez moi, pour ne pas avoir de problèmes…» La plupart des municipalités ont ce genre de pièces de réception particulières, qui servent aussi pour les réunions de direction. Celle-ci a été aménagée il y a plusieurs années dans l'ancien bunker de l'hôtel de ville, sous le grand bureau du maire, avec escalier privatif, sol en marbre, coin salon, télévision design et cuisine équipée. Une fois par mois, Balkany y reçoit des chefs d'entreprise, «dircom» ou «DRH» levalloisiens, dont les cotisations à la taxe professionnelle représentent plus de 70% du budget de la ville.

 

Un peu jet-set, un peu vulgaire

 

L'endroit change, Patrick Balkany, 1,88 mètre et gros cigare à la bouche, semble égal à lui-même. Chaleureux, noceur et princier. Plus que sa politique, peut-être, c'est ce style nouveau riche, un peu jet-set, un peu vulgaire que les gens aiment ou n'aiment pas. A 54 ans, on ne se refait pas. Les fêtes ont repris à la mairie, ainsi que les combats de boxe, salle Marcel-Cerdan, où le Tout-Levallois peut côtoyer Jean-Paul Belmondo et la belle Ophélie Winter. L'on reparle de la ville à la télé.

 

Au conseil municipal. Il s'est fait réélire au premier tour, avec 53,78% des voix.

© T.Dudoit/L'Express

 

Au conseil municipal. Il s'est fait réélire au premier tour, avec 53,78% des voix.

 

«Les dépenses de fonctionnement et de représentation s'envolent», hurlent en chœur les frères ennemis de l'opposition, deux anciens adjoints d'Olivier de Chazeaux (qui ne s'est pas représenté en 2002), Olivier de Précigout et Arnaud de Courson (UDF), que Balkany a écrasés lors de la municipale partielle (purement électorale, leur union n'a pas résisté longtemps). Attention: s'il n'était qu'un flambeur invétéré, amateur de bulles et de paillettes, Balkany n'aurait pas facilement retrouvé son fauteuil. Son come-back a étonné plus d'un observateur. Mais pas les Levalloisiens. «C'est la prime à la casserole», ont dit certains. Pas si simple.

 

Encore une fois, c'est d'abord le culot de l'impétrant qui a payé: profitant d'un incroyable imbroglio juridique, il s'est fait élire en mars 2001, bien qu'inéligible (lire l'article)! La division de l'équipe sortante et la dissidence de Courson l'ont aussi considérablement aidé. De son propre aveu, Balkany ne serait pas revenu de son exil doré antillais (lire l'article) si son successeur, le chiraquien Chazeaux, n'avait pas multiplié les erreurs.

 

Attachement charnel à la ville

 

Après avoir battu deux fois Balkany, aux municipales de 1995 et aux législatives de 1997, ce jeune avocat et père de famille avait tout pour plaire aux habitants de cette banlieue cossue. Mais, à cause d'un tempérament raide et distant, il n'a jamais su créer de lien affectif, ni avec les habitants, ni avec le personnel municipal, ni avec sa propre majorité, qui a rapidement volé en éclats. Il a beaucoup déçu. «Quand je déroule le film en arrière, je me dis que la défaite était inscrite dès 1995, admet aujourd'hui Chazeaux. Vous ne pouvez pas construire une politique municipale durable avec une équipe constituée en cinq semaines, par agrégation de mécontents et d'opposants à Balkany.»

 

«Au lieu de l'oublier, il a donné l'impression de s'acharner sur Balkany. Il en a fait une victime», ajoute Elisabeth Gourevitch, chef de file des socialistes. En étroite relation avec la chambre régionale des comptes, qui a multiplié les contrôles, le chevalier blanc Chazeaux a entrepris de nettoyer les écuries de la ville et de son annexe, la société d'économie mixte Semarelp, en taillant dans les dépenses pour réduire la dette. Il a dû aussi fortement augmenter les impôts. Une politique de rigueur, sans doute nécessaire après douze ans de gestion Balkany, mais qui a fait nombre de mécontents. En tête, les commerçants, qui se sont plaints du manque d'animation, et les personnes âgées, auxquelles il a supprimé le cadeau du 14 Juillet (un parapluie, un cabas ou une assiette aux armes de la ville…) et les collations (un quart de Vittel et des madeleines) offertes lors des déplacements organisés par Levallois Découvertes, association paramunicipale. Des «avantages acquis» peu onéreux pour la commune, mais d'un coût politique énorme. Sept ans après, on en parle encore! Balkany s'est empressé de les rétablir. «C'était des économies de bouts de chandelles, raille-t-il. Chazeaux a mégoté sur tout.»

 

 

Le clan des balkanyens

 

De Charles Pasqua, dont il fut l'un des nombreux poulains dans les années 1980, Patrick Balkany a retenu le sens du clan. En premier lieu, son épouse au parler cru, Isabelle - qui lui a pardonné ses écarts de conduite notoires. L'un ne va pas sans l'autre. Véritable maire bis, la bouillonnante première adjointe a la haute main sur le secteur clef de la communication - elle a longtemps dirigé celle d'Europe 1. Patrick, lui, s'est réservé l'immobilier et l'urbanisme, qu'il traite en direct avec son directeur de cabinet, Jean-Pierre Aubry, ancien directeur du palais des sports Marcel-Cerdan, et Jean-Marc Smadja, ancien banquier et promoteur immobilier, cousin d'Isabelle, bombardé directeur général de la Semarelp, la société d'aménagement. Où l'on retrouve aussi l'avocat et deuxième adjoint Jean-Yves Cavallini, au poste de vice-président, et Pierre Marache, directeur général adjoint, qu'Olivier de Chazeaux avait licencié. Ancien directeur adjoint du cabinet de ce dernier, à l'hôtel de ville, le jeune Nicolas Gigon a conservé son poste sous Balkany, sans états d'âme.

Auteur

«On est repassé d'une équipe d'amateurs à des professionnels», note Isabelle Balkany, pièce maîtresse du dispositif (lire ci-contre). Il suffit de voir son mari arpenter «sa» ville pour s'en rendre compte. Sa force tient à sa façon charnelle d'être attaché à cette ancienne cité ouvrière et communiste de deux petits kilomètres carrés, que cet ami des promoteurs a totalement transformée à grands coups de pelleteuses et de ZAC, de 1983 à 1995. Malgré le «béton doré» qu'il a construit sur le front de Seine, on l'adore dans les quartiers populaires proches de la porte d'Asnières. En bon populiste, il «sent» sa ville mieux que personne: il est aux petits soins avec les employés municipaux, connaît tout son monde, embrasse les gosses, pose pour la photo, voire se déguise en vampire le jour de Halloween, joue de sa voix de baryton dans les bistrots, «rend service» en s'occupant des PV des uns et des logements des autres, comme on l'a vu dans un reportage de Canal +, le 4 novembre 2002.

 

En douze ans de mandat, les Balkany avaient quadrillé la cité, enregistrant le numéro de code d'entrée des immeubles, infiltrant tous les secteurs et noyautant la moindre initiative, à l'aide d'un groupe d'amis qu'ils défendaient et protégaient. Avant de revenir au grand jour, Balkany a réactivé cette multitude de réseaux, dans de discrètes réunions d'appartement. Au moment de voter, une majorité de Levalloisiens a préféré retenir son action plutôt que ses frasques. «Il a été condamné. Et alors?» résume un habitant.

 

Un système clanique ne méprise jamais l'électeur qui le fait vivre. Mis à part ses inconditionnels, toujours les mêmes, qui l'entourent dès qu'une équipe de télévision se présente ou qui viennent faire la claque au conseil municipal, Patrick Balkany s'est fait beaucoup d'obligés et de fidèles. Une clientèle, utilisatrice de services dans une ville qui en produit plus qu'ailleurs. Et notamment que sa voisine, Neuilly-sur-Seine. «Beaucoup de gens sont venus ici en attendant de trouver mieux ailleurs, de jeunes couples de bonne famille n'ayant pas les moyens d'habiter Neuilly ou le XVIe arrondissement de Paris, à côté de leurs parents, indique Pierre, directeur commercial, marié, trois enfants, levalloisien depuis 1978. Quand Balkany est arrivé en 1983, on a tous voté pour lui. La politique ne nous intéressait pas. Il l'a parfaitement compris en créant un tas de prestations pour ces nouveaux ménages attirés par la mutation de la ville. Et, finalement, on est resté.» D'autant que Pierre a eu la chance d'acheter un appartement à 3 000 francs le mètre carré, dans les années 1980. «Il en valait 30 000 de plus quand on l'a vendu dix ans plus tard.»

 

Passe-droits inévitables

 

«Quand un contribuable paie 150 euros d'impôts locaux, il perçoit neuf fois sa mise en services, explique Isabelle Balkany. C'est ce que les journalistes appellent du clientélisme!» «Tout ce que les gens veulent, ajoute la première adjointe, c'est avoir des services publics de qualité, habiter une ville propre et sûre, et que leurs enfants fassent du sport et du violon. La politique, ils s'en tapent.» Les prestations sont effectivement impressionnantes.

 

A l'hôtel de ville, avec l'un de ses collaborateurs. Il a réactivé ses réseaux.

© T.Dudoit/L'Express

 

A l'hôtel de ville, avec l'un de ses collaborateurs. Il a réactivé ses réseaux.

 

Mis en place par les communistes, deux bus gratuits sillonnent la ville. Il suffit d'appeler Levallois Informations, espèce de SVP municipal, pour trouver un baby-sitter, un avocat ou réserver une place pour les vacances au grand chalet que la ville possède à Serre-Chevalier (Hautes-Alpes). Sans compter les innombrables courriers qu'Isabelle Balkany envoie à ses administrés, notamment aux parents d'élèves, par exemple pour qu'ils couvrent bien leurs enfants par temps froid… A ce degré, c'est plutôt du maternalisme!

 

Les marmots et les seniors (un service d'hôtesses de quartier équipées de voitures leur est réservé pour les aider dans leurs démarches) sont les plus soignés. En liaison avec un tour-opérateur, Levallois Découvertes propose à ces deux catégories des séjours organisés au bout du monde - du Brésil au Sri Lanka, «l'île souriante», en passant par New York, l'Andalousie, la Martinique... - ou une balnéo à Dax. «C'est extra! se réjouit une mère de famille. En 2002, mes deux aînées sont allées en Angleterre et en Laponie, et mon fils de 8 ans a fait un stage de moto dans le Poitou.»

 

Toutes les activités périscolaires, à l'instar des voyages destinés aux enfants, sont subventionnées jusqu'à 98% par la commune, sur la base du quotient familial. Parmi les 5 200 élèves de primaire, 500 restent à l'étude (les heures supplémentaires des enseignants sont payées par la ville), pendant que 1 700 partent au centre de loisirs municipal (ouvert jusqu'à 19 heures, plus le mercredi et les vacances scolaires) et que 1 400 vont à La Ruche (théâtre, multimédia, sport…). Sur le papier glacé des publications de la mairie, ce qui est fait dans ce domaine est formidable, même exemplaire. «Afin de préserver la mixité sociale de Levallois, nous veillons à ce qu'aucun gosse ne soit exclu pour des raisons pécuniaires», se flatte Isabelle Balkany.

 

«Peut-être, mais, pour des problèmes de place, certains le sont», se plaint néanmoins cette autre mère qui n'a pu inscrire ses filles aux activités souhaitées. C'est la rançon du succès. «Les gens sont devenus tellement consommateurs que la ville a du mal à satisfaire tout le monde, confirme ce responsable associatif. A partir du moment où la demande est supérieure à l'offre, la tentation du clientélisme existe.»

 

Il en va de même dans le domaine du logement. Avec 3 000 dossiers en attente, les passe-droits sont inévitables. «On ne transige plus sur les plafonds de ressources», affirme Jean-Yves Cavallini, deuxième adjoint, avant d'ajouter: «Mais comment faire quand, pour un appartement, il y a plus de 50 personnes qui répondent aux critères financiers, sinon privilégier quelqu'un que l'on connaît plutôt qu'un anonyme?» Si elles sont théoriquement rigoureuses dans les instances départementales d'HLM, où les décideurs sont multiples, les attributions sont, en revanche, discrétionnaires dans le domaine privé de la ville. A Levallois, celui-ci comprend 730 logements - un millier avec les commerces, caves, box… «Beaucoup sont en très mauvais état, indique Cavallini. On va en rénover une partie afin d'atteindre le seuil légal de 20% de logements sociaux. On vendra le reste, ce qui mettra un terme aux soupçons.»

 

 

Nouvelle casserole

 

A Levallois, les rapports de la chambre régionale des comptes se suivent et se ressemblent. Dernier en date, celui du 17 octobre 2002, qui stigmatise les dérapages du comité des fêtes sous Balkany, entre 1989 et 1995. Outre des notes de restaurant, qui relèvent plutôt des frais de représentation du maire, les magistrats pointent des achats de cigares (16 311 francs), six allers-retours Paris-Saint-Tropez - où M. Balkany possède une résidence secondaire - durant l'été 1994 (30 768 francs) et l'achat de costumes, de vestes et d'une parka. Pour financer ces menus plaisirs, «une comptabilité parallèle et certainement occulte» a été mise en place, grâce à l'ouverture d'un compte à la BNP de Levallois, dont les relevés étaient directement adressés au maire. Dans sa réponse à la chambre régionale des comptes, M. Balkany, qui souhaite évidemment échapper à une nouvelle amende, concède que le comité des fêtes «n'a peut-être pas satisfait à l'ensemble des règles comptables régissant les relations entre les collectivités territoriales et les associations», mais met cela sur le compte d'un «manque d'expérience lié aux premières années de la décentralisation»...

Auteur

En effet, l'opposition, de droite comme de gauche, se plaint du manque de transparence et dénonce des attributions de complaisance: nombre d'élus et de collaborateurs sont logés grâce à la ville. Les opposants ne siègent pas au conseil d'administration de Levallois Habitat, organisme municipal, ni d'ailleurs d'aucune des nombreuses autres associations para-municipales, ni de la Semarelp et de ses filiales - Levallois Découvertes, Levallois Information, Levallois Sécurité (qui fait du gardiennage privé…), Levaparc (qui gère les parkings de la ville), etc. «Un tiers des services est externalisé, déplore Arnaud de Courson. La ville se simplifie la vie grâce à ces associations. Mais, en l'absence de l'opposition, le conseil municipal ne contrôle pas les dépenses.»

 

«Procès en sorcellerie»

 

Faute de projet crédible et de leader, les adversaires du maire en sont réduits à dénoncer sa gestion à l'aune du passé, arguant que les différents rapports de la chambre régionale des comptes, portant sur la gestion antérieure (jusqu'en 1995) du comité des œuvres sociales (COS), de l'institut municipal des sports ou de l'ancien comité des fêtes (lire ci-contre), ont tous épinglé des dérapages financiers, des dépenses étrangères à l'objet social de l'association, voire des faveurs au profit de proches des Balkany. Aucune infraction pénale n'a cependant été relevée - le maire a bénéficié d'un non-lieu dans l'affaire du COS. «C'est un temps révolu», affirment ses amis. Les Balkany, eux, en ont assez des perpétuels «procès en sorcellerie» qu'on leur fait. «Tous ces ?joyeux? feraient mieux d'agir pour les Levalloisiens», s'emporte Isabelle. Ce à quoi, depuis leur arrivée à Levallois, en 1978, les Balkany consacrent tout leur temps. «Je n'ai pas le sentiment de m'être arrêté, souligne le maire. C'est un travail de vingt ans qui continue.»

 

 

 

logo_lexpress

 

 

 

 

Les secrets de Balkany

 

Isabelle, rouage essentiel

 

Par Pierre-Yves Lautrou, publié le 11/10/2007 - mis à jour le 08/01/2008 10:10

 

 

 

La femme du maire, première adjointe et vice-présidente du conseil général, joue un rôle crucial dans le système Balkany.

En trente ans de mariage, les Balkany ont tout connu ensemble, les conquêtes du pouvoir comme les traversées du désert. Et, si elle reste moins célèbre que son mari, Isabelle Balkany joue cependant un rôle central dans le dispositif familial qui contrôle Levallois.

 

Née Smadja, cette fille de juifs pieds-noirs tunisiens, dont la famille fut propriétaire du journal Combat, débuta comme journaliste avant de devenir dircom d'Europe 1, en 1968, à 20 ans, où elle se constitue son carnet d'adresses dans les médias et le show-biz. En rencontrant Patrick Balkany lors d'un match de boxe, en 1975, elle épouse la politique et participe à la campagne de son mari à Auxerre lors des législatives de 1978, où le RPR l'a envoyé affronter, sans succès, le giscardien Jean-Pierre Soisson. «Mais j'avais un peu d'expérience, ayant déjà fait la campagne de Philippe Tesson, candidat en 1968 à Saint-Germain-des-Prés!» s'amuse-t-elle.

 

 

La bataille du conseil général

 

« C 'est Nicolas qui me l'a demandé, six mois avant le scrutin. Sinon, je n'y serais pas allée. » A la fin de juin, Isabelle Balkany, ultraproche du couple présidentiel, a donc tenté sa chance dans la course à la succession de Nicolas Sarkozy à la tête du puissant conseil général des Hauts- de-Seine. Problème, Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, sans ministère - et l'un des plus vieux ennemis des Balkany - s'est mis en travers de sa route, obtenant les voix nécessaires pour être élu « à coups de menaces de retrait d'investiture », souffle-t-on dans l'entourage des Balkany. « ça a été violent, confirme Isabelle Balkany. Mais on réélit un président en mars 2008, après les cantonales... »

 

Le couple s'implante à Levallois l'année suivante. Lorsque Patrick Balkany s'empare de la mairie, en 1983, elle devient «logiquement» patronne de la communication. En 1988, le député, maire et conseiller général est touché par le cumul des mandats. «Tous les adjoints voulaient être candidats. C'est Pasqua qui a eu l'idée de m'envoyer aux cantonales.» Six mois plus tard, «Charles» en fait la vice-présidente du conseil général des Hauts-de-Seine chargée des collèges. L'année d'après, elle est élue au conseil municipal de Levallois, où le père de ses deux enfants entame son deuxième mandat.

 

Le couple à qui, jusqu'ici, tout a réussi ou presque tangue à partir de 1995: Patrick battu par le RPR Olivier de Chazeaux, poursuivis tous les deux par la justice dans l'affaire des employés municipaux travaillant à leur domicile, les Balkany se séparent plusieurs mois. Mais lorsque Patrick reconquiert la mairie, en 2001 puis en 2002, c'est avec Isabelle à la manœuvre. Sa présence indispensable est désormais officialisée avec un poste de premier adjoint.

 

Femme de dossiers, bûcheuse, organisatrice-née, Isabelle Balkany n'a pas la popularité de son mari chez les Levalloisiens. Sans doute le style abrupt et direct de cette jeune grand-mère de 60 ans rebute-t-il parfois. «Elle n'est pas d'un contact facile, juge Olivier de Précigout, conseiller municipal UMP d'opposition, mais c'est elle qui tient la maison.» Sa compétence est reconnue à droite comme à gauche, dans la ville comme dans le département. «Je dois dire que, dans son domaine, elle connaît ses dossiers», admet Elisabeth Gourevitch, opposante PS et vice-présidente de la région chargée des lycées.

 

Mais pas d'ambiguïté. Dans le couple, les rôles sont précisément distribués: à Patrick les grands projets, dont l'immobilier; à Isabelle les services à la population et la communication. Autrement dit: «Elle a une place prépondérante, précise Nicolas Gigon, directeur de cabinet adjoint du maire, mais elle est n° 2, pas n° 1 bis.»

 

 

C_Portraits

 


Toute reproduction interdite © SIPA/NECO/Marc Bertrand
Patrick Balkany
Comédie française

Bas les masques. Le sulfureux maire de Levallois s’est fait prendre à son propre jeu. Symbole d’une génération politique surannée, cet acteur charismatique a brûlé son premier rôle sous les feux des projecteurs. Haut les mains. Le député des Hauts-de-Seine n’a pourtant pas dit son dernier mot. Son mea culpa politique et sa reconquête locale renouent avec une communication théâtrale.

Chaque semaine, Le nouvel Economiste révèle un tempérament à «L’Hôtel», rue des Beaux-Arts. Paris VIe. Portrait d’un comédien refoulé devenu un élu local critiqué.

Par Gaël Tchakaloff

Il y a toujours un petit goût de western dans les Hauts-de-Seine. Il y a toujours une petite touche de star-system chez Patrick Balkany. La dramaturgie naturelle et la stratégie de communication glamour du maire de Levallois nourrissent depuis longtemps les chroniques people des médias. Davantage que leurs colonnes politiques. Le député controversé a pourtant décidé de changer de posture. Désormais, le temps des incartades amoureuses, des saillies rhétoriques et autres exhibitions politiques est bien révolu. L’élu local a troqué les soaps contre les grands auteurs classiques. C’est en victime blessée, en pourfendeur d’injustices, en homme politique engagé que se présente désormais l’animal. Un nouveau Balkany est né : homme sage, empreint de convictions gaullistes, reconnaissant ses écarts, à la recherche d’une purification des péchés. Entre rêve et réalité, le fumeur de cigares au costume sur-mesure et au carnet d’adresses show-biz revêt des accents de sincérité. Il a su traverser la tempête. Il a retrouvé sa ville. Il n’est plus exclu de l’UMP. Le « Tout Sauf Balkany » est fini.

Patrick au pays des merveilles
Qui n’a jamais rêvé d’être un artiste ? Lui, il l’a fait. Pourtant, le fils d’immigrés hongrois est né avec une petite cuillère en vermeil dans la bouche. A l’Hôpital américain, tout simplement. Après une jeunesse à Neuilly et des études dans les écoles huppées, entre Jouy-en-Josas et Genève, le garçon décide de faire du cinéma. « Patrick amplifie tout ce qu’il dit. Il peut réciter le bottin mondain sans que l’on s’ennuie », lance son épouse, Isabelle. Sa prestance physique et son tempérament le conduisent naturellement dans une troupe de théâtre, pour un temps seulement. Car il est attendu dans l’entreprise familiale de prêt-à-porter, « Réty ». S’il n’a pas passé son bac, il hérite des valeurs familiales : le sens du travail, les convictions gaullistes, l’honneur de la France. « Pour moi, la France est fondamentale. C’est le pays qui a accueilli ma famille. Mon père s’est battu pour ce pays. Je n’oublierai jamais sa légion d’honneur, sa médaille militaire, sa croix de guerre. » Déporté résistant à Auschwitz durant sept mois, le père idolâtré a transmis sa veine partisane et ses idéaux. Ses réseaux permettent à Patrick d’effectuer son service militaire à l’Elysée, durant le septennat de Georges Pompidou. Chargé de la revue de presse, le jeune homme rencontre tout le Palais présidentiel : Jacques Chirac, Edouard Balladur, Marie-France Garraud… Si bien qu’il quitte rapidement l’affaire familiale. En 1978, Jacques Chirac lui propose de faire campagne pour les élections législatives, à Auxerre. Coup de foudre. Patrick se passionne pour ce nouveau métier, se révèle sur le terrain. Il parvient à mettre son adversaire en ballottage. Nul doute désormais. Il a trouvé sa voie. Il exprimera sa vocation théâtrale auprès d’électeurs devenus spectateurs. Cela ne l’a jamais quitté. Peu lui importent les reproches récurrents l’accusant de clientélisme. Peu lui importe la vision nationale conceptuelle. Il se félicite de son pragmatisme tout terrain. Et il n’est pas le seul : en dépit de son chemin chaotique, les électeurs en redemandent…

Le marquis de Carabas
Son chat botté s’appelle Charles Pasqua. Ses bottes de sept lieues couvrent les Hauts-de-Seine. Pour Patrick, il a décidé de construire un château, Levallois. Dans le lot, il y a une princesse, Isabelle. Voilà. Comme dans tous les contes, il y a une morale à l’histoire qui va suivre. Après l’épopée d’Auxerre, Charles Pasqua lui dit : « Vous devriez vous attaquer à Levallois. Si vous gagnez la ville, nous aurons toute la circonscription ». Banco. En 1979, Patrick Balkany ouvre sa permanence à Levallois. Dès le début, il s’investit sur le terrain aux côtés de celle qu’il a épousé deux ans plus tôt, et qui deviendra son double politique. Directrice de la communication d’Europe 1 et fille d’un industriel proche de Jacques Soustelle et de Pierre Lazareff, Isabelle Smadja connaît la chanson. Aujourd’hui, elle reste première adjointe de Levallois et vice-présidente du conseil général des Hauts-de-Seine. Chaque semaine, ils sont allés ensemble sur les marchés, coller des affiches, déambuler dans les HLM, distribuer des tracts… En 1982, Patrick Balkany est élu conseiller général des Hauts-de-Seine. Un an plus tard, il rafle la mairie, traditionnellement communiste, dès le premier tour. En politique, il a un mentor et un ami. Le premier l’a façonné : « J’ai beaucoup de respect pour Charles Pasqua. C’est un homme de convictions. J’ai appris la politique avec lui. » Le second ne l’a jamais trahi : « Nicolas Sarkozy est mon ami depuis toujours. Je l’ai connu il y a plus de trente ans. Il ne m’a jamais lâché. » Un pied dans le passé, l’autre dans le futur, Patrick Balkany a réalisé son destin politique. Il n’est pas fait pour les ministères, il ne connaît pas les hiérarchies. Il n’est pas fait pour le pouvoir, il a été piégé là où d’autres s’en sont sortis. Il a appris à adapter ses objectifs à sa personnalité. Son prochain challenge l’illustre parfaitement : « J’espère pouvoir récupérer Clichy », affirme le conquérant. En attendant, il n’y en a que pour sa ville. Grâce à elle, il a retrouvé sa légitimité. Grâce à elle, il a renoué avec son métier : « Certains souhaitent faire le tour du monde. Moi, j’avais envie de faire une ville. Aujourd’hui, on m’identifie à la ville et la ville s’identifie à moi. Les gens disent : “Levallois, c’est chez Balkany”. Si je me suis battu pour revenir, c’était uniquement pour terminer mon travail. »

Le petit chaperon bleu
Politiquement dévoré par un loup déguisé en mère-grand. Personnellement perdu dans une forêt amoureuse. Voici comment il raconte ses déboires… Il a de sacrés dons de conteur, ce Patrick. Entre 1995 et 2001, tout s’est effondré. Depuis qu’il a soutenu Edouard Balladur, il appartient au clan des traîtres. Poursuivi pour diffamation par le juge Halphen ; battu aux élections municipales par Olivier de Chazeaux ; condamné à quinze mois de prison avec sursis, 200 000 francs d’amende et deux ans d’inéligibilité pour prise illégale d’intérêts ; mis en examen pour détournement de fonds publics provenant des œuvres sociales de la ville… Voilà une traversée du désert comme on en fait plus. Sa conquête amoureuse de Sybille Jacquin de Margerie, livrée aux médias, n’a rien arrangé. Il s’en explique aujourd’hui : « J’ai eu une passion amoureuse, comme cela arrive à beaucoup d’hommes, je crois. Après une dispute très banale, Sybille est descendue dans la rue. Il se trouve que j’avais à l’époque un permis de détention d’armes, et cela s’est traduit par une dépêche indiquant que je l’avais menacée… »(!) Alors, il est parti pour Saint-Martin. Un exil de trois ans, durant lequel il monte une régie publicitaire, pour passer le temps. Rattrapé par sa réputation, le CSA le somme, en 1998, de cesser les émissions de la radio qu’il s’est appropriée… En dépit de ses chaos, en dépit de son image, l’homme est de retour. Courageux ou inconscient, engagé ou ambitieux, personne ne saura jamais. Elu maire de Levallois en 2002, après une invalidation du scrutin liée au fait qu’il soit déclaré « comptable de fait des deniers de la commune », Patrick est revenu. Député UMP des Hauts-de-Seine, il s’est également réconcilié avec son parti. Certains le bannissent, d’autres conservent pour l’homme une véritable tendresse. Son tempérament excessif n’attire résolument pas l’indifférence. « Il est d’une grande gentillesse. Il assume ses responsabilités et croit en la politique », affirme Jean-Jacques Guillet, député et conseiller général des Hauts-de-Seine. Patrick Balkany a échappé à la dépression. Il a encore séduit ses électeurs. Que chacun trouve une morale à cette histoire.

 

Posté par Trinityxyz à 09:22 - Citoyen - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 septembre 2009

Dérapages si seulement c'était le Premier

Brice Hortefeux dément de nouveau tout propos raciste

       

Mais il semble que beaucoup aient déjà oublié les dérapages précédents... Ils ont beau dos les Auvergnats... Souvenez vous sa sortie sur Fadela AMARA.

Je vous rappelle également que la sanction contre le Préfet n'a été prononcé qu'après que le Préfet ait critiqué son Ministre de Tutelle qui est Brice Hortefeux !!!

Son congrès à Vichy...


De Vichy à Amara en passant par la Marseillaise

                                  

Hortefeux, Amara, Vichy, la Marseillaise. Des rapprochements lourds de sens pour la conférence européenne sur l'immigration qui vient de s'achever. Le ministre de l'immigration et de l'identité nationale exprime son « ras le bol de cette histoire du passé » et souhaite débaptiser le « régime de Vichy » en « régime de Pétain ». Le désir de réécriture de l'histoire est décidément prégnant dans cette majorité. Il enverrait aux oubliettes l'épisode de la Collaboration, de Papon, du Vel » d'Hiv« ou de Beaune-la-Rolande, n'a sans doute guère de chance de se concrétiser. Pour l'instant.

 

Au sein d'une Europe qui se referme sur elle-même, où la xénophobie ne fait plus honte, Hortefeux s'est montré soucieux de sensibiliser les nouveaux immigrants, du moins ceux qui auront réussi à passer entre les mailles des filets administratifs et policiers, aux “valeurs de la France”. Et les valeurs de la France, à défaut de pouvoir les définir de façon concrète et positive, Hortefeux les trouve d'abord dans les symboles nationaux. Tout nouvel immigrant désireux de fouler le sol sacré de la patrie, devrait “apprendre les valeurs de la Marseillaise” (Libé, 04/11/2008). Une formule sans cesse ressassée par les adorateurs de la grande déesse nationale mais dont il faut bien convenir qu'elle ne signifie pas grand chose.

 

S'il est légitime de demander à des individus vivant en société de respecter les lois et les règles habituelles de bon voisinage ou de payer leurs impôts, on ne voit pas pourquoi il faudrait en plus exiger d'eux qu'ils se conforment à de bien hypothétiques “valeurs nationales”. L'identité nationale est sans doute la notion la plus confuse, la plus embrouillée qui soit, au point que, parmi ses défenseurs, personne n'a jamais été en mesure d'en donner une définition cohérente.

 

Pourquoi faudrait-il que tous les individus nés d'un côté de la frontière, qui n'est jamais qu'un pointillé sur une carte, vagabondant au gré des événements du passé, se sentent une identité commune et exclusive qui les distinguerait de leurs voisins de l'autre côté du pointillé ? C'est un mystère insondable -qui relève de la foi plus que de la raison- que cette croyance nationale qui conduit aux pires divagations comme les guerres nationales où l'on pousse des millions d'êtres humains à mourir pour rien, tout en leur faisant croire qu'on mourait “pour la patrie”.

 

L'identité nationale a-t-elle besoin de la Justice ?

 

Il faut d'ailleurs croire que l'identité nationale est un concept bien fragile pour que seule la menace judiciaire puisse la protéger de critiques pourtant légitimes en démocratie : le délit d'“outrage à symboles nationaux”, intégré en 2003 à la loi dite de “sécurité intérieure” ( ! ), passible de six mois d'emprisonnement et de 6500 euros d'amende, est une sorte d'extravagance pénale contraire aux Droits de l'homme et à la plus élémentaire des libertés d'expression.

 

En imposant par la force une croyance irrationnelle commune, mystique plus que politique, ce délit réactive le crime de blasphème du passé : sous l'Ancien Régime, on tranchait la langue du mécréant. La république qui, face à d'autres symboles, comme le voile sur la tête d'une jeune fille, affiche pourtant une laïcité intransigeante et exacerbée, semble ici, avec la dévotion aux symboles nationaux, avoir hérité de la religion sa plus mauvaise part : la morale officielle, la morale d'état.

 

Le rapprochement entre symboles nationaux et symboles religieux se retrouve jusque dans le langage abscons, brumeux dont ils usent : par exemple, on est consterné d'entendre dans les écoles de tout jeunes enfants s'époumoner sur “le sang impur qui abreuve les sillons” ou “l'étendard sanglant est levé”, paroles tout à la fois ridicules et vides de sens mais odieuses par leur brutalité.

 

Pendant longtemps, les chrétiens chantaient et priaient en latin dans les églises, sans rien y comprendre le plus souvent, avant que les autorités ecclésiastiques se rendent compte que la simple obéissance aux rituels ne faisait pas forcément de bons chrétiens. Les autorités laïques, elles, n'ont toujours pas pris conscience que la citoyenneté ne se ramenait pas à la dévotion aux symboles nationaux.

 

La Marseillaise… et les rafles ?

 

D'une certaine façon, la fixation des politiques sur la Marseillaise, rattachée -comme on l'a vu à Vichy- à des préoccupations de contrôle des flux migratoires, renvoie à l'épisode récent du Stade de France et donne toute leur légitimité aux bordées de sifflets contre l'hymne national. Car si l'identité nationale se ramène à partager des “valeurs” communes, à travers leurs symboles, avec un ministre qui utilise la force, les rafles et les camps pour les promouvoir, leur contestation paraît alors fondée et même juste.

 

A Vichy, Fadela Amara était très présente aux côtés de Hortefeux. Ne dit-on pas qu'ils vont désormais “main dans la main” (France-Soir, 23/08/2008) ? Or, dans le concert assourdissant de condamnations qui ont suivi l'épisode du Stade de France, la secrétaire d'état à la Ville ne fut pas la moins virulente, la moins brutale, promettant -on s'en souvient- “sanctions et justice exemplaire” contre les auteurs des sifflets, menace assortie d'un inquiétant “pas de pitié pour ces gens-là” (Libération, 17/10/2008).

 

“Ces gens-là” ont dû apprécier à sa juste valeur comment un symbole national peut se tourner en outil de stigmatisation à l'encontre de toute une catégorie de population, stigmatisation d'autant plus mal venue quand elle est le fait de politiciens eux-mêmes issus de l'immigration, comme s'ils avaient des gages à donner par une indignation immodérée. Pour Amara et les mouvements antiracistes qui se sont lancés imprudemment dans la bataille, la Marseillaise serait ainsi comme une sorte de savonnette à immigrés.

 

Hortefeux, Amara, Vichy, la Marseillaise ou les apparentements terribles. En entretenant la confusion malhonnête entre les principes permettant de vivre ensemble et qui fondent la citoyenneté et la croyance mystique dans ce concept obsolète qu'est l'identité nationale, on ne se donne pas les moyens d'aborder avec confiance les questions migratoires, encore moins celles de la ville et des banlieues.

                                         

rue89_logo

lemonde_fr_grd


   

Posté par Trinityxyz à 14:00 - Citoyen - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 septembre 2009

No comment !

Le dérapage de Brice Hortefeux à l'université d'été de l'UMP

Envoyez Partagez

 

 

 

Sur cette vidéo que s'est procurée Le Monde, le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, pose pour la photo en compagnie d'un jeune militant, samedi 5 septembre, lors de l'université d'été de l'UMP à Seignosse, dans les Landes. "Il ne correspond pas du tout au prototype", plaisante M. Hortefeux en référence à l'origine arabe du jeune homme, avant d'ajouter : "Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes."

 

Le militant UMP qui apparaît sur cette vidéo, interrogé par Le Monde.fr, refuse d'y voir un dérapage et défend le ministre de l'intérieur : "Ça a été entièrement sorti du contexte. Mon secrétaire départemental blaguait avec le ministre parce qu'il parle auvergnat et c'est de là que c'est parti." Visiblement énervé d'apparaître ainsi sur ces images, il affirme : "C'est honteux. Je suis arabe mais il m'a tout à fait respecté, ce n'était pas du tout mal placé. Et je ne considère pas que c'est un dérapage."

Contacté par Le Monde.fr, le ministère de l'intérieur a fait parvenir un communiqué de presse qui "dénonce une vaine et ridicule tentative de polémique". Selon le texte, la phrase de Brice Hortefeux – "Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes" – fait "référence aux très nombreux clichés qu'il venait de prendre avec la délégation auvergnate".

Le communiqué précise que "pas un seul mot de Brice Hortefeux ne fait référence à une origine ethnique supposée d'un jeune militant". Sur RTL, le ministre a également assuré qu'il ne faisait "aucune référence à une quelconque origine ethnique", mais parlait des Auvergnats. "Certains cherchent la polémique a tout prix", a-t-il ajouté.

LE PS DEMANDE LA DÉMISSION DU MINISTRE

Après avoir vu ces images, Patrick Lozès, président du Conseil représentatif des associations noires (CRAN) s'est dit "triste que des paroles de cette nature puissent être prononcées par un représentant du gouvernement français. Ce que j'ai vu ne m'a pas semblé être une plaisanterie. Ces paroles sont aux antipodes des valeurs qu'un ministre est censé représenter. D'autant qu'il vient de sanctionner un préfet taxé de racisme. Si ces propos ont bien été tenus, il faudra appliquer la même règle au ministre de l'intérieur." Le préfet Paul Girot de Langlade, soupçonné de propos racistes alors qu'il était l'objet d'un contrôle à l'aéroport de Roissy, a été mis à la retraite d'office mercredi, en conseil des ministres.

Benoît Hamon, porte-parole du PS, dénonce de son côté des propos qu'il juge "inqualifiables". "La question n'est même pas de savoir s'il faut ou pas qu'il démissionne du gouvernement, mais que fait-il encore au gouvernement à cette heure-ci ? Le président de la République doit le démettre immédiatement." Pour la porte-parole des Verts, Djamila Sonzogni, "on sait dorénavant ce que M. Hortefeux a dans le ventre et ça ne sent pas bon", ajoute-t-elle.

En janvier 2009, Brice Hortefeux avait plaisanté sur les origines de Fadela Amara, secrétaire d'Etat chargée de la politique de la ville, qu'il avait présentée comme "une compatriote" avant d'ajouter : "Comme ce n'est pas forcément évident, je le précise." L'intéressée avait défendu le ministre en assurant qu'elle n'y avait vu aucun "propos tendancieux".

Posté par Trinityxyz à 20:30 - Citoyen - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 septembre 2009

Douce France !

Un Préfet qui prononce des propos racistes... n'a pas de sanctions...

Mais un Préfet qui remet en cause un Ministre qui souhaite mettre dehors les étrangers etc... est sanctionné par une mise à la retraite  d'office et une absence de prime...

Quel est bel exemple du Pays des Droits de l'Homme ?

Posté par Trinityxyz à 20:01 - Citoyen - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 août 2009

"Burkini"

Je viens de voir cette nouvelle au JT de France 2…

 

 

Une femme interdite de piscine pour cause de maillot de bain islamique afp_logo

 

MEAUX — Une femme d'une trentaine d'années a été interdite de baignade fin juillet à la piscine d'Emerainville (Seine-et-Marne) car elle portait un "burkini", maillot de bain islamique, composé d'un voile, d'une tunique et d'un pantalon large, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

 

Cette habitante d'Emerainville, âgée d'une trentaine d'années, "est venue se baigner une première fois avec ce maillot bain islamique et la deuxième fois, le 27 juillet, elle a été interdite de baignade par les fonctionnaires de la piscine intercommunale qui lui ont rappelé le règlement en vigueur dans toutes les piscines, qui interdit la baignade habillée, c'est un rappel du règlement", a expliqué à l'AFP Daniel Guillaume, vice-président du syndicat d'agglomération nouvelle (SAN) du Val-Maubuée, qui gère les piscines du secteur, confirmant une information du Parisien.

 

Selon M. Guillaume, "cette femme, ainsi qu'une autre femme, ont voulu déposer une plainte au commissariat de Noisiel début août mais la plainte a été refusée" et elles ont "déposé une main courante", a-t-il poursuivi.

 

Au parquet de Meaux, "aucune plainte n'a été enregistrée", a-t-on affirmé de source judiciaire.

 

"J'ai été alerté sur cette affaire par des habitants d'Emerainville, j'ai donc écrit au SAN du Val-Maubuée pour les avertir", a raconté à l'AFP le maire de la commune, Alain Kelyor (UMP).

 

Pour M. Kelyor, "tout cela n'a rien à voir avec l'islam, car le règlement intérieur des piscines refuse que l'on se baigne tout habillé, pour des principes d'hygiène, comme c'est le cas pour les caleçons" et par ailleurs, "ce n'est pas un maillot de bain islamique, ce genre de maillot n'existe pas dans le coran", justifie-t-il.

 

Copyright © 2009 AFP.

 

Non seulement les caleçons… sont interdits pour des raisons d’hygiène et également pour des raisons basiques de sécurité, en effet un tissu large peut se prendre dans les filtres de la piscine et donc provoquer une noyade !

J’avoue être opposée à tous ces folklores communautaires.

 

Le Coran n’a jamais dit que…

Le Coran stipule simplement que la femme doit avoir une tenue « correcte » dans la société dans laquelle, elle vit.

Ce qui me révolte aussi c’est l’attitude de Speedo® !!!

Quelques modèles de « Burkinis »

burkini1

islam1

burkin2


maillot_de_bain_lilly_vetislam


maillot_de_bain_vert_vetislam

maillot_speedo

8_025004119_b

 

Posté par Trinityxyz à 13:54 - Citoyen - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 août 2009

Enfin une réponse des causes du célibat !

Je pensais avoir zappé sur l'émission culte : Strip Tease... mais non puisque cela fait 3 semaines que je tombe sur les aventures pathétiques du même guguss... JB !

JB jeune quinqua, célibataire qui se prend pour George Clooney sans le charme et la plastique...

Donc JB est l'explication du nombre important de femmes célibataires en France !  Comment pourrait-on accepter de partager un moment avec un tel goujat  ?

Nous avons vu JB en Russie dans les agences de filles qui veulent passer à tout prix à l'Ouest mais même là, il s'est fait rembarré...

La semaine dernière JB dans les soirées pour célibataire à Paris.

Et cette semaine JB dans un club en Tunisie !

Il semble qu'il y ait encore d'autres épisodes à cette série sociologique, désespérante sur le mâle !

Donc je vous conseille France 3, le dimanche soir vers 22h !

JB... je parierais plutôt pour Jean Bernard et non Jean Baptiste (beaucoup trop classe !!!).

Résumé trouvé chez : "Ladies Room"

 

Mardi soir, si vous étiez devant la télé, vous avez dû tomber sur JB. JB est français et il recherche l’amour. Mais pas en France, non ! Il en a soupé des françaises, ces femmes trop sophistiquées, trop indépendantes qui ne pensent qu’à l’argent. C’est décidé, il va aller chercher son âme soeur en Russie.

jp.jpgIl s’inscrit d’abord dans une agence matrimoniale franco-russe qui lui envoie des petites fiches sur de potentielles prétendantes. Il doit choisir ses préférées avant son départ prochain pour Rostov. Il veut des blondes. D’ailleurs, il a aussi d’autres critères. En fait, sa femme idéale est une femme d’intérieur, qui aime les animaux (il a trois chiens et deux furets) et elle doit être belle mais pas trop. C’est vrai, pour JB, ramener une femme trop belle à la maison c’est prendre le risque de se la faire “taxer” par un autre. Il en veut une juste jolie.

Il part donc pour cinq jours à Rostov le coeur léger bien décidé à trouver la perle rare. Dès son arrivée, les entrevues commencent. La première ? Trop tristoune. La seconde ? Faut voir. La troisième ? Trop belle, ce serait trop stressant ! JB avoue au fil des rendez-vous sa vision (idéaliste ou plutôt complètement ignare) de la femme russe : une femme aux valeurs familiales avant tout qui sait s’occuper de son foyer. Son interprète a un petit sourire en coin à la traduction et une des filles lui demande même d’où il tient ses informations tellement elle tombe des nues. En effet, en plus d’être une grande gueule, JB est aussi un grand naïf.

Puis, JB rencontre Inna, une petite brune de 26 ans bien faite avec un joli petit minois. Il tombe sous le charme malgré ses cheveux bruns. Il lui fait le grand jeu, lui paye le resto, du Chanel n°5. Bref, un vrai séducteur. Elle semble conquise. Mais il veut en savoir plus. Lui est amoureux mais elle lui fait l’affront de ne pas lui dire qu’elle l’aime (merde, au bout de trois jours, elle exagère !) alors il se pose des questions. Il lui pose un ultimatum, la fait fuir du restaurant et énerve sa traductrice, tout ça dans la même soirée. Mais elle finit par lui revenir, un bouquet de (cinq) roses aidant.

De son côté, on sent bien qu’Inna flaire le pigeon. A son deuxième séjour, elle entraîne JB dans les boutiques de lingerie. JB fait péter la carte bleue. Au bout du compte, JB arrive même à refiler son pote Régis (pas vraiment un play-boy si vous voyez ce que je veux dire) à l’amie d’Inna, Katia (23 ans), qui s’empresse de se faire payer des bottes à 300 €. Pas folle la Katia !

JB n’y va pas de main morte pour séduire sa belle. Il va même jusqu’à faire monter une demi-bouteille de champagne dans sa chambre d’hôtel au cas où la belle accepte de passer la nuit. Un prince, j’vous dis ! Ce sera quand même peine perdue car à la fin du documentaire, cette chère Inna ne donne plus signe de vie. Elle a sans doute été refroidie par la manie de JB d’emprunter des calculatrices dans les magasins pour convertir les prix en euros puis en francs. C’est pas très classe et en Russie cela ne se fait pas de discuter du prix des “cadeaux” devant les femmes. Leur histoire se conclut donc par une lettre de rupture.

Finalement, on ressent comme un malaise en suivant les péripéties de ce quadragénaire que l’on n’arrive pas à trouver attachant. JB nous énerve. Ce qui dérange c’est sa vision des femmes qu’il considère comme des petites choses dociles servant à meubler sa vie qui ressemble fort à un désert affectif. Il veut être sûr de garder la sienne. Etrangère, sa dulcinée catapultée dans un autre pays, ne dépendra que de lui seul pour vivre.

Cependant, je ne juge pas les femmes russes qui s’inscrivent dans ces agences dans l’espoir d’y trouver une vie meilleure pour elles et quelquefois, leurs enfants. Elle rêvent de la France et quel moyen plus sûr que le mariage pour espérer s’envoler vers leur eldorado. De là à dire qu’elles trouveront le bonheur, rien n’est moins sûr.

JB à la recherche de l’amour, France 3
deuxième partie mardi 12 août à 20h50

Télé7.fr

A 43 ans, Jean-Baptiste, que tout le monde surnomme JB, est célibataire depuis près de quinze ans. Il vit seul dans un pavillon, entouré de ses trois chiens et d'un couple de furets. Mais il a décidé de trouver la femme de ses rêves. Arrivé à la conclusion que les Françaises sont infidèles, superficielles et intéressées, il est persuadé que seule la Russie lui permettra de rencontrer l'amour. Inscrit dans une agence matrimoniale franco-russe, JB se rend à Rostov pour y rencontrer une vingtaine de jeunes femmes. Il tombe sous le charme d'Ina, une Russe de 25 ans, en étant persuadé qu'elle est la femme de sa vie. Il organise rapidement son arrivée en France.

A l'origine proposé en 2 parties, ce docu-réalité de Gilles de Maistre est proposé en version allongée dès le 14 juillet 2009 à 22h05 sur France 3. Cette fois-ci, JB à la recherche de l'amour dure 6x52' ! Que du plaisir.

Ce documentaire nous plonge dans la vie du truculent et hâbleur JB qui essayera tout pour trouver sa moitié ! Un an après la diffusion de JB à la recherche de l'amour, Télé7 a retrouvé JB, découvrez son interview pour savoir enfin si il a trouvé l'amour !

 
   

JB à la recherche de l'amour
6x52 minutes
Diffusé chaque mardi à 22h05 sur France 3
A Partir du 14 juillet 2009

TeleObs

France_3 France 3 - 03h00

            

JB à la recherche de l'amour

                         

 

Durée :  50 minutes

                                       

Sous-titrage malentendant (Antiope).

             

Stéréo

                          

En 16:9

                                                                                                        

 

Le sujet

               

La quête de l'amour par un célibataire de 40 ans, inscrit dans une agence matrimoniale franco-russe et parti à la recherche d'une beauté slave.

A 43 ans, Jean-Baptiste, que tout le monde surnomme JB, est célibataire depuis près de quinze ans. Il vit seul dans un pavillon, entouré de ses trois chiens et d'un couple de furets. Mais il a décidé de trouver la femme de ses rêves. Arrivé à la conclusion que les Françaises sont infidèles, superficielles et intéressées, il est persuadé que seule la Russie lui permettra de rencontrer l'amour. Inscrit dans une agence matrimoniale franco-russe, JB se rend à Rostov pour y rencontrer une vingtaine de jeunes femmes. Il tombe sous le charme d'Ina, une Russe de 25 ans, en étant persuadé qu'elle est la femme de sa vie. Il organise rapidement son arrivée en France.

                                                                                                                                             

                        Plume-gris                      

                     

La critique

                      Jean-Baptiste, alias «JB», 43 ans, divorcé depuis quinze ans, en a marre d'être célibataire. La faute aux «Françaises», devenues «inabordables», «trop sophistiquées». Alors, pour dégoter la godiche parfaite, JB décide de s'inscrire dans une agence matrimoniale franco-russe. Le responsable lui assure que les femmes russes ont, elles, des «valeurs morales et familiales». On ne sait trop d'où il tient cette info dans un pays où les babouchkas de ces demoiselles ne concevaient déjà pas de ne pas travailler; qu'importe, l'homme, en bon commercial, a compris à quel borné il avait à faire, et voilà notre JB, petit coq fier de ses prérogatives mâles - et financières - qui file pour cinq jours à Rostov rencontrer une trentaine de femmes.
Sur catalogue, c'est formidable. Il y a Olga, qui réunit «les critères intellectuels et physiques qui correspondent à mon cahier des charges», Elena, «la moins belle des plus belles» mais qui «a les yeux tristes», il y en a une qui est trop jolie - «On va me la piquer» -, enfin, il y a Ina, 26 ans, une brune pétillante «qui a eu tous les malheurs du monde» et l'attendrit. Et d'offrir un parfum français et, elle, de jurer, via la traductrice, qu'elle s'entend très bien avec les Balance, le signe de JB, qui ne balance pas : ce sera Ina. Et de l'embrasser, de s'exhiber, puis de s'impatienter. Elle ne lui dit pas les «je t'aime» de rigueur. D'accord, ils n'ont eu que six heures de tête-à-tête, mais demain il repart. Faudrait veiller à être plus expansive. Et de proposer un câlin. Ina semble perdue. Envolée, l'illusion de l'homme romantique français... JB menace de tout arrêter. Il obtiendra sa nuit «d'amour». Il repart en France amoureux. Revient à Rostov, aussi fat, aussi possessif. Elle ne donnera pas suite. Pauvre JB : il est tombé sur une Russe «pas sérieuse», lui qui est «d'équerre» et n'a «rien à se rapprocher». Il faut voir ce que tout cela lui a coûté !
Cette rediffusion laisse la même vague sensation d'écoeurement qu'à la première vision.

Posté par Trinityxyz à 23:26 - Coup de ... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 juillet 2009

La rétention de sûreté doit être abolie !

abolition

abolition

Appel du 20 mars 2008 demandant l'abolition de la rétention de sûreté

Appel à l'initiative du collectif contre la rétention de sûreté
La rétention de sûreté doit être abolie !

Signer l'appel      Voir les signataires

Article 3 : « Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains et dégradants » (Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales)


            

Malgré l’opposition de très nombreux professionnels et citoyens, la loi instaurant une « rétention de sûreté » qui permet, après l’exécution de la peine de prison, de prolonger - sans limitation de durée et sans infraction - l’enfermement des personnes considérées comme d’une «particulière dangerosité» est entrée en vigueur.

            

La mise en place d’un tel dispositif relève d’une philosophie de l’enfermement qui dénie à l’homme toute possibilité d’amendement.

            

La présomption d'innocence devient secondaire et la justice de sûreté prend le pas sur la justice de responsabilité.

            

NOUS NE POUVONS ACCEPTER UN TEL MODELE DE SOCIETE:

  • parce que la rétention de sûreté, comparable dans sa philosophie à la peine de mort, est une peine d’élimination préventive susceptible de graves dérives ;
  • parce que la rétention de sûreté ajoute de l’enfermement à la peine de prison, déjà anormalement longue en France au regard des standards européens, et constitue en conséquence un traitement inhumain et dégradant ;
  • parce que la rétention de sûreté implique un pronostic arbitraire de la « dangerosité », dont les contours ne peuvent être clairement définis, ni par les psychiatres, ni par les juristes ;
  • parce que la rétention de sûreté crée l’illusion du « risque zéro » de récidive par l’exploitation démagogique de la douleur des victimes ;
  • parce que la rétention de sûreté témoigne du renoncement des pouvoirs publics à faire de la prison un temps utile à la prévention de la récidive et à la réinsertion ;
  • parce que la rétention de sûreté, malgré l’accomplissement de la peine, n’autorise plus l’oubli du crime, réduisant ainsi la personne à son acte criminel passé avec le risque de l’y enfermer à jamais ;
  • parce que la rétention de sûreté est une violence institutionnelle inacceptable qui prive les détenus de tout espoir de liberté ;
            

Pour toutes ces raisons, la rétention de sûreté n’est en aucun cas un instrument de prévention de la récidive et de protection des citoyens.

            

Nous appelons tous les professionnels concernés à la résistance contre cette nouvelle disposition répressive, emblématique d’une régression majeure de leurs principes déontologiques.

            

Nous appelons tous les citoyens à la mobilisation pour l’abolition de la rétention de sûreté, véritable honte pour la France.

Signer l'appel      Voir les signataires



Les 62 organisations signataires à l'origine de la mobilisation

Act Up-Paris, Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture (ACAT-France), Association des Avocats Pénalistes (ADAP), Association des Cliniciens du Médico social et Sanitaire, Association des Secteurs de Psychiatrie en Milieu Pénitentiaire, Association Française de Criminologie (AFC), Association française des Juristes Démocrates, Association Française pour la Réduction des risques, Association Justice-Action-Libertés, Association nationale des juges d'application des peines (ANJAP), Association nationale des visiteurs de prison (ANVP), Association pour la taxation des transactions financières et pour l'aide aux citoyens (ATTAC), Ban Public, La Bande Passante, Cedetim, CGT-PJJ, Emmaus France, Ensemble A Gauche, ESPOIR Santé Mentale, Fédération des associations réflexion action prison et justice (La FARAPEJ), Fédération Interco-CFDT, Fédération Nationale des Associations d'usagers en PSYchiatrie (FNAPSY), Fédération Nationale des Unions de Jeunes Avocats, Fédération Syndicale Unitaire (FSU), Fédération SUD Santé Sociaux, GENEPI, Groupement Multiprofessionnel Prison (GMP), Homosexualités et Socialisme (HES), Le Passant Ordinaire, Les Verts et la commission Justice des Verts, Libérez-les ! Comité de soutien aux prisonniers politiques, Ligue Communiste Révolutionnaire, Ligue des Droits de l'Homme, Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples (MRAP), Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS), Observatoire International des Prisons, Observatoire International des Prisons, Parti Communiste et sa commission Justice, Parti socialiste, Prisonniers Sans Frontières (PRSF), Réseau d'Alerte et d'Intervention pour les Droits de l'Homme (RAIDH), réseau d'association Peuple et Culture, Réso-réformistes et solidaires, SNEPAP-FSU, SNPES-PJJ/FSU, Souriez-Vous-Etes-Filmé-es !, Syndicat de la Magistrature, Syndicat de la médecine générale, Syndicat des Avocats de France (SAF), Syndicat des Psychiatres des Hôpitaux, Syndicat National C.G.T. des Chancelleries & Services Judiciaires, Syndicat National de l'Enseignement Supérieur (SNESUP-FSU), Syndicat national des psychologues, UGICT-CGT, UGSP-CGT, Union nationale des étudiants de France (UNEF), Union Syndicale de la Psychiatrie, Union Syndicale des Médecins de Centres de Santé, Union Syndicale Solidaires, ZEO éditions, Zone Entièrement Ouverte.

 

 

Les organisations signataires de l'appel à l'abolition

 

  • GENEPI
  • OIP
  • PCF
  • Réso
  • Rêver
  • SMG
  • SNEPAP-FSU
  • SNESUP-FSU
  • SNPES-PJJ-FSU
  • SNU-CLIAS-FSU
  • Solidaires
  • SUD Santé-sociaux
  • Syndicat de la Magistrature
  • Syndicat de la Médecine Générale
  • Syndicat des Avocats de France
  • UGICT-CGT
  • UGSP-CGT
  • UNEF
  • Union Syndicale de la Psychiatrie
  • USP

Posté par Trinityxyz à 14:26 - Citoyen - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 juillet 2009

Dray... Money Money

rue89_logo

Révélations compromettantes de la police sur Julien Dray

 

Par Julien Martin | Rue89 | 24/07/2009 | 13H02

Mediapart et Le Monde publient des extraits du rapport sur les mouvements de fonds suspects autour du député socialiste.

 

Après la publication en janvier dans L'Est républicain du rapport Tracfin, la cellule antiblanchiment du ministère des Finances, qui révélait le faramineux train de vie de Julien Dray, entre hôtellerie de luxe, joaillerie haut de gamme et costumes sur mesure, Mediapart et Le Monde font état ce vendredi du rapport de synthèse des enquêteurs de la brigade financière. Un rapport accablant pour le député socialiste de l'Essonne.

 

Qui est visé par la brigade financière ?

 

Les policiers ont mis au jour d'importants mouvements d'argent entre l'élu, son entourage et des associations. Un trio de personnalités revient le plus souvent :

 

  • Julien Dray, député socialiste de l'Essonne et co-fondateur de la Fidl et de SOS Racisme, est soupçonné d'avoir perçu indûment des chèques provenant de plusieurs associations, notamment via deux de ses proches collaborateurs.
  • Nathalie Fortis, attachée de presse de Julien Dray et ancienne salariée de la Fidl et de SOS Racisme, est soupçonnée d'avoir perçu des chèques directement sur son compte personnel, avant de transférer tout ou partie de ces montants à Julien Dray.
  • Thomas Persuy, ancien trésorier de la Fidl et de SOS Racisme, est lui aussi soupçonné d'avoir perçu des chèques directement sur son compte personnel, avant de transférer tout ou partie du montant à Julien Dray.

D'autres personnalités sont également citées, comme Dominique Sopo, actuel président de Sos Racisme, ainsi que Pierre Bergé, principal créancier de Julien Dray (340 000 euros de prêts au total). Tous deux, par le biais de l'association des Parrains de SOS Racisme, dont le premier est présenté comme le président de fait et le second est le président officiel, sont soupçonnés également d'avoir fermé les yeux sinon joué un rôle dans ces transferts d'argent.

 

Les révélations de la brigade financière

 

Le rapport de synthèse fait apparaître que, sur les quatre dernières années, Julien Dray dépensait en moyenne 521 919 euros par an, alors qu'il percevait en moyenne chaque année 407 854 euros. La différence entre ses deux chiffres proviendrait, selon la brigade financière, de fonds prélevés sur les comptes des associations, via notamment ses deux proches collaborateurs. Mediapart relate un « cas de figure caricatural » :

 

« Le 13 février 2008, la Fidl émettait deux chèques (l'un de 5000 euros, l'autre de 1000 euros, soit 6000 euros au total) au profit de Thomas Persuy. Cinq jours plus tard, Julien Dray encaissait à son tour deux chèques, versés par M. Persuy, l'un de 2700 euros, l'autre de 3300 euros… soit exactement 6000 euros. Là encore, les deux hommes ont invoqué devant la PJ “un prêt”. “Rappelons que la Fidl venait de recevoir 10 000 euros de subventions”, ajoutent cruellement les policiers. »

De nombreux autres montages financiers suspects sont mentionnés tout au long dudit rapport de synthèse. Tel celui des chèques sans ordre faits par des clients de Georges Sebag. Ce commerçant, qui distribue la marque « Gérard Darel » dans les Alpes-Maritimes, en aurait transmis près d'une centaine, de mai à septembre 2008, à son « vieil ami » député de l'Essonne, qui en aurait encaissé certains et en aurait également fait bénéficier ses proches.

 

Autre illustration soulignée par Le Monde, celle du « vrai-faux rapport commandé en décembre 2008 par la Fidl à Geneviève de Kerautem, chargée de mission pour M. Dray au conseil régional d'Ile-de-France » :

 

« Celle-ci perçoit 6000 euros pour ce travail, somme reversée dans son intégralité à M. Dray parce que, a-t-elle relaté en garde à vue, ce dernier était “en galère financière”. Lors d'une perquisition au bureau de Mme de Kerautem, les policiers ont bien mis la main sur un pré-rapport, mais ne comportant que huit pages, rédigées en mars 2009, alors que l'auteure se savait convoquée par les enquêteurs. “Nous pouvons nous poser la question de la réalité de cette prestation…”, ironise la brigade financière. »

La défense de Julien Dray

 

« Je ne suis pas un irresponsable dépensier, je ne suis en rien un homme qui vit dans la luxure », a confié le député de l'Essonne aux policiers. Sur le fond, il n'hésite pas à plaider la naïveté, quitte à mettre ses proches dans l'embarras :

 

« Je ne suis pas chargé, surtout avec les gens que je connais et que je respecte, d'aller à chaque fois enquêter et vérifier l'origine de leurs fonds. »

Sur Le Post, Guy Birenbaum diffuse l'extrait d'une émission d'Arrêt sur images, tournée mardi mais qui sera diffusée dans son intégralité ce vendredi soir. Loin de désarmer, Julien Dray se montre offensif, attaquant la presse qui s'est fait « un film », soulignant « qu'il n'y a pas de corruption sur les marchés publics », et cherchant dans le rapport de synthèse les éléments susceptibles d'accréditer la thèse d'une enquête à charge. (Voir la vidéo)

 


 

Quelles suites dans cette affaire ?

 

Après le signalement de ces mouvements de fonds suspects, le 28 novembre dernier, par Tracfin au procureur de Paris, le parquet de Paris avait ordonné l'ouverture d'une enquête préliminaire, permettant aux policiers de la brigade financière d'enquêter à leur tour. La même brigade financière qui vient de finir ses investigations et a remis son rapport de synthèse le 13 juillet au parquet de Paris.

 

Entre les mains du procureur de Paris, Jean-Claude Marin, mais également et exceptionnellement de toutes les parties, sans qu'aucun juge d'instruction ne soit désigné, ce rapport pourrait engendrer une prochaine citation directe à comparaître des principaux protagonistes devant le tribunal correctionnel.

Réseaux, luxe et argent : les zones d'ombre de l'affaire Dray

 

Par Rue89 | 14/01/2009 | 22H23

Hôtels et horlogerie de luxe, haute couture… Le train de vie élevé du socialiste est révélé dans un rapport de Tracfin.

 

Julien Dray à l'université d'été du PS en 2007 (Audrey Cerdan/Rue89)

 

Julien Dray contre-attaque. Visé par une enquête préliminaire pour abus de confiance, le député de l'Essonne et vice-président du conseil régional d'Ile-de-France a réclamé mercredi « la constitution d'un jury d'honneur composé de personnalités indépendantes, d'un haut niveau de respectabilité, afin d'étudier son patrimoine et ses comptes », a indiqué à l'AFP Me Léon-Lef Forster.

 

Une action qui n'a pas de valeur juridique, mais à laquelle le socialiste est contraint, selon son avocat, car il « n'a toujours pas accès » au dossier judiciaire. Et une action qui lui permettra surtout de répondre aux informations divulguées dans les médias.

 

En plus de la plainte contre X déposée mardi pour violation du secret professionnel, il a engagé les services d'un autre conseil, Me Emmanuel Pierrat, afin de faire citer en justice des journaux et sites Internet accusés de « propager des propos diffamatoires », et ce jusque dans les commentaires des internautes.

 

La dernière révélation provient d'ailleurs d'un média. L'Est républicain a publié mercredi le rapport complet de Tracfin, la cellule antiblanchiment du ministère des Finances, à l'origine du déclenchement de l'enquête préliminaire. Un rapport qui détaille les zones d'ombres du dossier, liste ses dépenses et décrypte ses liens financiers avec les associations et le milieu des affaires.

 

Les réseaux associatifs

 

Le rapport de Tracfin met en lumière la dimension économique de liens politiques très anciens. Depuis la fondation de SOS Racisme, en 1984 sous l'égide de l'Elysée, Julien Dray est reconnu comme le « boss politique de ces orgas ». Celui qui impose le slogan « Jospin t'es foutu, les lycéens sont dans la rue » en 1990. Mais aussi celui qui adoube les dirigeants de SOS et de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl) : « Les présidents n'étaient pas élus sans son accord », précise un ancien militant.

 

Créée en 2000, l'association Les parrains de SOS Racisme est présidée par Pierre Bergé. Elle a pour objet principal de « soutenir » sa « nièce ». L'homme d'affaires est le principal bailleur de fonds du mouvement. Il arrose un ancien président de l'Unef-ID (Marc Rozenblat), ainsi que les principaux permanents des « orgas », en particulier trois proches du député de l'Essonne :

 

  • Nathalie Fortis : ex de la Fidl, chargée de la presse à SOS racisme, puis attachée parlementaire de Julien Dray
  • Thomas Persuy : lui aussi ancien de la Fidl et permanent de SOS
  • Dominique Bouissou : attachée parlementaire de Julien Dray pendant des années, aujourd'hui chargée des relations presse de Ségolène Royal

Pour Tracfin, ces proches ont servi de relais à Julien Dray, comme l'indique l'analyse des flux financiers :

 

« Le compte de Melle Fortis semble fonctionner à l'instar d'un “compte collecteur” par captation de fonds provenant d'associations (Fidl, Les parrains de SOS Racisme et autres…), ainsi que par des “dons” de personnes physiques proches de ces associations et/ou de M. Dray, la grande majorité de ces flux étant ensuite reversée à ce dernier. »

Dans quel but ? Pour quel usage ? En tout cas, sur une durée de dix-huit mois, les montants sont importants :

 

« Au total, sur les deux comptes analysés, Melle Fortis a encaissé 101 637 euros, issus majoritairement des deux associations précitées. Sur ces fonds M. Dray a bénéficié de 68 600 euros. »

Au total, sur les 137 505,93 euros provenant des deux associations (Fidl et les Parrains de SOS), Julien Dray voit arriver sur ces comptes bancaires 102 985 euros. Au sein même du Parti socialiste, certains n'hésitent plus aujourd'hui, sous couvert d'anonymat, à parler d'un véritable « Pasqua de gauche ».

 

Le train de vie

 

Julien Dray possède trois comptes bancaires, au Crédit du Nord, chez LCL et au Crédit coopératif. Si, selon Tracfin, une « absence de flux » est observée sur le dernier, les deux premiers présentent en revanche un « fonctionnement atypique ».

 

Carte Centurion : « L'accès à l'inaccessible »

L'une des deux cartes bancaires de Julien Dray est la Centurion. Prix de la cotisation annuelle : 2000 euros. Vice-président d'American Express France, Armand de Milleville donnait une interview à Luxe Magazine à l'occasion du lancement de Centurion début 2005. Extraits :

« Il faut savoir qu'il existe des clients pour un vrai luxe, fondé sur la rareté ou l'unique. Dans le monde entier, ces ultra riches sont estimés à 1% de la population totale et les très riches, à 16,7 millions de personnes. C'est dire qu'en France, cette frange de personnes ne représente qu'un pourcentage infime de la population. A peine quelques centaines de personnes, pour être plus précis.

“Cette clientèle restreinte, identifiée parmi nos membres titulaires de la Platinum est une clientèle exigeante, recherchant l'excellence en tout et partout. (…) Elle a un pouvoir d'achat sans limite, et convoite l'unique ou l'exceptionnel. (…) On ne demande pas la Centurion, c'est nous qui invitons à la prendre et à bénéficier de ses services.

‘Nous lui offrons l'accès à l'inaccessible. (…) Nous évoluons ici dans le domaine du rêve, de l'émotionnel, de la sensibilité et des aspirations. Sur un simple coup de fil, le titulaire Centurion se voit exaucé, sans avoir à se préoccuper des détails d'organisation.’

 

Sur son compte au Crédit du Nord, entre janvier 2006 et la fin septembre 2008, ‘des émissions de chèques et une utilisation régulière de ses cartes American Express’ font apparaître un débit de 519 663,15 euros (‘29 relevés mensuels sont compris entre 4 000 et 35 200 euros’). Sur son compte chez LCL, pour la même période, les débits sont de 55 328 euros ‘pour les flux les plus importants’.

 

Hôtellerie de luxe, habits haut de gamme, voyages quasi mensuels à Milan… Ses relevés de comptes publiés révèlent des pêchés aussi mignons que coûteux. Particulièrement la passion des montres de celui qui se définit comme un ‘acheteur compulsif’. Tracfin note :

 

‘Les seules dépenses liées avec certitude à des achats présumés de montres ou d'accessoires d'horlogerie sur le territoire français s'élèvent à plus de 130 000 euros.’

Un train de vie qui ne correspond pas à ses revenus. L'Est républicain, qui indique avoir contacté Julien Dray, écrit que le député de l'Essonne précise ‘que ses revenus, ajoutés à ceux de son épouse, sont de l'ordre de 15 000 euros, parfaitement compatibles, selon lui, avec son train de vie’.

 

Or, entre janvier 2006 et septembre 2008, rien que le montant de ses dépenses relevées par Tracfin (519 663,15 + 55 328 = 574 991,15 euros) dépasse celui des revenus allégués du couple (15 000 x 33 mois = 495 000 euros).

 

Les liens affairistes

 

Le rapport de Tracfin signale la trace de versements d'argent à Julien Dray par des ‘particuliers actifs dans la sphère économique’. Facteur qui accroît les soupçons des enquêteurs, les signataires de certains chèques ont ‘soit leur siège dans le département dont Julien Dray est l'élu (l'Essonne, ndlr), soit obtenu un chantier public dans sa circonscription (un promoteur, ndlr), soit enfin obtenu un marché public avec le Conseil régional d'Ile-de-France (Eric Basset, un producteur de musique, ndlr)’. Comme le remarquent pudiquement les auteurs du rapport, se pose dans certains cas la question de la ‘contrepartie’.

 

Des particuliers ‘exerçant des fonctions de direction dans la sphère économique ou associative’ ont alimenté ses comptes à hauteur de 78 300 euros, notamment :

 

  • François Malisan, gérant d'un atelier d'architecture à Brétigny-sur-Orge, dans l'Essonne (10 000 euros).
  • Philippe Journo, promoteur immobilier, qui a eu ‘en charge une grande partie des travaux d'aménagement du centre commercial du Val-d'Orge, situé sur la commune de Sainte-Geneviève-des-Bois, circonscription électorale de Julien Dray’ (13 000 euros).
  • Robert Zarader, patron de pub et vice-président de TBWA Corporate (24 000 euros).

Autres liens avec le monde des affaires : Pierre Bergé, Gilbert Wahnich (qui contrôle un groupe de literie et d'ameublement) ont abondé, avec Arte, le compte des ‘parrains de SOS racisme’. Or des sommes ont été retirées de ce compte, pour être en grande partie reversées sur des comptes personnels de Julien Dray. Par ailleurs, les enquêteurs pointent des retraits d'espèces, en provenance de ce même compte, ‘qui ne semblent pas obéir à une logique économique’.

 

Pierre Bergé, financier historique de SOS Racisme, a été interrogé par le Journal du Dimanche, et a eu cette réponse directe :

 

‘Julien est un ami, je suis le parrain de sa fille, il est possible que je l'aie soutenu et je suis prêt à le faire de nouveau.’

Julien Dray a affirmé qu'il s'expliquerait sur l'ensemble de ces versements et sur ses liens avec les milieux d'affaires. Reste que la loi impose la transparence du financement de la vie politique et interdit depuis 1995 le financement des campagnes par des entreprises.

 

Julien Martin, Pascal Riché et David Servenay

 

Photo : Julien Dray à l'université d'été du PS en 2007 (Audrey Cerdan/Rue89)


lemondefr_pet



Les mauvais comptes de Julien Dray

       

Les enquêteurs de la brigade financière ont mis fin, le 13 juillet, à leurs investigations concernant le train de vie du député socialiste de l'Essonne, Julien Dray. Des mouvements suspects sur ses comptes bancaires avaient été relevés en 2008 par l'organisme anti-blanchiment Tracfin, et une enquête préliminaire avait été ordonnée dans la foulée par le parquet de Paris. Dans un rapport de synthèse auquel Le Monde a eu accès – le site Mediapart en fait aussi état –, les policiers dressent un bilan de leur enquête. Avec ce constat de base : entre 2005 et 2008, M. Dray a perçu 1 631 417 euros, tous revenus confondus. Dans la même période, il a dépensé 2 087 678 euros. "Je ne suis pas un irresponsable dépensier, je ne suis en rien un homme qui vit dans la luxure", a certifié aux policiers M. Dray.

 

L'élu, lors de ses auditions, a longuement expliqué ses problèmes financiers : "A partir de janvier 2006, j'ai eu une charge supplémentaire de 2 000 euros [le remboursement d'un prêt accordé par Pierre Bergé]. A cela va s'ajouter quelques charges familiales supplémentaires…" D'où, selon lui, ce besoin de recourir à ses proches, en obtenant des prêts de leur part, et ce dans une période professionnelle très agitée. Depuis sa mise en cause, il a lancé un vaste processus de remboursement. Et devant les enquêteurs, il a protesté de son innocence : "Il n'y avait aucune suspicion possible (…), je ne me suis livré à aucun enrichissement et à aucune malversation." Les policiers ont pu établir que cinq associations, souvent en difficulté financière, ont contribué à alimenter les comptes de l'élu, huit particuliers lui ont consenti des prêts, sans pour autant rééquilibrer ses finances.

Outre des procédures incidentes (soupçons de fausses factures, fraudes au fisc…), le parquet va devoir déterminer si l'argent décaissé au profit de M. Dray, via des intermédiaires proches de l'élu et salariés par ces associations, est constitutif d'un abus de confiance. Le député pourrait alors faire l'objet d'une citation directe devant le tribunal correctionnel, de même qu'une demi-douzaine de personnes citées dans le dossier, dont Dominique Sopo, le président de SOS-Racisme. La piste d'un financement politique a en revanche été écartée.

DEUX INTERMÉDIAIRES PRINCIPAUX

Les policiers se sont intéressés aux associations suivantes, dont l'élu était très proche : la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), SOS-Racisme, Les Parrains de SOS-Racisme, Stop-Racisme Val d'Orge, et enfin l'Association de la 10e circonscription de l'Essonne. Toutes, à des degrés divers, ont décaissé des sommes importantes au profit de M. Dray. Deux personnes sont directement impliquées : Nathalie Fortis, chargée de mission au conseil régional d'Ile-de-France pour le compte de M. Dray, ex-salariée de la FIDL, comme Thomas Persuy, ancien permanent du syndicat lycéen.

La FIDL connaît de graves problèmes financiers, au point d'avoir été expulsée de ses locaux en 2006. En l'absence de toute comptabilité, les policiers ont suivi la trace des chèques. Entre 2006 et 2008, Mme Fortis perçoit 22 783 euros. Bon nombre de chèques encaissés par cette permanente sur son compte font immédiatement l'objet d'un versement du même montant sur les comptes de M. Dray. En guise d'explication, Mme Fortis a fait valoir qu'elle avait acquis auprès du député une montre de valeur, une Rolex James Bond, et qu'il s'agissait de le rembourser. "J'ai investi dans une montre comme certains investissent dans l'immobilier", a-t-elle indiqué aux policiers. M. Dray a confirmé l'achat de cette montre. Elle a également perçu 33 053 euros de l'association Les Parrains de SOS-Racisme, une structure proche de SOS-Racisme. De nombreux chèques, là aussi, ont été décaissés simultanément au profit de M. Dray. Les policiers s'interrogent sur la réalité des prestations fournies par Mme Fortis pour l'association Les Parrains de SOS-Racisme. "Cela correspond sans doute à des prestations réalisées pour SOS", a-t-elle indiqué.

M. Persuy, lui, a obtenu de la FIDL 78 599 euros sur trois ans, qu'il a en partie reversés à M. Dray. Des prêts, a-t-il expliqué, destinés à soutenir l'élu dans sa campagne pour prendre la tête du Parti socialiste. Même principe pour Les Parrains de SOS-Racisme, dont il a obtenu 12 750 euros en 2008, somme intégralement redistribuée à Julien Dray. M. Persuy, pour justifier ces chèques adressés à M. Dray, a également expliqué qu'il avait acheté des stylos Mont-Blanc appartenant au député, ce que ce dernier a confirmé.

Au total, Mme Fortis a versé 38 300 euros à M. Dray. M. Persuy, lui, a déboursé 35 750 euros. M. Dray s'est défendu, devant les policiers : "Je n'ai pas à connaître l'origine des fonds", dit-il, au sujet des versements d'argent sur ses comptes. Et il précise : "J'étais surchargé de travail (...). Je me suis donc beaucoup appuyé dans la gestion quotidienne sur l'ensemble de mes assistants." Il rappelle qu'en 2007, il a beaucoup œuvré pour la candidate socialiste Ségolène Royal, ce qui, lâche-t-il, "n'est peut-être pas la chose la plus intelligente que j'ai faite...".

DES CIRCUITS DE FINANCEMENT PARFOIS PLUS COMPLEXES

Cindy Fischer, autre permanente de de la FIDL pendant deux ans, a reçu du syndicat 6 500 euros, pour s'être occupée du mouvement lycéen en 2005 contre la réforme Fillon. Elle avait alors reversé 6 400 euros à Mme Fortis, qui, quatre jours plus tard, signait un chèque de 6 000 euros à Julien Dray. Commentaire de M. Fischer, l'époux de Cindy Fischer, lors de son audition : "Il y a un truc bizarre, c'est clair. Nathalie Fortis semble avoir collecté des fonds à cette époque pour les reverser à M. Dray."

 

Les enquêteurs ont aussi retrouvé la trace d'un vrai-faux rapport commandé en décembre 2008 par la FIDL à Geneviève de Kerautem, chargée de mission pour M. Dray au conseil régional d'Ile-de-France. Celle-ci perçoit 6 000 euros pour ce travail, somme reversée dans son intégralité à M. Dray parce que, a-t-elle relaté en garde à vue, ce dernier était "en galère financière". Lors d'une perquisition au bureau de Mme de Kerautem, les policiers ont bien mis la main sur un pré-rapport, mais ne comportant que huit pages, rédigées en mars 2009, alors que l'auteure se savait convoquée par les enquêteurs. "Nous pouvons nous poser la question sur la réalité de cette prestation…", ironise la brigade financière.

Autre cas suspect, la mission commandée à Odile Gaston, la belle-sœur de Julien Dray, par Dominique Sopo, président de SOS-Racisme. Mme Gaston perçoit, le 13 août 2008, 5 000 euros provenant des Parrains de SOS-Racisme. Elle reverse six jours plus tard 2 040 euros à Julien Dray. Sa mission, la mise en place de chantiers de solidarité au Mali, n'a jamais été réalisée. Concernant la somme versée à M. Dray, elle a expliqué avoir remboursé ainsi sa participation aux vacances organisées dans la maison du député, à Vallauris (Alpes-Maritimes).

 

M. Dray s'est défendu d'avoir donné des instructions aux associations concernées, mettant en exergue leur indépendance : "Je ne donne aucune instruction, ou alors cela veut dire encore une fois que c'est moi qui dirige ces associations et que les gens sont des pantins." Autre cas particulier, celui de Georges Sebag, un ami de M. Dray, distributeur de vêtements dégriffés Gérard Darel dans le sud de la France. Vingt-six chèques signés par les clients de M. Sebag ont été versés sur les comptes de M. Dray, pour un montant de 11 840 euros. Il s'agissait, selon M. Sebag, de prêter de l'argent à son ami pour sa campagne interne au PS. Il assurait avoir remis au total une quarantaine de chèques, dont il ne renseignait pas l'ordre, en laissant le soin à l'élu. Mme Fortis, comme M. Persuy, ont aussi reçu ces chèques.

UNE COMPTABILITÉ INEXISTANTE DANS LES ASSOCIATIONS

Le travail d'enquête n'a pas été facilité par les pratiques en vigueur dans les associations. A la FIDL, il n'y avait donc aucune comptabilité. Et les enquêteurs ont découvert, dans la galaxie SOS-Racisme, de curieux comportements. L'argent affluant sur les comptes de l'association Les Parrains de SOS-Racisme était utilisé en toute opacité : "Pour ces actions pour lesquelles nous ne pouvons avoir de justificatifs, nous utilisons les fonds privés des Parrains de SOS-Racisme", a reconnu Martine Guillaume, la directrice financière de SOS-Racisme. "Ces actions sont le ménage au black, les petites dépenses comme les billets de train et petits achats divers, des pots à des militants, des bombes de peinture." A la suite des investigations policières, elle a eu ce commentaire : "Nous allons faire en sorte de rentrer dans la légalité." Sur 280 849 euros collectés entre 2005 et 2008 par Les Parrains de SOS-Racisme, avec des donateurs tels que Pierre Bergé ou Arte, seuls 10 000 euros ont été officiellement versés sur les comptes de SOS-Racisme. L'ordre des chèques adressés à l'association principale était souvent retouché, et l'argent était ainsi versé sur le compte-support des Parrains. Une technique jugée "regrettable" par Pierre Bergé.

Par ailleurs, les enquêteurs trouveront d'autres irrégularités. Comme ces sept fausses factures imputées à la société CDiscount, sans qu'il y ait jamais eu la moindre prestation en faveur de SOS-Racisme. Plusieurs factures vierges à l'en-ête de différentes sociétés ont même été découvertes dans le bureau de Mme Guillaume. Enfin, il y a le cas Assane Fall, compagnon de Nathalie Fortis. Licencié par SOS-Racisme, il touche 5 800 euros d'indemnités le 12 septembre 2008. Trois jours plus tard, Mme Fortis signe un chèque de 5 300 euros en faveur de Julien Dray.

TABLEAUX, MONTRES ET TEE-SHIRTS

Les policiers ont découvert d'autres étrangetés dans ce dossier. Comme l'affaire des tableaux. Le 16 septembre 2008, l'Association de la 10e circonscription de l'Essonne, créée pour faire connaître l'action politique de M. Dray, vend des tableaux à SOS-Racisme, pour une somme de 9 000 euros. 7 000 euros sont ensuite reversés à M. Dray. Celui-ci a indiqué qu'il avait besoin d'argent, et donc décidé de vendre ces tableaux, initialement destinés à égayer sa permanence. Une vente très éloignée de l'objet social de l'association, assurent les policiers, qui s'interrogent : pourquoi M. Dray n'a-t-il pas vendu directement ces œuvres d'art, en son nom ? "Il n'y avait pas de volonté de cacher quoi que ce soit, a déclaré M. Dray, mais pour Sopo  et pour moi-même, c'était mieux comme ça." L'Association de la 10e circonscription connaissait de sérieuses difficultés financières, au point de contraindre Pierre Bergé, proche de M. Dray et président des Parrains de SOS-Racisme, à effectuer en 2008 un don de 100 000 euros. Une situation délicate qui n'a pas empêché M. Dray de débiter 7 000 euros des comptes de cette association pour acheter une montre Rolex en or à sa suppléante, Fatima Ogbi, récompensée pour ses bons services électoraux. Le député a indiqué aux policiers qu'il avait reversé de l'argent à cette association pour compenser cette dépense.

Enfin, la brigade financière s'est penchée sur une étrange coïncidence. M. Sebag, l'ami de M. Dray, distributeur de Gérard Darel, avait reçu de SOS-Racisme la commande de 5 000 tee-shirts, pour une somme de 15 548 euros, via un chèque émis, selon la police, en mai 2008. Cette période correspond très exactement à la vague des premiers chèques "clients" adressés par M. Sebag à M. Dray, pour une somme de 15 000 euros. Il ne faut y voir aucun lien de cause à effet, a assuré le député.

DES AMIS FORTUNÉS ET GÉNÉREUX

Pas moins de huit particuliers, proches de l'élu socialiste, lui ont prêté de grosses sommes d'argent, en particulier en 2008. Les remboursements sont aujourd'hui en cours, et M. Dray envisage de vendre sa maison de Vallauris pour les honorer. Pierre Bergé est le plus gros contributeur, avec près de 340 000 euros. Les policiers ont aussi enquêté sur les prêts accordés par François Malisan, architecte dans l'Essonne, ou ceux consentis par Robert Zarader, publicitaire. Selon les policiers, ils n'ont obtenu aucune contrepartie, telle que l'éventuel octroi de marchés publics dans le département. Pour rembourser ses amis, M. Dray leur donnait, parfois, des montres, lampes, ou même une sculpture chinoise. Lors de ses auditions, Julien Dray a souhaité qu'il n'y ait pas d'"extrapolation" de la part des policiers, expliquant ceci : "Si j'avais besoin d'argent, j'aurais pu solliciter directement mes amis, et je n'ai pas besoin de passer par Les Parrains de SOS-Racisme ou autre montage."


Gérard Davet

Medipart


L'enquête de la brigade financière accable Julien Dray

                            

Fabrice Lhomme

             

L'enquête préliminaire visant les mouvements financiers suspects détectés sur les comptes de Julien Dray a permis la mise au jour d'un véritable "système" d'évaporation de fonds au profit du député de l'Essonne, principalement au préjudice de SOS Racisme et de la FIDL. Point d'orgue des investigations –désormais terminées–, le rapport de synthèse que la brigade financière a remis le 13 juillet au parquet de Paris se révèle accablant pour l'élu socialiste, accusé d'avoir indûment perçu des centaines de chèques, via plusieurs intermédiaires, afin de financer son fastueux train de vie -les policiers ont notamment établi qu'il dépensait en moyenne plus de 500.000 euros par an. Outre M. Dray lui-même, plusieurs de ses proches -dont Dominique Sopo, président de SOS Racisme- sont directement mis en cause dans la procédure, dont Mediapart a pu prendre connaissance. A la rentrée, après que les avocats des personnes impliquées auront fait part au parquet de leurs observations, le procureur devrait citer devant le tribunal une demi-douzaine de personnes, susceptibles d'être renvoyées en correctionnelle pour «abus de confiance», «faux et usage de faux» ou encore «blanchiment de fraude fiscale». Révélations.

Le_post

 

Julien Dray ou l'énergie du désespoir...                

            Avatar          

            

 

                               Par birenbaum                      

                             

le 24/07/2009 à 10:28,

 

J'ai croisé Julien Dray deux fois en un peu plus de 48 heures...

D'abord, mardi, dans la coulisse du tournage d'@rrêts sur images. Lorsque cette émission sera mise en ligne, en fin de journée, vous découvrirez - si vous êtes abonnés, ce que vous auriez dû faire depuis longtemps... - la pugnacité du député socialiste...

L'émission, animée par Laurence Lacour (avec Daniel Schneidermann et Éric Decouty, responsable du service "Enquêtes" du Parisien) est entièrement consacrée à l'enquête de la brigade financière qui le vise et au rapport de l'organisme anti-blanchiment Tracfin ; des éléments qui ont largement fuité dans lémédias©...

© gb

Et puis, hier, j'ai passé beaucoup plus de temps avec Dray, chez Vendredi, où des blogueurs l'ont passé à la question ; beaucoup moins sur son affaire qu'à propos de l'avenir plus qu'incertain du Parti socialiste (Vogelsong, Dagrouik d'intox2007, Juan de Sarkofrance, Fabrice Epelboin (ici et ), Blogiboulga, Hypos, Slovar, et Jacques Rosselin, patron de Vendredi).

Nous avons tous pu constater, de visu, que Julien Dray, après sept mois d'abstinence médiatique et politique, a décidé de ne pas se laisser faire et même de prendre l'initiative, en évoquant de lui-même ce qu'il nomme, dans une étonnante mise à distance, "l'affaire Dray".

Se définissant à deux reprises lui-même, dans un lapsus amusant, comme un "hyper-activiste" (il voulait dire "hyperactif"), frustré de n'avoir rien pu dire, ni faire, depuis ces longs mois, ou le rapport Tracfin et l'enquête de la Brigade financière sont devenus publics, Dray brûle d'en découdre.

Son envie de faire imploser le Parti socialiste semble - quoique bien tardive - désormais sincère.

Puisqu'il n'en a "plus rien à foutre", qu'il prétend ne guigner aucun poste (interne ou extérieur) et voit sa carrière politique comme largement "derrière lui",  Dray dit donc vouloir se consacrer à "pousser" le plus fort possible, pour évincer la génération qui "étouffe" le Parti (la sienne...).

Il est notamment extrêmement virulent à l'égard de Claude Bartolone et de Jean-Christophe Cambadélis qu'il semble prêt à affronter sur tous les terrains. Dray est également très critique sur Martine Aubry (pas assez présente au quotidien au  PS) et Ségolène Royal (qui n'aurait pas tiré les leçons de son échec).

Dray pense donc que si les militants "poussent" (c'est vraiment son leitmotiv qu'il répète sans cesse) les éléphants - tous les éléphants - une nouvelle génération peut prendre le Parti (il avait longuement dîné, la veille au soir, avec Manuel Valls).

Mais il refuse, prudemment, de désigner le moindre meneur.

Alors, que faire (comme disait l'Autre) ?

Dray veut tenter d'obtenir rapidement la tenue d'un congrès extraordinaire d'où sortirait une direction provisoire rénovée, chargée de poser les questions qui fâchent :

Une véritable alliance "arc-enc-ciel" (Parti communiste, extrême gauche, écologistes...) ; la possibilité de faire du chemin aussi avec François Bayrou (Dray y est totalement prêt) ; et, enfin, la remise en cause des institutions de la Vème République, en débattant, enfin, sans tabou, devant le pays, de  la suppression de l'élection du Président de la République au suffrage universel.

Lucide sur le sarkozysme, apparemment vacciné à propos de l'ouverture - il semble complètement revenu (bien que flatté) des propositions de ministère qui lui ont été faites par Nicolas Sarkozy... - Dray semble prêt au combat contre des "étouffeurs", dont les solidarités coupables, jamais prises en défaut, et l'inertie viennent de leur exercice du pouvoir dans les mêmes équipes ministérielles. C'est ainsi, en tous cas, que Dray décode la mansuétude des éléphants à l'égard des 'sorties' personnelles et des écarts, répétés, d'un Jack Lang ou d'un Michel Rocard.

Reste à savoir si les possibles prochains développements d'une "affaire Dray" l'autoriseront vraiment à jouer ce "premier rôle" d'aiguillon, faussement désintéressé à titre personnel (je n'ai jamais rencontré de politique désintéressé, cette partie de son 'numéro' ne me convainc évidemment pas...)

Lorsque je lui ai demandé franchement s'il ne craignait pas que ces gentils petits "camarades" exploitent largement ses difficultés personnelles, son retentissant "Qu'ils essaient !", adressé directement, et en les citant nommément, à deux d'entre-eux, Claude Bartolone et Jean-Christophe Cambadélis, me laisse penser que tout cela pourrait se règler et rapidement, bien en dessous de la ceinture... Mais après tout, comme Dray nous le rappela lors de cette rencontre, en bon "marxiste" qu'il dit être resté, ça ne volait pas toujours très haut entre Marx et Bakounine...

Le Dray à terre, sonné, blessé, groggy, compose donc un animal politique touchant, forcément touchant, et plutôt intéressant.

Mais...

Il est juste regrettable - et malheureusement terriblement classique... - que nos politiques ne sortent publiquement de la langue de bois et n'acceptent d'envisager  les révolutions nécessaires qu'au moment - trop tard ? - ou une véritable épreuve leur a brisé les ailes et cassé les pattes...

© gb

Pour être complet, ce matin, Mediapart sort (déjà !) un papier, à charge, de Fabrice Lhomme, d'après lequel "L'enquête de la Brigade financière accable Julien Dray".

À suivre...


Je rappelle aux rapides du commentaire assassin, diffamatoire, et aux excités du jugement confortablement anonyme que Julien Dray n'est pas mis en examen et qu'il est donc "doublement" présumé innocent  ; sans compter que la "procédure" suivie jusqu'ici est plutôt inédite.

                    

   
   (Source:             Arrêts sur images)

Posté par Trinityxyz à 20:39 - Citoyen - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Copé... Money Money

rue89_logo


Maître Copé touche-t-il 200 000 euros chaque année ?

                                  

Député UMP de Seine-et-Marne, président de groupe à l'Assemblée nationale et maire de Meaux, Jean-François Copé n'est pas exactement ce que l'on peut appeler un chantre du combat contre le cumul des mandats. Cumul des mandats, mais aussi cumul des revenus.

 

La loi organique du 25 février 1992 plafonne ses revenus d'élus à 9730,41 euros bruts par mois. Mais celui qui est également fondateur du club de réflexion Génération France a trouvé le moyen depuis octobre 2007 d'augmenter sensiblement ses émoluments, en devenant collaborateur à temps partiel dans l'un des plus importants cabinets d'avocats d'affaires internationaux, Gide Loyrette Nouel.

 

Bien que Copé n'ait pas occupé de poste spécifiquement juridique, le Conseil de l'ordre du Barreau de Paris avait tout de même jugé recevable son solide CV (ministre délégué à trois reprises et deux fois secrétaire d'Etat) et lui avait attribué quatre mois plus tôt son certificat d'avocat par la voie d'accès parallèle à la profession, comme à bon nombre de parlementaires.

 

« C'est fantaisiste, c'est totalement fantaisiste ! »

 

Depuis le sujet demeure tabou pour l'intéressé. Qu'y fait-il exactement ? N'y a-t-il pas conflit d'intérêts avec ses activités anciennes au gouvernement ou actuelles à l'Assemblée nationale ? Impossible de le savoir précisément, son travail au cabinet n'étant évidemment pas rendu public.

 

Pas plus que ses honoraires. Fin décembre 2007, alors que Jean-François Copé réunit à l'Assemblée nationale quelques journalistes qui suivent l'actualité parlementaires, Rue89 lui avait demandé si lesdits honoraires approchaient 20 000 euros par mois.

 

Le chiffre provenait d'une source qui n'avait pu être recoupée. L'homme multitâches avait farouchement nié : « C'est fantaisiste, c'est totalement fantaisiste ! » (Voir la vidéo)

 


 

« Sa tâche principale ? User de son influence »

 

Dans une grande enquête sur l'argent des élus publiée en mai dernier dans le magazine Capital et reprise cet été sur le site Politique.net, le sujet est revenu sur le tapis, avec un chiffre pas si « fantaisiste » comparé au nôtre :

« Selon l'un des fondateurs [du cabinet Gide Loyrette Nouel], le contrat assurerait à Copé 200 000 euros d'honoraires fixes par an. Sa tâche principale ? User de son influence pour faire la médiation entre des société françaises et des Etats étrangers. »

Recontactés par Rue89, Jean-François Copé et le cabinet Gide Loyrette Nouel refusent tous deux de confirmer ou d'infirmer l'affirmation de Capital. Seule l'attachée de presse du premier ose : « Je peux vous dire que ce n'est pas du tout ça. » Combien alors ? Silence. L'élu auteur de « Promis, j'arrête la langue de bois » (éd. Hachette Littératures, 2006) a-t-il changé d'avis ?

 

Coppé cumulard (Hervé Fell)

Copé fait des heures sup' chez un avocat d'affaires

 

Déjà président du groupe UMP à l'Assemblée, maire et président d'agglomération, l'ex-ministre a encore du temps libre.

Jean-François Copé à l'Elysée, en 2002 (Charles Platiau/Reuters)

Déjà député de Seine-et-Marne, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, maire de Meaux et président de la communauté d'agglomération du Pays de Meaux, Jean-François Copé vient de réussir à dégager encore un peu de temps libre pour devenir collaborateur dans l'un des plus importants cabinets d'avocats d'affaires internationaux, Gide Loyrette et Nouel.

 

Celui qui n'a pas caché sa déception de ne pas figurer dans le gouvernement Fillon y travaillera les vendredis et samedis. Un recrutement annoncé par une brève de Capital.fr et confirmé par la communication du cabinet :

« Il est effectivement entré comme collaborateur à temps partiel. Il va traiter plus particulièrement les dossiers de médiation, et il ne s'occupera évidemment en rien des dossiers liés à l'Etat. »

Promis, donc, il ne mettra pas à disposition de ses nouveaux collègues son large carnet d'adresses pour les aider à traiter l'un de leurs plus gros dossiers : le cabinet Gide Loyrette et Nouel est le conseil de l'Etat dans le projet de fusion entre Gaz de France et Suez.

 

Jean-François Copé n'est pourtant pas dénué de compétences en la matière. Il a été ministre délégué au Budget auprès du ministère de l'Economie entre 2004 et 2007. Ministère qui pilote depuis le début ce projet de fusion.

 

Avocat grâce à la voie d'accès parallèle à la profession

 

L'auteur de « Promis, j'arrête la langue de bois » (Hachette Littératures, 2006) demeure toutefois muet sur le sujet. Rue89 a tenté trois jours durant, en vain, de recueillir auprès de l'intéressé des précisions sur son recrutement.

 

Ses collègues parlementaires ne sont pas plus prolixes. La dizaine de députés interrogés ont affirmé ignorer la nouvelle occupation du président du groupe UMP. Y compris Catherine Génisson, députée PS et présidente de la Délégation chargée de l'application du statut du député, qui vérifie la compatibilité entre le mandat parlementaire et d'éventuelles autres activités professionnelles.

 

Toujours est-il que Jean-François Copé n'aura pas tardé à tirer profit de son diplôme d'avocat, quatre mois après avoir prêté serment devant la Cour d'appel de Paris. Comme nombre de parlementaires, il est passé par la voie d'accès parallèle à la profession pour obtenir son certificat d'avocat.

 

Une voie d'accès réglementée par le décret du 27 novembre 1991 et fondée sur l'expérience professionnelle. Ministre délégué à trois reprises et deux fois secrétaire d'Etat, il n'a pas occupé de poste spécifiquement juridique, mais son solide CV a été jugé recevable par le Conseil de l'ordre du Barreau de Paris.

 

Des émoluments mensuels limités par le plafond légal

 

Un nouveau diplôme et une nouvelle fonction qui lui permettront d'augmenter ses émoluments mensuels limités par le plafond fixé par la loi organique du 25 février 1992. Un député exerçant d'autres mandats locaux ne peut toucher au total plus de 7 877,82 euros net par mois (sans compter son « indemnité représentative de frais de mandat » de 6 278 euros et les déplacements gratuits).

 

Reste à connaître la réaction de ses administrés, qui jugeront sur pièce sa disponibilité. Mais Jean-François Copé ne semble pas particulièrement gêné par les problèmes d'absentéisme. Au mois d'août, alors qu'il était question de sanctionner les députés trop souvent absents de l'Hémicycle, il s'y était fermement opposé, prenant justement en exemple la profession d'avocat :

« Qui considère que le travail d'un avocat se limite à sa présence au prétoire, à sa plaidoirie ? Le travail parlementaire va bien au-delà de la seule présence des députés dans l'Hémicycle. »

Addendum le 25/09/2007 à 12h12 : Interrogé par Jean-Michel Aphatie à propos de l'article de Rue89, Jean-François Copé a répondu, mardi sur RTL, que tout était « question d'organisation » et que cette activité lui permettait « d'avoir de temps en temps les pieds sur terre ».

Posté par Trinityxyz à 20:24 - Citoyen - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Elysée... Money Money

rue89_logo


Déplacements privés, sondages, garden-party : l'Elysée épinglé

                                  

Un rapport de la Cour des comptes indique que Nicolas Sarkozy a dû rembourser 14 000 euros de frais privés payés par l'Etat.

Les époux Sarkozy le 14 Juillet à l'Elysée (Philippe Wojazer/Reuters)

La lettre de la Cour des comptes à Nicolas Sarkozy.

2009_07_16_Budget_Elysee

« C'est une démarche inédite, historique. » Philippe Séguin a rendu public ce jeudi le premier rapport sur le budget de la présidence de la République. Si le premier président de la Cour des comptes se félicite « de progrès sur la transparence plus que significatifs », il souligne cependant qu'il reste « des progrès à réaliser » et relève plusieurs anomalies.

 

Un contrôle souhaité par Nicolas Sarkozy dès le discours d'Epinal en juillet 2007 sur la réforme des institutions. Un début d'aboutissement aussi du combat du député apparenté socialiste, René Dosière, qui depuis sept ans décortique les finances de la Présidence.

 

L'élu de l'Aisne estime que ce rapport est « utile et important », même s'il confie à Rue89 regretter que la Cour des comptes « n'ait pas insisté davantage pour que, lorsque l'Elysée présente ses comptes, ils soient beaucoup plus détaillés ». (Ecouter le son)

 

 

« Ce travail fait ressortir les progrès intervenus dans la gestion budgétaire et comptable en 2008 », relève au final la Cour. Un budget de l'Elysée qui s'élevait en 2008 à 110 millions d'euros, soit moins de 0,05% du budget de l'Etat. Ce qui n'a pas empêché pas l'organe de contrôle d'accrocher la Présidence sur plusieurs dépenses et de formuler des recommandations.

 

Des dépenses privées payées par l'Elysée

 

L'une des observations les plus symboliques de la Cour des comptes concerne le service de l'intendance privée. Ces personnes qui veillent depuis toujours à la satisfaction quotidienne des besoins personnels du chef de l'Etat et de sa famille.

 

« Le personnel d'intendance avait pris l'habitude, par commodité et souvent dans l'urgence, de régler certaines dépenses à caractère privé », note la Cour, qui a alors demandé et immédiatement obtenu un remboursement à hauteur de 14 123 euros pour l'année 2008.

 

Des déplacements privés trop coûteux

 

« Le mieux est souvent l'ennemi du bien », explique Philippe Séguin avant d'aborder la question des transports privés du chef de l'Etat. « Pour répondre à l'attente de l'opinion », Nicolas Sarkozy n'utilise plus le jet privé de son ami industriel Vincent Bolloré ou l'avion de la présidence de la République, mais des avions de ligne. Un contresens économique, selon le premier président de l'organe de contrôle :

« Cette banalisation est coûteuse, plus coûteuse que voyager à bord d'un avion officiel de l'Etec (Escadron de transport, d'entraînement et de calibration), car le Président doit être accompagné de six ou sept collaborateurs à bord de l'avion de ligne (groupe de protection, aide de camp, transmetteur…) et un avion de l'Etec le suit quand même pour pouvoir le transporter à tout moment en cas de crise. »

La Cour des comptes recommande donc de voyager plutôt à bord de l'avion de l'Etec, quitte à rembourser le prix des billets pour le chef de l'Etat et ses proches sur la base des tarifs commerciaux. L'Elysée a assuré qu'une étude était en cours, mais la suggestion ne sera pas suivie tout de suite : les époux Sarkozy s'envolent ce jeudi pour New York à bord d'un avion de ligne.

 

Des études d'opinion inopportunes

 

La Cour insiste sur une convention signée le 1er juin 2007 entre la présidence de la République et un cabinet d'études chargées de réaliser des études d'opinion, « pour un coût avoisinant 1,5 million d'euros ». Elle constate « le caractère non seulement très succinct de la convention mais également exorbitant au regard des règles de l'exécution de la dépense publique » : le contrat réalisé sur papier libre ne comportait en effet qu'une seule page et laissait le cabinet « juger de l'opportunité, dans le temps et dans les thèmes, des sondages » !

 

Principal client du cabinet stigmatisé dans ce rapport : l'institut Opinion Way et son « Politoscope ». Facturés 392 288 euros à l'Elysée, les résultats de cette étude étaient pourtant publiés à l'identique par Le Figaro et LCI. « On pouvait, dès lors, s'interroger sur l'utilité de ces dépenses », écrit la Cour des comptes, qui a obtenu de l'Elysée la modification de ladite convention, afin d'éviter que ces dérives ne se répètent.

 

Une garden-party anticoncurrentielle

 

« Les relations contractuelles et la mise en concurrence semblent encore assez peu pratiquées », déplore enfin la Cour des comptes. C'est le cas pour les achats de Boucherie, de fruits et légumes, de boissons non alcoolisées, de crèmerie, de combustibles ou de fournitures administratives, mais aussi concernant la garden-party du 14 juillet 2008.

 

Pour attribuer le marché de l'organisation de cette réception, une consultation a bien été organisée, mais elle « n'a été que de pure forme », fait remarquer la Cour. Le prestataire retenu a effectivement facturé ses services 296 437 euros, alors qu'un concurrent proposait une offre s'élevant à 186 904 euros. Ce qui n'a manqué pas de faire s'interroger les rédacteurs du rapport :

« Il n'est en soi pas choquant que, pour un évènement d'une telle ampleur, le prix ne soit pas le seul critère retenu. Le savoir-faire est tout aussi primordial. Toutefois, le fait que deux entreprises consultées n'ont pas souhaité répondre, joint au fait que la société retenue est le prestataire de la garden-party de l'Elysée depuis de nombreuses années, peut donner à penser que cette consultation n'a été que de pure forme. »

La Cour des comptes a logiquement suggéré un fonctionnement plus conforme au Code des marchés publics. Comme pour les autres recommandations contenues dans le rapport (réaffectation des résidences secondaires peu utilisées, meilleure évaluation des loyers des logements de fonction, participation de tous les accompagnateurs lors des voyages officiels…), l'Elysée a assuré s'employer à les mettre en oeuvre. La Cour a promis d'y veiller « avec la plus grande attention ».

 

Photo : Les époux Sarkozy le 14 Juillet à l'Elysée (Philippe Wojazer/Reuters).

Budget de l'Elysée en hausse de 18,5% : « On dissimule la réalité »

                                  

Pinailleur en chef pour certains, orfèvre de la dépense publique pour d'autres, René Dosière a encore fait parler les chiffres cachés du budget de l'Elysée. Le député apparenté socialiste a décortiqué ce mardi le rapport du Palais publié avant la présentation à l'Assemblée nationale de la loi de règlement du budget 2008.

 

Premier constat : ce budget 2008 de l'Elysée, qui s'élève à 113, 182 millions d'euros, augmente de 18,5 % par rapport à 2007, soit sept fois plus vite que le budget de l'Etat. Une augmentation doublée d'un défaut de transparence, selon l'élu de l'Aisne :

« La transparence, qui était annoncée par le gouvernement, n'est pas au rendez-vous, et on s'aperçoit que plus la présidence de Nicolas Sarkozy avance et plus le rythme de dépenses s'accentue. (…) Ce n'est pas un bon signe, il faut savoir donner l'exemple. » (Voir la vidéo)


 

Combien de personnes travaillent à l'Elysée ?

 

Malgré les efforts de transparence promis par l'actuel chef de l'Etat, à l'occasion notamment de sa hausse de salaire de 172 % en octobre 2007, l'Elysée continue de présenter son budget en six grandes rubriques qui ne sont pas détaillées. Or, pour René Dosière, « il est invraisemblable qu'un budget de plus de 113 millions d'euros d'euros soit présenté en seulement six lignes ».

 

Impossible de savoir, par exemple, le détail des dépenses courantes de fonctionnement (réceptions, téléphone, courrier, électricité…), qui atteignent 26 millions d'euros et sont en hausse de 51 %, la plus forte inflation.

 

Lorsque le député apparenté socialiste demande davantage de précisions, il n'est pas toujours plus éclairé. Exemple : « On ne sait pas combien de personnes travaillent à l'Elysée », déplore-t-il.

 

Concernant ces effectifs des fonctionnaires en poste à l'Elysée et mis à disposition par les ministères pour le mois de novembre 2007, six chiffres officiels différents lui sont communiqués, de 860 à 882. Mais il a, au passage, fait des découvertes :

« J'ai découvert par exemple que France Télécom mettait à disposition de l'Elysée à son standard vingt personnes, dont on ne m'avait jamais parlé depuis sept ans [que l'élu réalise ce travail d'investigation, ndlr]. »

Les aides sociales, seul poste en baisse

 

Le rapport du Palais souligne que « les mises en concurrence ont permis de baisser le coût unitaire de la garden-party du 14 Juillet ». Cependant, « on dissimule la vérité », selon René Dosière :

« Quand on lit ça, on se dit qu'il y a des économies. Or, la réalité, c'est que la garden-party coûte plus cher aujourd'hui qu'en 2007, tout simplement parce qu'on a beaucoup plus d'invités [7050 contre 5050 un an plus tôt, ndlr]. Ça, c'est une réalité qu'on occulte. »

Un poste budgétaire est toutefois en baisse, « de plus de 50 % en deux ans », et « ne cesse de diminuer depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy à la présidence », avance le député :

« C'est celui des aides sociales, qui sont accordées aux personnes en extrême difficultés, qui ont épuisé toutes les aides sociales qui sont distribuées, et qui en désespoir de cause s'adressent à l'Elysée. »

Des observations de la Cour des comptes

 

Pour mettre fin à ces anomalies et appeler à plus de transparence, René Dosière fait une série de propositions : « intégrer toutes les dépenses qui restent financées par les ministères », « donner la liste des déplacements officiels du chef de l'Etat », « fournir la liste et la superficie des ensembles immobiliers occupés par la présidence de la République »…

 

Des propositions qu'il espère voir reprises par la Cour des comptes qui, pour la première fois cette année, aura un droit de regard sur le budget de l'Elysée et pourra faire des observations. Rendu probable de ces observations fin juillet.

 

L'Elysée, qui s'étend moins sur les chiffres, a toutefois contre-attaqué ce mardi par communiqué, en remettant en cause la sincérité du député apparenté socialiste et en affirmant attendre lesdites observations de la Cour des comptes :

« Le compte-rendu d'exécution du budget 2008 de la présidence de la République est totalement sincère et transparent. M. Dosière a de toute évidence préféré la polémique avec la volonté de porter des accusations qui se révèlent totalement infondées. (…)

Le président de la République a voulu que les comptes de l'Elysée soient totalement réguliers et transparents. C'est le cas aujourd'hui. D'ailleurs, depuis le mois de septembre 2008, ces comptes font l'objet d'un examen permanent de la Cour des comptes. »


Les collaborateurs de l'Elysée augmentés de 50% en deux ans

                                  

Ce n'est pas cette fois le salaire de Nicolas Sarkozy qui fait polémique -il reste stable-, mais celui des 98 contractuels de l'Elysée, dont les deux tiers travaillent au cabinet du président de la République. Après une augmentation de 26,8% en 2008, une annexe au projet de loi de finances pour 2009 prévoit une hausse de 20% pour 2009.

 

C'est ce qu'a révélé le député apparenté socialiste René Dosière, spécialiste des finances de l'Elysée, dans une interview accordée ce mercredi au Parisien, qu'il a détaillée quelques heures plus tard lors d'une conférence de presse organisée à l'Assemblée nationale. (Voir la vidéo)


Une double augmentation de 52,16% exactement en deux ans (de 5,49 millions d'euros en 2007 à 9 millions en 2009), alors que le nombre de ces contractuels n'a pas varié entre 2008 et 2009, et a augmenté de 7 personnes entre 2007 et 2008, selon les lois de finances précédentes épluchées par le député et son travail de questionnement de l'Elysée.

 

Le chiffre embarrasse la présidence de la République. Interrogé ce mercredi midi sur France Inter, Dominique Paillé, porte-parole de l'UMP et conseiller politique de l'Elysée, ne l'a pas contesté, se bornant uniquement à le justifier « par l'activité très intense » qui règne au Palais :

« Le président Sarkozy est aujourd'hui un leader international. Tout cela a un prix, la France en tire satisfaction. Bien évidemment, ça n'est pas gratuit. » (Ecouter le son)

Celui qui a finalement été délégué pour répondre à René Dosière est le nouveau directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, Christian Frémont. Après un long communiqué publié dès mardi mais qui ne répondait pas à ce point précis, il s'en est expliqué ce mercredi matin devant les journalistes accrédités à l'Elysée :

« Les fonctionnaires de l'Elysée sont augmentés comme tout le monde. C'est plus près de 1% que de 50%. »

20081015Annexe

Mais le démenti -non argumenté- ne tient pas : les contractuels ne sont pas des fonctionnaires, et ne font donc pas partie des 872 fonctionnaires dénombrés à l'Elysée. Christian Frémont n'a pas souhaité répondre aux demandes d'explications supplémentaires de Rue89.

 

L'augmentation du salaire de ces contractuels demeure donc inexpliquée. La seule précision est contenue dans ladite annexe au projet de loi de finances pour 2009. Elle concerne tout le personnel de la présidence de la République, et ne va pas vraiment dans le sens d'une diminution de leurs émoluments :

« Des indemnités pour sujétions particulières sont versées aux personnels en fonction à la Présidence pour environ 8 millions d'euros. »

Posté par Trinityxyz à 20:19 - Citoyen - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 juillet 2009

Apollo 11

200px_Apollo_11_insignia

250px_Apollo_11

Armstrong, Collins, Aldrin

180px_Apollo_11_bootprint

Pas d'Aldrin

  • Neil Armstrong : « That's one small step for man, one giant leap for mankind. »
  • (« C'est un petit pas pour un homme, mais un bond de géant pour l'humanité. »).

 


NASA

Posté par Trinityxyz à 20:11 - Cotidien - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Mémoire


1969 July 20 NASA Apollo 11
envoyé par hot21. -

Apollo 11 en Couleur
envoyé par darkmicka. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

Posté par Trinityxyz à 19:46 - C'est zouli tout plein ! - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Et vous ? Vous faisiez quoi quand Neils...


marche_g



Eh bien moi...

J'avais 20 jours et mon père regardait la télé en me donnant le biberon et vous ?

201_lune

Posté par Trinityxyz à 19:44 - Cotidien - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 juillet 2009

D'accord... et pourtant, il en a mis du temps à le dire !

Pour Bernard-Henri Lévy, le Parti socialiste "doit disparaître"

   

LEMONDE.FR | 19.07.09 | 07h56  •  Mis à jour le 19.07.09 | 11h28

 


e PS va mourir ? Non. Il est mort. Personne, ou presque, n'ose le dire. Mais tout le monde, ou presque, le sait. (...) La seule chose sûre c'est que ce Parti qui fut celui de Blum et de Jaurès est en train de perdre ce qui lui restait d'âme – et doit disparaître", juge, sans appel, Bernard-Henri Lévy dans un entretien paru, dimanche 19 juillet, dans le Journal du Dimanche.

 

 

 

Pour lui, Manuel Valls "a raison : il faut, de toute urgence, changer le nom" du PS. Le député de l'Essonne "fait partie, comme Royal, comme Strauss-Kahn, comme d'autres, de ceux qui peuvent être à l'origine du big bang et reconstruire sur les ruines", explique-t-il. "A quoi bon se voiler la face? On est à la fin d'un cycle. Le PS est dans la situation du PCF de la fin des années 1970, quand la désintégration s'amorçait et qu'on tentait de la conjurer par des formules incantatoires sur, déjà, la 'refondation', la 'rénovation'", ajoute le philosophe.

 

MARTINE AUBRY EST LE "GARDIEN DE LA MAISON MORTE"

 

Martine Aubry est "sûrement quelqu'un de très bien", poursuit-il, mais "elle est dans le rôle de gardien de la maison morte et elle n'y peut rien". Avec une pointe d'amertume, BHL affirme : "J'ai rarement vu des politiques mettre autant d'énergie à s'autodétruire. Si ça ne concernait qu'eux, ce ne serait pas trop grave. Mais il s'agit de l'alternative à Nicolas Sarkozy, de l'espérance des gens", dit-il.

 

Il faut "dissoudre" le PS, "en finir, le plus vite possible maintenant, avec ce grand corps malade", souhaite Bernard-Henri Lévy, qui estime que "sans des primaires à la française, sans une vaste consultation ouverte, populaire, jamais ne s'enclenchera le processus aboutissant à ce nouveau parti de gauche qui rompra avec la machine à perdre".

 

 

 


 


BHL : "Le PS est mort"
envoyé par Europe1fr. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

Posté par Trinityxyz à 21:57 - Citoyen - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



Page suivante »